9èmes rencontres internationalistes de Vénissieux
Agissons pour le climat, abattons l’Etat bourgeois Interventions des jeunes communistes

, par  Arnaud Picard , popularité : 20%


Michel (JC) :
« Comme vous je suis présent ici ce soir car je suis préoccupé par les enjeux environnementaux et je pense qu’il est nécessaire d’avoir un vrai débat sur la question afin de confronter les points de vues et d’en tirer des solutions. En effet, même s’il est vrai depuis quelques temps que la question environnementale est au cœur du débat public et notamment depuis la prise de conscience de la jeunesse, nous sommes néanmoins confrontés à un problème ; le débat stagne.

Depuis plusieurs mois la Fédération du Rhône du MJCF participe systématiquement aux manifestations des jeunes pour le climat. Nous avons même pris part au collectif d’organisation sur l’Université Lyon 2 afin d’instaurer des revendications et des mots d’ordre concrets. Nous avions l’espoir que ce mouvement permette de nous faire entendre mais force est de constater qu’il est en perte de vitesse. A Lyon, en mars 15 000 personnes étaient présentes au 1er rassemblement, puis 4 000 en mai et enfin en septembre 2 000, ce qui parait logique devant l’absence de revendications phares à l’échelle nationale.

Il ne faut pas se contenter de dire que les choses doivent changer. Il faut prendre conscience que c’est tout le système qui doit changer. Il faut que la jeunesse se rende compte que l’écologie de marché de Jadot est une farce et que la seule solution viable est de sortir du capitalisme. Nous nous heurtons malheureusement à des politiques qui ne nous écoutent pas ou plutôt ne veulent pas nous entendre. Le débat est sans arrêt cantonné à des questions futiles et les tentatives pour nous en écarter en tant que jeunes et en tant que communistes sont indénombrables.
Au nous cumulons cette double tare d’être soi-disant trop jeunes pour prendre la parole sur ces sujets et d’être, en tant que communistes, assimilés à une logique productiviste qui n’est pas la nôtre. Et je ne veux pas épiloguer sur la question de notre jeune âge, j’imagine que si vous êtes ici ce soir c’est que vous pensez qu’en dépit de notre jeune âge, notre parole mérite d’être écoutée, du moins confrontée. Le capitalisme dans sa recherche de profit permanent augmente constamment sa production, car il faut produire plus pour gagner plus ; c’est cela la logique productiviste. Le communisme ne se place donc pas dans une logique productiviste, car il ne cherche pas à produire bêtement, mais pour répondre à un besoin. Cependant nous ne pouvons pas non plus dire que nous sommes anti-productivistes car comment appeler à diminuer la consommation et la production alors que pour la majeure partie de la population mondiale les besoins de base ne sont pas satisfaits. Il ne faut pas se demander s’il faut produire plus ou moins, mais comment produire de manière plus raisonnée.

Le Communisme c’est l’Humain d’abord. Mais si notre environnement est détruit nous périrons avec lui. Toutes les études sont formelles, les prolétaires français polluent moins que la bourgeoisie, et cela malgré une image de pollueur qu’elle essaie de leur coller à la peau. Certes ils n’ont pas les moyens de s’acheter le dernier modèle de voiture moins polluante et ce n’est pas par choix mais par obligation et, dès lors, on les taxe plus sur leurs besoins de consommation primaires tels que les carburants. Pendant ce temps la bourgeoisie se complait dans son goût du luxe et du profit et pollue par choix.

Je finirai donc par citer notre texte de congrès en ces mots :

« l’accumulation capitaliste s’oppose à la satisfaction des besoins et à l’émancipation du prolétariat ainsi qu’au respect de l’environnement, mettant en danger avec lui toute l’espèce humaine. La production doit être planifiée collectivement et démocratiquement pour être mise au service de la satisfaction durable des besoins de toutes et tous ainsi que dans le respect et l’exploitation raisonnée de la biodiversité. Nous combattons l’exploitation du travail et de l’environnement par le capital qui les soumet au seul critère de la rentabilité, l’essence même du capital. Nous voulons un monde de paix, de partage des savoirs et des richesses, une économie socialisée au seul service du développement humain et environnemental. Pour notre part cette volonté, cette perspective, nous la nommons Socialisme. Le capitalisme porte en lui l’incapacité de répondre aux besoins et à l’aspiration de l’immense majorité des peuples. Les crises qui secouent notre monde sont l’expression des contradictions de ce système et sont inséparables de son fonctionnement. La crise environnementale en est l’expression ultime. »

Agissons pour le climat, abattons l’Etat bourgeois !

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