Leçons politiques des réactions à l’initiative d’André Gerin sur la Burqa

, par  pamillet , popularité : 7%

L’initiative prise par le député communiste André Gerin qui a conduit à la création d’une mission parlementaire fait réagir fortement dans un débat qui traverse les structures partisanes. Elle est même critiquée par des communistes dont le responsable international du PCF au conseil national.

Ces réactions révèlent mieux que des débats théoriques en quoi les discours "prêt à porter" qu’ils soient issus du réformisme ou du gauchisme sont des pièges pour un point de vue communiste.

Les critiques peuvent être regroupées en quatre points
- Parler d’un problème de la burqa, ce serait faire de l’islam un problème pour la France, c’est de l’islamophobie... du racisme colonial disent même certains...
- Stigmatiser les femmes avec Burqa, ce serait ne pas respecter leur liberté, certains faisant le parallèle avec les modes médiatiques imposant... la minijupe.
- Le discours sur la burqa servirait de voile... aux luttes de classe, en détournant l’attention du peuple de la profondeur de la crise et les communistes ne devraient pas en parler.
- Cette initiative serait récupérée par la droite et André Gerin servirait, volontairement disent certains, d’émissaire de Sarkozy.

L’islam, le colonialisme et la république...

André Gerin a pris soin dans ses déclarations de ne pas associer la Burqa à l’Islam et au contraire d’appeler les musulmans à se prononcer comme tous sur cette pratique vestimentaire qui n’est en rien un précepte religieux, au contraire du voile islamique. Dounia Bouzar, femme anthropologue du fait religieux et ancienne membre du Conseil Français du Culte Musulman) confirme que « la burqa n’est pas un signe religieux, mais un uniforme qui symbolise une vision du monde où l’on s’auto-exclut, où l’on exclut les autres. On met une barrière infranchissable entre soi et le reste du monde.[...] Refuser la burqa, c’est respecter l’islam, à condition de ne pas relier les deux ! » et Dalil BOUBAKEUR, recteur de la Mosquée de Paris soutient la démarche des députés français, demandant, « que la commission soit un moyen de dialoguer avec les responsables de l’islam »

Or, pour accuser Gerin d’islamophobie, ce sont justement ses détracteurs qui font le raccourci "burqa-islam". En associant ainsi l’islam avec une pratique qui trouve son origine pré-islamique dans des pays symboles des guerres de Bush, ils révèlent clairement leur choix de se situer dans la "guerre des civilisations" voulues par les intégrismes de tout bord. C’est toute la rhétorique du mouvement des indigènes de la république qui se retrouve dans la globalisation de la question de la burqa en symbole de l’immigration, du racisme, de la colonisation. Au lieu d’unir toutes les victimes du capitalisme, il s’agit pour ce mouvement au nom symbolique d’appuyer sur ce qui divise le peuple pour enfermer les immigrés dans une communauté d’origine ou de religion, et pour cela dénoncer toute lutte capable de rassembler français et immigrés quelque soient leurs religions.

Le blog "le monde en question" insistant pour associer burqa et religion considère que « puisque le camp laïque n’a pu empêcher le financement public de l’école catholique, ni résister à la casse du service public de l’éducation, sa bataille contre la burqa n’est qu’une chasse au musulman ! Et puisque le féminisme n’a pu empêcher la racisme contre les femmes étrangères en matière d’emploi, de logement ou de droits sociaux, ses discours sur la libération de la femme sonnent creux... »

Ce discours des indigènes est repris par le courant troskyste du PCF, "la riposte" qui dénonce « la croisade de Gerin » et considère comme un « dérapage nationaliste » la citation du député communiste « Nous sommes fiers d’’être Français et ce défi de civilisation est de se rappeler que la France qui fait notre fierté, c’est la séparation des pouvoirs, la laïcité, l’égalité entre l’homme et la femme, la liberté d’expression et de création. Au bout du bout c’est le respect des fondamentaux de la République. »

Ce que cherche à masquer la Riposte, qui comme tout trotskyste, oppose nation et internationalisme, c’est qu’il y a bien une France anticolonialiste et une France colonialiste, une France versaillaise, et une France de la république, une France pétainiste et une France de la libération. Le royaume anglais, le reich allemand et la république française ont été colonialistes car ces régimes ont été trois formes politiques d’un capitalisme en forte croissance cherchant ses débouchés dans le partage du monde. Sauf que la République Française a hérité d’un rapport de force marqué par la place du peuple dans la révolution de 1789 qui a durablement structuré une France duale, cette France de la cagoule et de Manouchian, de l’OAS et de Henri Alleg.

Oui, Gerin a raison, un point de vue communiste doit se revendiquer de l’héritage républicain et laique, comme de l’héritage communiste et anticononial. Face aux vendéens de toutes origines, il doit mener le combat républicain et laïc comme le combat féministe qui sont des conditions du rassemblement populaire le plus large, indépendamment de l’origine et la religion.

La burqa sépare, oppose, exclue, contrairement à la république une et indivisible dont on voit dans la succession des réformes actuelles que le capitalisme cherche à se défaire, jusqu’à l’existence des communes, symboles et de la révolution française de 1789 et de la première révolution ouvrière en 1871, qui est mise en cause dans la réforme Balladur.

