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Le programme des jours heureux

Fabien Roussel : pour un pacte social, écologique et républicain
Lundi 24 janvier 2022

Voici le programme de Fabien Roussel, candidat communiste à l’élection présidentielle. Vous le trouverez dans les jours à venir sur les marchés, dans les points de rencontre et auprès des militants communistes.

SIX OBJECTIFS POUR L’HUMAIN ET LA PLANÈTE D’ABORD

Objectif n°1

  • Une révolution du travail et la revalorisation des salaires
  • Pour une sécurité de l’emploi et de la formation

Objectif n°2

  • Priorité aux biens communs
  • Pour des services publics et une Sécurité sociale du 21e siècle

Objectif n°3

  • La jeunesse, avenir de la France
  • Pour un pacte qui respecte les jeunes et engage la nation

Objectif n°4

  • Un nouveau modèle de développement
  • Pour nous libérer des dégâts sociaux, écologiques et climatiques du capitalisme

Objectif n°5

  • L’heure de la révolution féministe
  • Pour en finir avec les inégalités, les violences, la société patriarcale

Objectif n°6

  • À la conquête de l’égalité réelle et de l’émancipation
  • Pour que chacun et chacune ait une vie digne, sécurisée, heureuse

TROIS MOYENS DE RECONSTRUIRE UNE FRANCE DES JOURS HEUREUX

Moyen n°1

  • S’attaquer au coût du capital et à la dictature de la finance
  • Prendre le pouvoir sur l’utilisation de l’argent

Moyen n°2

  • Bâtir une nouvelle République
  • Rendre au peuple sa pleine souveraineté

Moyen n°3

  • Agir pour transformer l’Europe de fond en comble
  • Redonner à la France une voix indépendante en faveur de la sécurité humaine et de la paix

Fabien Roussel : pour un pacte social, écologique et républicain

Ce que vous avez entre les mains n’est ni un catalogue de promesses, ni un simple programme électoral. C’est un projet pour la France, en vue du grand rendez-vous politique de ce printemps 2022.

Au fil de mes déplacements dans l’Hexagone autant qu’en Outre-Mer, j’ai pu le mesurer : la majorité de notre pays, celle qui ne vit que de son travail, souffre. Mais elle n’a pas renoncé à l’espoir de transformations profondes.

Ces dernières décennies, sous l’égide de présidences appliquant peu ou prou les mêmes orientations, nous avons subi tant de régressions : le chômage de masse et la précarisation du travail ; le démantèlement de droits sociaux essentiels et la remise en cause de nos libertés publiques par des pouvoirs toujours plus autoritaires ; la casse de nos services publics et le déchirement de notre tissu industriel, afin que soit satisfaite la soif de profits d’un capital prédateur comme jamais ; le renoncement à s’attaquer aux causes profondes du dérèglement climatique et des catastrophes écologiques ; les atteintes incessantes à l’indépendance de la nation et le recul de la souveraineté de notre peuple au nom des exigences de la globalisation néolibérale et d’une construction européenne orientée au seul avantage des marchés financiers…

La pandémie de Covid-19, que le pays et l’ensemble du monde affrontent depuis deux ans, aura encore aggravé cette réalité. Elle aura mis en accusation un mode de production et de consommation qui voit le capitalisme détruire les grands équilibres de la planète et provoquer un désastre climatique conduisant l’humanité au bord de l’abîme. Elle aura révélé l’état catastrophique de notre système de santé publique et, plus généralement, d’un État dont on aura délibérément affaibli les moyens en vertu de l’austérité budgétaire et de logiques de marchandisation et de privatisation de notre patrimoine collectif. Elle aura creusé les inégalités, au point de voir les actionnaires des grands groupes empocher l’an passé 60 milliards d’euros en dividendes, tandis que le plus grand nombre, à commencer par celles et ceux qui auront tenu le pays debout au plus fort de l’épreuve sanitaire, vit avec des salaires indignes.

Certes, le « quoi qu’il en coûte » mis en œuvre par nos gouvernants aura freiné le retombées économiques et sociales les plus graves de cette secousse. Mais pour combien de temps ? Déjà le président de la République, qui ne cache pas sa détermination à assurer à tout prix sa réélection, nous prévient qu’il faudra rembourser le déficit des finances publiques. Et comme il nous avertit en même temps qu’il ne veut en aucun cas mettre à contribution le capital et les plus riches, comme il ne veut pas toucher aux règles insupportables qui régissent l’Union européenne, c’est aux Françaises et aux Français, au monde du travail, que l’on va demander de régler l’addition d’une crise dont ils ne sont nullement responsables. Quel scandale, au moment où les tarifs de l’énergie, ou le prix des carburants et des produits de première nécessité, explosent.

Au fond, à l’aube de scrutins décisifs, ce sont deux visions de la France qui s’opposent. D’un côté, il y a la droite et l’extrême droite, avec lesquelles Emmanuel Macron s’est engagé dans une folle surenchère démagogique. Ceux-là veulent détruire ce qu’il subsiste des conquêtes du Conseil national de la Résistance. Ils s’emploient à fragmenter la société, à égarer le débat public sur des sujets sans rapport avec les véritables attentes de nos compatriotes. Ils pratiquent sans vergogne l’amalgame, ils stigmatisent, ils discriminent, ils opposent les uns aux autres en fonction de leurs origines, de leurs religions, de leurs couleurs de peau, de leurs attitudes. C’est ainsi que se répandent les poisons du racisme et de l’antisémitisme et, qu’au final, la République se retrouve en grand péril.

