[DEBARQUEMENT MINISTERIEL] : Retour sur la journée de mobilisation d’hier

, par  Gilbert Remond , popularité : 7%

Des dizaines de militants communistes vaudais (JC, PCF Vaulx) et d’ailleurs (Lyon, Bron, Vénissieux ...), des militants associatifs, des citoyens engagés ... étaient présents hier au rassemblement qui s’est tenu hier à 14h autour de la rue Emile Zola pour accueillir , chaleureusement, la délégation ministérielle en visite à Vaulx-en-Velin.

Tu trouveras ci-dessous quelques témoignages de nos adhérents relayés dans la presse et sur les réseaux sociaux :

1. Le résumé de la journée dans Le Progrès (photos et déclarations) :
http://www.leprogres.fr/rhone/2016/04/13/comite-interministeriel-le-centre-de-vaulx-en-velin-sous-haute-surveillance

"Le but de cette visite ministérielle, c’est de faire croire aux Vaudais qu’on s’occupe d’eux. On est dans la com’. Il n’y aura pas de déplacement dans les quartiers. Ils utilisent l’image de la ville pour faire leur promo.
Comme Hélène Geoffroy devenue secrétaire d’État qui s’est servie des habitants comme d’un marchepied" s’agacent Behaa et Lucas, deux jeunes communistes.
Les deux militants n’attendent rien du Gouvernement. "Ils ont trahi la gauche".

2. Retour en images de la mobilisation sur notre blog (photos Gilbert Remond) :

http://www.pcfvaulx.fr/2016/04/retour-en-images-sur-le-debarquement-ministeriel-a-vaulx-en-velin.html

3. Résumé de la journée à l’école d’architecture (François Bailly-Maître) :

Et tout ça pour ça !

Onze ministres, un premier ministre, un ministre qui depuis qu’il est en marche ne s’arrête plus, un président de métropole qui boude, des centaines de policiers, un établissement d’enseignement supérieur transformé en centre de congrès, une équipe administrative monopolisée pendant une semaine pour cet événement.
Une école dont la vocation est de former des étudiants qui concevront la citée de demain, qui je l’espère nous ferons rêver ! Une école transformée en camp retranché, quel paradoxe quand elle est censée accueillir le comité interministériel à l’égalité et la citoyenneté.

Le cabinet de l’ex future maire qui pense que l’histoire de Vaulx-en-Velin a commencé en 2014 fait retirer dans la journée le livre "Images d’un territoire", offert aux participants par l’ENSAL. Ouvrage issu du travail des étudiants, des enseignants de l’école et du GPV (Grand Projet de Ville) de Vaulx-en-Velin. Magnifique travail qui avait a priori toute sa place dans cette journée, mais il avait été publié du temps de l’ancienne municipalité, donc censuré, ce pourrait-être risible, mais quand on veut cacher une partie de l’histoire d’une citée, d’un territoire c’est dangereux ...

Le conseil municipal était au grand complet, parfaitement aligné pour faire la claque. Même celui qui a souillé la fonction d’élu par ses propos était au première loge. Le PM (c’est comme cela qu’on appelle le premier ministre) a eu, c’est dans le protocole, son sanitaire réservé et gardé pour la journée, un "popo" de PM c’est sacré ...
Bien sur les acteurs de la vie sociale, les syndicalistes, les citoyens étaient présents, mais loin, presque caché, derrière un important dispositif de sécurité. Durant cette journée, les étudiants, les enseignants, les personnels du Campus de Vaulx-en-Velin n’ont pas eu le droit de s’adresser au Premier Ministre, ce jour-là ils devaient rester chez eux. C’est sans doute cela pour M. Valls être présent sur le terrain de l’égalité et de la citoyenneté.
Tout ça pour nous annoncer qu’il faut sortir de l’"apartheid territorial.." tout d’abord parler d’apartheid pour nos quartiers, c’est la démonstration que chez ces gens-là, bien qu’aujourd’hui ils se plaisent à citer dans leurs discours Nelson Mandela, ils n’ont jamais rien fait pour abattre l’apartheid sinon ils ne feraient pas cette comparaison. Nous avons surtout l’impression que cette journée aura accouchée d’un empilement de bonnes intentions bien fades au regard de l’ambition annoncée.

4. L’intervention de Lucas Boghossian pour la JC :

Quelle chance que de recevoir à Vaulx 3ème ville la plus pauvre de France une telle flopée de ministres et ironie du sort, devant le Lycée Doisneau qui a connu une mobilisation sans précédent face à cette loi rétrograde. Ces jeunes lycéens qui ont subi de plein fouet la répression policière par seule crainte que le mouvement ne s’étende aux quartiers ou aux autres villes populaires.

