L’hopital sous trithérapie !

, par  Gisèle Putoud , popularité : 2%

Un témoignage de Gisèle Putoud, syndicaliste hospitalière à l’hopital des Portes du Sud

L’hôpital sous TRITHERAPIE :
• Rentabilité
• Productivité
• Flexibilité
Notre système de santé est donc malade.
Certains établissements sont en soins palliatifs, d’autres sont sous perfusion, la situation est alarmante.
Le diagnostic est posé depuis longtemps au vu des politiques d’austérité de santé menées depuis fort longtemps.
Le traitement n’est pas bon et ne s’attaque pas aux causes.
Notre système de santé ne se portera pas mieux tant que la politique libérale ne changera pas.
Le 14.04.18 Macron déclarait qu’il ne toucherait pas au budget de l’Hôpital. Ceci est un mensonge d’état !
L’Hôpital est à bout de souffle et un nouveau plan d’économie est encore prévu d’environ 800 millions d’euros d’économie, des milliers de lits ont été fermés, les effectifs ont été réduits et les soignants sont épuisés, les patients en subissent les conséquences. Ils sont devenus des clients, les directeurs sont des gestionnaires qui ne parlent que de rentabilité, et de chiffre d’affaires, pourtant :
La santé n’a pas vocation à être rentable.
La santé n’est un pas business.
La santé n’est pas un commerce.
La santé ne s’achète pas et surtout elle n’a pas de prix.
L’accès aux soins est un droit pour tous !
Ambroise CROIZAT, militant CGT et ministre communiste, créateur de la sécurité sociale disait de celle-ci :
« Elle est la seule création de richesse qui ne va pas dans la poche du capital mais la seule qui doit être investie pour le bien être de chaque citoyen »
Sur Vénissieux, Le GHM des Portes du sud et l’EHPAD La Solidage n’échappent pas à ces politiques drastiques.
Le discours est le même, il faut encore et toujours trouver de l’argent, réduire les effectifs, gel des salaires depuis 2010 oui 2010 !!! C’est incroyable !
Et là, face à la crise du COVID 19, nous sommes là encore et toujours, fidèles aux postes, prêts pour le Tsunami, avec la suppression des repos, des congés, des réquisitions, du manque de matériel, etc. …pour répondre aux besoins de la population envers et contre tout.
Et pourtant nous nous sommes faits gazés, frappés dans la rue par le Milice Macronienne.
L’état compte ses sous et L’Hôpital va compter ses morts …
L’état devra rendre des comptes sur la gestion libérale de cette crise sanitaire.
Les gens qui applaudissent les personnels hospitaliers à 20 h devront les rejoindre dans la rue pour réclamer des moyens afin que l’Hôpital guérisse enfin !
Merci à Michèle Picard et son équipe d’être toujours à nos côtés depuis des années avec une politique respectueuse de valeurs sociales, responsables et solidaires, et aujourd’hui encore elle nous le prouve en répondant présente à nos sollicitations !

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