L’autre vision est celle que j’entends défendre bec et ongles. C’est la France de nouveaux Jours heureux, la France qui protège ses citoyen·ne·s et se projette résolument vers un autre avenir, la France des communs plutôt que celle qui entretient les concurrences délétères, la France qui renoue avec le droit au bonheur grâce à des réformes de progrès à même de rassembler le peuple. C’est, dit autrement, la France qui se redresse en faisant siens les principes de justice, d’égalité et de solidarité, qui sont ceux de la République sociale et démocratique, laïque et universaliste, écologiste et féministe.

Vous le lirez dans les pages qui suivent, cette République est celle qui veut sécuriser tous les moments de la vie, de la naissance à la retraite, en éradiquant le chômage et en redonnant son sens émancipateur au travail. Qui aura à cœur de faire des biens communs sa priorité, en commençant par la santé et l’éducation, grâce à des services publics nouveaux et renforcés, profondément démocratisés, permettant de répondre aux besoins. Qui n’hésitera pas à proclamer que la jeunesse est une grande cause nationale, tant il est vrai qu’elle représente une immense richesse et un puissant potentiel de redressement, mais surtout parce que nous lui devons cette ambition. Qui prendra le moyen d’engager la nation sur le chemin d’un nouveau modèle de production et de consommation, liant indissolublement nouvelle industrialisation, relocalisation de nos productions, réappropriation publique de filières stratégiques et transition écologique. Qui défendra l’art, la création et la liberté d’expression, car ils sont essentiels à notre démocratie. Qui ouvrira au pays le chemin d’une authentique révolution féministe et qui inscrira dans la réalité quotidienne l’objectif d’égalité entre toutes et tous, quels que soient leurs origines, leurs couleurs de peau, leurs lieux d’habitation, leurs genres ou leurs handicaps. Qui œuvrera de tout son poids à un monde de paix et de coopérations, libéré des tensions et conflits.

Avec mes camarades, nous ne croyons pas à la fatalité du malheur et de la désespérance. Les moyens existent de porter une grande ambition à la tête du pays. Pourvu que l’on en ait la volonté politique, que l’on ose arracher enfin le pouvoir à la finance, que l’on permette aux salarié·e·s comme aux citoyen·ne·s de conquérir de nouveaux droits d’intervention et de décision, que la France retrouve sa pleine souveraineté pour travailler à la transformation radicale de l’ordre de l’Europe et du monde dans le sens de la sécurité humaine, de la coopération entre les peuples, de la paix.

Il ne manquera certainement pas de voix pour nous dire, pour vous dire, que nous rêvons, que le capitalisme représente désormais un horizon indépassable. Pourtant, notre histoire en fait foi, tout peut basculer lorsque le monde du travail dans sa diversité, la jeunesse, les citoyennes et les citoyens s’en mêlent, retrouvent confiance en la politique, renversent la table pour imposer des solutions novatrices, conformes à l’intérêt général. Sans l’élan collectif du mouvement populaire, à l’occasion du Front populaire, dans la Résistance ou en Mai 68, aurions-nous conquis les congés payés, la Sécurité sociale, ou encore la réduction du temps de travail ?

C’est d’ailleurs avec cette conviction que ce projet a été élaboré. Les 180 propositions qui émaillent les six objectifs de changement et les trois moyens permettant de les réaliser ne proviennent pas d’une réflexion en vase-clos. Elles sont le fruit du travail commun que les communistes mènent au quotidien aux côtés de syndicalistes, de militantes et militants associatifs, d’hommes et de femmes venus de tous les horizons de la gauche et de l’écologie. Elles ont été travaillées à la chaleur d’innombrables rencontres avec des salarié·e·s en lutte, des acteurs et actrices de terrain, des élu·e.·s, des chercheur·euses, des intellectuel·le·s, des créateur·trices. Et c’est fort de cette construction collective, écrite à des milliers de mains en quelque sorte, que nous voulons convaincre et rassembler.

Beaucoup, je l’entends dans tous mes déplacements, ont perdu confiance dans une certaine gauche, qui a renoncé à bousculer les intérêts dominants. Avec ma candidature à l’élection présidentielle, je veux tourner définitivement cette page, retrouver le chemin de la majorité sociale du pays, permettre à une gauche populaire reconstruite sur de nouvelles bases de relever le défi de civilisation auquel la planète est tout entière confrontée. Je veux aider à construire une nouvelle majorité politique qui dira ce qu’elle fait, qui fera appel à l’intelligence collective et à l’engagement de chacune et chacun, qui portera des engagements précis et ambitieux.

Tel est le sens du pacte qui est ici proposé aux Françaises et aux Français, au mouvement social, et que je soumets au plus large débat à gauche. Ce pacte, il s’agit à présent de le construire jusqu’aux élections législatives, afin de faire élire le plus grand nombre de député·é·s de gauche, et parmi elles et eux de député·e·s communistes, à l’Assemblée nationale. C’est là, au Parlement, non au palais élyséen où se reproduit une monarchie présidentielle qui dégoûte tant d’hommes et de femmes de la politique, que tout se jouera.

Avançons avec clarté en un moment où tout est fait pour brouiller les enjeux du débat électoral et favoriser le découragement.

C’est ce à quoi veut s’attacher ce projet. En vous en emparant, en le faisant largement connaître autour de vous, en le faisant vivre dans les luttes et les mobilisations, vous en ferez l’instrument de l’alternative de société qu’attendent nos compatriotes.

Bonne lecture et… en avant ! Fabien Roussel

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