C’est donc une chance inouïe pour nous jeunes Vaudais de discuter avec de telles têtes couronnées. Et bien non désolé de vous décevoir il ne s’agira ni plus ni moins que d’une simple opération de communication (2017 approchant à grand pas) qui peut se caractériser en un seul mot le Mépris, le mépris à l’égard de ces jeunes qui se sont mobilisés contre cette loi scélérate. Le Mépris que nous connaissons bien à Vaulx-en-Velin de part la politique PS/Droite de la municipalité à travers des coupes budgétaires drastiques envers certaines associations ou structures sportives, vectrices de lien social, le sacrifice du service public sous le dogme de l’austérité telle la fermeture de la Poste au Mas, le rejet du projet de centre aquatique entrainant une ghettoïsation de nos quartiers et accentuant le sentiment de relégation sociale.

Ce Mépris a un nom et une figure à Vaulx comme en Navarre à savoir le Parti Socialiste et son gouvernement de pantins et Hélène Geoffroy en est la meilleure illustration après deux ans à la Mairie de Vaulx-en-Velin la voilà désormais ministre de ce Gouvernement de lâche en titre de remerciement pour le vote de toutes les mesures anti sociales et liberticides voulues par le tandem Hollande/Valls. Geoffroy qui disait pourtant que la jeunesse de Vaulx-en-Velin était sa priorité a simplement utilisé sa fonction de Maire comme une rampe d’accession au pouvoir.

Nous ne voulons pas de votre Loi qui n’a pour but que de faciliter les licenciements et précipiter la jeunesse dans une précarité forcée. Parce que nous sommes désolés de vous le rappeler. Non messieurs, dames, la précarité n’est pas un métier ! Une nouvelle fois et ce Gouvernement qui n’en n’est plus à un renoncement près cède donc définitivement au dictat du MEDEF.

Cette jeunesse qui est déjà accablée par la précarité et le chômage dans nos quartiers populaires comme dans nos villes devrait courber l’échine et accepter le dictat du patronat, nous refusons la soumission face aux forces du Capital et à son laquait : le Parti Socialiste. Ainsi nous refusons d’être plongés dans la peur permanente du licenciement ou de toutes formes d’abus patronaux dont la loi Travail est une porte ouverte. Exit le Code du Travail au profit d’accords d’entreprises qui serviront les intérêts du MEDEF au détriment des salariés. Il faudrait donc renoncer à avoir un avenir car nous ne pourrions jamais être sûrs de garder notre travail le mois prochain.

Nous, jeunes communistes, nous sommes et nous serons comme nous l’avons toujours été l’avant-garde du mouvement social. Loin de se satisfaire des cacahuètes que ce gouvernement qui ose se prétendre de gauche accepte de nous envoyer, nous faisons front commun, nous continuons la lutte, et cette lutte, nous ne l’arrêterons pas avant le retrait intégral de ce non-projet de loi.

C’est avec la même détermination que depuis le début du mouvement nous continuerons à être présents partout, auprès des jeunes travailleurs devant leur lieu de travail, auprès des lycéens et des apprentis devant leurs lycées et CFA, auprès des étudiants sur leurs campus.

Nous ne nous arrêterons pas, de discuter, de présenter, de créer le débat, de partager, de réfléchir d’inventer et enfin de construire une nouvelle société.

Et cette lutte dont nous parlons, cette société que nous imaginons, plus que jamais nous sommes convaincus que cela devient une urgence. Parce que oui, les attaques répétées du patronat contre les travailleurs et contre la jeunesse toute entière, orchestrée par ce gouvernement, ce sont celles des exploitants contre les exploités.

Alors ne nous détrompons pas, ils nous parlent d’une chemise, nous leur répondons des vies brisées, ils nous parlent d’état d’urgence, nous répondons liberté, ils nous parlent flexibilité, nous leur répondrons lutte des Classes.

Notre engagement contre la loi travail ne peut se borner à ce projet, l’objectif, c’est le renversement du capitalisme. Partout en France les voies s’élèvent, les gens battent le pavé, les travailleurs se mettent en grève, les places sont occupées, c’est le début d’un mouvement, c’est le début d’un réveil, le réveil des masses pour se mettre en route vers le socialisme.

Nous ne céderons pas, ils ne nous arrêterons pas, la vague collective les submergera, et nos slogans résonneront, soyez en convaincus, il n’y a qu’une solution, Révolution.

Le résumé complet ici

Fraternellement,

La Section PCF de Vaulx-en-Velin

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