Contre la hausse des énergies, pour la renationalisation, ça signe à Vénissieux !

9 octobre

Une dizaine de militants communistes sur le marché des minguettes ce samedi 9 octobre et des centaines d’échanges très politiques de la colère contre la hausse de l’électricité et du gaz, jusqu’à la campagne présidentielle. Et il faut le dire, la mobilisation vient, elle est possible tellement le choc des hausses de tarifs pèsent sur des milliers de familles populaires.

Le week-end dernier, la distribution de tract sur les marchés des minguettes et du centre avait permis de réaliser 37 signatures sur la pétition contre les hausses de tarif de gaz et d’électricité et pour la renationalisation d’EDF et GDF. Ce samedi matin, en moins de 2 heures, ce sont plus de 72 signatures sur le seul marché des minguettes…

Pourtant, la résignation est forte, le fatalisme écrase largement la colère potentielle et on entend souvent « on n’y peut rien », « de toute façon ça ne peut qu’augmenter »…

Mais le contact militant, l’interpellation fraternelle débloque finalement assez facilement la discussion et donc, se traduit pas des signatures qui auraient pu être beaucoup plus nombreuses encore, il suffit d’être plus nombreux à poser la question !

Les discussions sont aussi très utiles pour répondre à la question du « comment ». Et le mot « nationalisation » a une puissance idéologique évidente. Nationaliser, ça veut dire que c’est à nous, que c’est la nation qui décide et pas les spéculateurs, ni les profiteurs et lobbyistes de tout poil de la privatisation ! Au passage, c’est beaucoup plus efficace que l’idée de « pole public » dont personne ne sait exactement ce que ca veut dire. Un pole public avec les multinationales ? Ca ne peut pas marcher, il faut de grandes nationalisations pour imposer un cadre dans lequel le marché capitaliste peut intervenir, mais sans pouvoir décider des tarifs !

Les discussions trouvent aussi souvent le chemin de la question politique. Comment faire pour imposer le blocage des prix et les nationalisations ? Comment faire pour nationaliser en faveur des milieux populaires ? A l’évidence, il faut un autre pouvoir, et les présidentielles sont l’occasion de le dire. Cela permet de donner tous son sens à la candidature communiste, à la candidature de Fabien Roussel. Une candidature qui sert à donner de la force au mouvement social, aux luttes, qui peut permettre de porter le refus des hausses de prix et des privatisations jusqu’à l’Elysée, comme la vraie urgence de 2022.

C’est aussi ce qui permet de s’expliquer avec quelques habitants qui nous interrogent. Mais Mélenchon n’est pas là ? Si les communistes ont décidé de présenter un candidat, c’est pour commencer à reconstruire, parce qu’on ne peut pas s’en sortir sans une organisation politique de lutte ancrée dans le monde du travail et les quartiers populaires. C’est le rôle historique que jouait le parti communiste et qu’il doit retrouver. C’est tout l’enjeu du vote pour Fabien Roussel en 2022.

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