rencontre du 11 mars 2022 sur le programme des jours heureux

La richesse n’est créée que par les travailleurs

Intervention de Guillaume Dumoulin
Vendredi 25 mars 2022

Guillaume Dumoulin, ouvrier du livre dans la distribution de la presse présente le programme des jours heureux pour l’emploi, le pouvoir d’achat, les droits de travailleurs.

Nous avons vécus un conflit assez dur suite au dépôt de bilan de la société de distribution de presse Presstalis en avril 2020, et à la liquidation de toutes les antennes de distribution régionale dont la SAD Vénissieux qui employait 110 salariés.

Le gouvernement Macron qui s’est attaqué à tous les services publics, s’est aussi attaqué au privé lorsque celui-ci rendait un service au public. Il a modifié la loi Bichet qui descendait du Conseil de la Résistance. La conséquence a été la liquidation du groupe Prestalis.

Nous avons mené une lutte de plusieurs mois pour aboutir à la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif où les salariés sont associés et où ils ont un pouvoir de décision. (SCIC Oyé Distribution)

Guillaume Dumoulin et le programme des jours heureux

Dans les propositions de Fabien Roussel : Renforcer le pouvoir d’intervention des salariés.

  • Ce sont les salariés qui créent la richesse : ce devrait être normal qu’ils puissent décider quoi faire avec cet argent
  • La richesse n’est créée que par les travailleurs

En relation avec la création des richesses il y a la question prédominante des salaires.

  • Nous sommes actuellement en période de NAO (Négociation annuelle obligatoire) dans les entreprises. Il y a beaucoup d’attentes chez les salariés.
  • Je suis aussi militant de l’Union Locale CGT, j’en ai été secrétaire.
  • Sur le territoire de Vénissieux, Saint-Fons, Feyzin, on a eu de nombreuses luttes avec des salariés qui se mettent en grève pour aller arracher au Patronat des augmentations de salaires.
  • Les années 2020 / 2021 nous avaient été promises comme mauvaises alors qu’en réalité il n’y a jamais eu autant de versements de dividendes dans les grandes entreprises.
  • Les petites entreprises souffrent un peu plus mais elles sont victimes des donneurs d’ordres qui gardent tout.

Tout ça il faut le rééquilibrer par une augmentation générale des salaires.

Proposition de Fabien Roussel : passage aux 32h payées 35 h

Lors du passage aux 35h elles étaient payées 39h.

Sauf que le patronat ne l’a pas digéré et on a eu un gel des salaires, depuis cette période, d’un patronat revanchard qui a tout fait pour récupérer cette différence sur le dos des travailleurs.

Aujourd’hui, on peut considérer que nous sommes à 35h payées 35 h puisque les augmentations de salaire n’ont pas suivi le coût de l’inflation.

Il faut se battre pour arracher la moindre augmentation.

Proposition de Fabien Roussel : le SMIC à 1923€ brut

C’est un minimum de salaire qui permette de vivre. Et à la différence de certains candidats qui prônent les aides, nous pensons que c’est le salaire qui doit rémunérer le travailleur il faut donc revaloriser ce travail.

Ce n’est pas normal qu’une prime d’activité vienne compléter un salaire. Ça veut dire que sociétalement on accepte que quelqu’un qui travaille n’ait pas un salaire qui lui permette de vivre. C’est inacceptable !

Il faut commencer par revaloriser le SMIC puis lancer la négociation dans toutes les branches pour avoir de vrais minimas de branche à des niveaux acceptables en reconnaissant les qualifications et en récupérant tous les acquis perdus depuis des années.

Revaloriser le travail : Fabien Roussel porte cet espoir !

Il est possible de toutes et tous travailler en réduisant le temps de travail, en augmentant les salaires et relancer la consommation.

Nous ne défendons pas le salaire universel mais un droit universel à l’emploi et à la formation.

Abrogation de la loi El Khomri, les ordonnances Macron et la loi Borne sur l’Assurance-chômage.

Ces lois sont venues détricoter les droits des travailleurs qui n’étaient déjà pas suffisants.

Aujourd’hui, le CSE a moins de pouvoir d’intervention qu’un CE qui était déjà limité.

On ne fait plus que demander l’avis des salariés et le patron n’est pas obligé d’en tenir compte.

Il faut redonner aux salariés les moyens de décider.

C’est ce que nous vivons au quotidien dans notre SCIC, avec mes camarades.

Nous décidons ensemble de ce que l’on fait. Nous assurons une mission de service public (distribution de la presse) et ce n’est pas normal que la puissance publique se désengage de cette mission en laissant les salariés se débrouiller seul.

C’est pour cette raison que nous avons choisi une SCIC plutôt qu’une SCOP : pour que les pouvoirs publics soient associés.

Vénissieux est au capital de cette société et a rendu possible la création de la SCIC. On voit bien la différence de positionnement d’une ville communiste.

Quand le pouvoir politique s’allie à la détermination des salariés, on arrive à faire beaucoup de choses.

Avec la candidature de Fabien Roussel et la reconstruction du Parti Communiste pour aller demain vers une victoire, on pourra créer toute ces situations de victoire partout.

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