L’Union de la gauche : ceux qui en parlent mais ne la font pas ! Enregistrer au format PDF

Le rassemblement de la gauche mérite mieux que des come backs !
19 janvier

Le rassemblement de la gauche mérite mieux que des come backs !

En 2014, le parti socialiste, sous la houlette de Gérard Collomb, veut faire perdre la ville de Vénissieux aux communistes. Comme le montre sa déclaration, Nadjet Vallaud Belkacem, vient donner un coup de main à Lotfi Ben Khelifa. “Cette élection municipale est importante pour Vénissieux, a assuré la porte-parole du gouvernement. (…) Les membres de la liste “Ensemble pour Vénissieux” ne veulent pas céder à la fatalité, ils veulent croire qu’on peut vraiment changer les choses. Lotfi est le candidat pour cela. Par son âge, par son dynamisme, par son attachement au territoire, il représente ce dont les habitants ont besoin : un projet construit avec eux, une véritable écoute, un respect de ce qu’ils ont à dire, bref qu’ils aient à juste titre l’impression de faire partie d’un tout. C’est ce que vous leur offrez, et je tiens à vous en féliciter. (…) Vous pourrez compter sur le gouvernement Ayrault pour vous aider à faire de Vénissieux, non plus une belle endormie, mais une ville dynamique et attractive.”

Chacun peut remarquer que dans cette déclaration, l’adversaire n’est ni la droite, ni le FN pourtant bien présents sur la ville, il s’agit de faire tomber la Maire sortante pour « sortir la ville de sa torpeur ». Défaite pour Lotfi Ben Khelifa, défaite Pour Nadjet Vallaud Belkacem !

En 2020 au premier tour des élections municipales au Havre, l’ancienne ministre de François Hollande n’a pas enjoint ses camarades à rejoindre la liste de rassemblement de la gauche et des citoyens conduite par Jean-Paul Lecoq, Député du Havre en situation de battre Edouard Philippe. Elle est venue soutenir le Parti socialiste du Havre qui a préféré s’allier avec EELV plutôt que de battre en un même mouvement la droite et la Macronie.

Ce n’était pas une nouveauté ; Laurent Fabius, influent en Seine Maritime, a fait tout ce qu’il pouvait pour que cette ville ne retrouve pas un maire communiste.

Le parti socialiste est-il sérieux quand il propose l’union sous la houlette de personnalités qui symbolisent ainsi les reniements de la gauche et n’ont jamais fait elles-mêmes le choix de l’union avec les communistes ? Tire-t-il les leçons de sa faillite ? Ou alors veut-il juste réaffirmer son hégémonie ?

Pierre Jouvet, Maire de Saint Vallier dans la Drôme et porte parole du PS, s’était présenté en 2017 sous le label « Majorité présidentielle ». Dans son tract, il disait « Député, je soutiendrais la majorité d’Emmanuel Macron. Mais je serai un député libre, fidèle à mes valeurs et aux engagements pris avec vous » Visiblement, il a du se rendre compte que c’était impossible. Aujourd’hui, il reconnaît « c’était une erreur, je me suis trompé ». Naïveté ou opportunisme ?

Les communistes connaissent bien leur gauche. En 2017, au second tour des législatives, ils ont appelé à voter pour Nadjet Vallaud Belkacem pour battre Bruno Bonnell, le candidat de Collomb et Macron. Nous préférons Villeurbanne à gauche et nous l’avons prouvé ; mais en 2017, la gauche était plombée par le gouvernement Hollande justement. En 2020, à Vénissieux et sur la Métropole, nous avons fait en sorte de rassembler toute la gauche et au second tour nous avons fusionné avec les verts pour battre la droite et la macronie, porter les chances d’une politique plus favorable aux intérêts populaires.

Mais la tambouille sans contenu avec ceux qui ont participé à la faillite de la gauche, c’est trop demander et c’est contre productif quand on veut reconstruire la confiance populaire !