Bidonville en France : mais dans quel monde vivons-nous ?

, par  Blandine Chagnard , popularité : 9%

L’abolition des privilèges d’une minorité abolira l’immense pauvreté et la détresse de milliers de gens.

Bidonville en France : mais dans quel monde vivons-nous ?
C’est le grand retour des bidonvilles. Nous sommes loin des squats sympathiques de quelques marginaux. La réalité est autrement plus terrible. Faut-il les accepter comme un mal nécessaire ?
Doit-on permettre et accepter cette solution de logements précaires, où la misère est concentrée pour des milliers de personnes, de familles, d’enfants, d’un autre âge ?, . L’habitat y est singulièrement pauvre, fait de matériaux de récupération, de cartons, plastiques, tôles, palettes….et pas d’eau, pas d’électricité, pas de toilette, ….

La ville de Vénissieux, le maire communiste, Michèle Picard avec beaucoup de courage prend le problème à bras le corps. La position de la municipalité est très juste de mon point de vue : faire tout ce qu’il faut pour l’hygiène et pour la sécurité (autant pour les familles se « logeant » dans ces bidonvilles que pour le voisinage, MAIS ne pas les « installer », ne pas « organiser les bidonvilles ». Cette position a été largement débattue lors des assemblées des conseils de quartier.

Alors que faire ? Apporter un peu de vêtements ? De nourritures ? Oui pour l’urgence, mais le plus réaliste est de se décider à avoir une réflexion politique qu’il faut porter ensemble.
L’état français tente de cacher ces « quartiers pauvres » ! Faut-il avoir peur des pauvres ? Faut-il les renvoyer dans leur pays ? Et dans quel pays quand ce sont des français ?
Il faut revenir aux vraies questions pour pouvoir trouver les bonnes solutions : l’accès à un logement décent est-ce fondamental ? Faut-il que chaque être humain est un toit et un travail ?
Alors chacun doit prendre ses responsabilités et affirmer quelle société il veut.
Le capitalisme fait des ravages car oui il faut bien le dire les bidonvilles sont les conséquences du capitalisme. Le capitalisme est déjà perçu comme la cause de ces reculs de société.
L’argent amasser par Mme Betancourt a entrainé la chute de tous ces gens. Qu’il soit français ou étranger, le capitalisme n’a plus de frontières, les pauvres non plus. Ce sont les immenses fortunes face à ces constructions de « fortune » !
Veut-on régler le problème ? Pour supprimer les bidonvilles il faut supprimer le capitalisme. Est-ce utopique ? bien sur que non. Un autre monde est-il possible.
Et si la solution dans l’immédiat est dans la construction par l’Etat de logements PROVISOIRES, il faut qu’ils soient avec toilette dans les chambres pour respecter un minimum de décence, ne pas faire comme dans certains foyers actuels où les cuisines et les toilettes sont collectives et entrainent beaucoup d’humiliation pour ces personnes, il reste que la solution durable est dans le changement de société, dans une rupture radical avec le capitalisme. Les communistes ont un projet de société qui va dans ce sens.
Les communistes ont des propositions économiques, politiques, sociales, pour répondre aux besoins du peuple, et renverser les dogmes du capitalisme qui font tant de mal dans notre pays, comme sur l’ensemble de la planète.
Le PCF est cette force politique qui porte l’aspiration de la population à vivre mieux, à construire une société plus solidaire, plus égalitaire pour tous. Il porte un véritable projet politique pour les transformations nécessaires. Un projet révolutionnaire, sans concession, sans se noyer dans les institutions.

L’abolition des privilèges d’une minorité abolira l’immense pauvreté et la détresse de milliers de gens.

Blandine Chagnard février 2011

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