Le féminisme et la libération humaine

Pour certains, il faudrait laisser les femmes choisir, y compris de se déplacer en burqa. Et l’interdiction de la burqa serait une atteinte aux libertés.

Il faut d’abord noter que la mission parlementaire n’a pas pour objet l’interdiction de la burqa, mais un état des lieux pour donner des éléments de connaissance sur la réalité des faits, et rassembler des points de vues représentatifs. Mais quelque soient les mesures qui seront proposées, le fonds est bien de choisir entre une conception de la "liberté" comme le seul droit de chacun à vivre comme il le veut et la conception portée par le tryptique "liberté égalité fraternité" qui relie la liberté à l’enjeu de la libération humaine, de l’égalité, notamment entre hommes et femmes, et de la fraternité sans laquelle la liberté n’est que la loi de la jungle !

Car qui est libre, y compris de sa tenue vestimentaire, dans une société d’exploitation et d’aliénation ? L’esclave qui soutenait l’esclavage en considérant que son maitre le protégeait des violences sociales était-il libre ? Faut-il accepter l’excision, l’oppression, l’esclavage et toute aliénation quand ils sont "choisis" par leurs victimes ? Tout syndicaliste sait qu’un salarié qui a renoncé, même volontairement a un de ses droits, peut encore revendiquer ce même droit aux prud’hommes, car on ne peut, même « librement », renoncer à ses droits ! Ceux qui portent une conception libérale, réactionnaire, de la liberté ne peuvent se revendiquer du communisme !

L’origine anglaise de la Riposte, courant troskyste du PCF, se ressent dans cette conception anglosaxonne d’une liberté formelle, qui réduit le féminisme à une mode sans contenu libérateur. « Les « féministes » qui défilent, dans les médias, pour exiger l’interdiction du port de ce vêtement, semblent oublier que le leitmotiv de combats dits « féministes » était que les femmes devaient pouvoir choisir comment vivre leur vie. Elles devaient avoir accès aux moyens de contraception si elles le souhaitaient, faire des enfants si elles le souhaitaient, avorter si elles le souhaitaient. Par exemple, quelle attitude faudrait-il adopter à l’égard d’un homme qui imposerait à sa partenaire le port de tenues « sexy », de mini-jupes etc., ou qui, au contraire, lui interdirait d’en porter ? »

Ainsi, avortement, contraception sont réduit au statut de mode vestimentaire, ce qui facilite certes la comparaison avec la burka, mais en en faisant disparaitre totalement l’enjeu principal du combat féministe, celui de la libération des femmes, de la désaliénation des hommes et des femmes, qui est tout sauf une mode mais, au contraire, un combat pour se dégager des oppressions séculaires héritées de sociétés hiérarchisées et communautarisées précapitalistes, comme des oppressions plus "modernes" des médias, du "temps de cerveau socialement disponible" et des corps marchandisés.

Un voile sur les luttes de classes ?

La montée en épingle de « l’affaire de la burqa » serait une diversion malsaine pour masquer la profondeur de la crise. On peut noter que si l’immigration a effectivement été utilisée au plan politique par les gouvernements Mitterrand, prenant le risque de la montée de Le Pen pour masquer l’abandon de tout programme de gauche au profit de l’alignement sur les réformes « structurelles », c’est à dire antisociales, du capitalisme, Sarkozy a effectivement recyclé l’électorat de Le Pen, mais en déplaçant fortement le « masque » vers les sans-papiers, les sans-droits, criminalisant la pauvreté et affichant au contraire sa capacité à organiser et intégrer la bourgeoisie immigrée dans une France massivement précarisée où tous les coups sont permis. Une analyse de classe est indispensable pour ne pas prolonger la diversion... Les symboles de la « diversité » au gouvernement illustrent un effort réel de la droite pour s’organiser dans les milieux populaires. Quand les médias évoquent Villiers le Bel, les professions de ceux qui témoignent « au nom des quartiers » sont éclairants : chefs d’entreprises, commerçants, indépendants, tous les « grands frères » sont très intégrés socialement ! Les habitants des quartiers ne peuvent pas parler par eux-mêmes ?

Prenons la question concrètement, à partir de ce que tout militant peut vérifier dans la pratique. Qu’est ce qui freine ou accélère l’union du peuple de France, dans sa diversité ? La burqa est-elle un atout ou un frein pour un rassemblement large dans les quartiers populaires ? Poser la question, c’est y répondre. Les groupes qui veulent reproduire des modes de vies de communautés fermées, les organisations intégristes qui diffusent une propagande anti-républicaine et souvent fascisante, seront toujours et partout opposés à tout rassemblement sur un contenu de classe ! Quand des parents d’élèves se rencontrent pour préparer une manifestation contre une fermeture de classes, croyants ou non, voilés ou non, en pantalon ou en djellaba, ils peuvent se parler, se mettre d’accord, s’organiser ! Mais tout le monde voit bien que la burqa marque une volonté forte de s’isoler de tout rassemblement, enferme la femme dans une minorité sociale qui la sépare de sa classe alors que dans les quartiers, ce sont bien souvent les femmes qui organisent la résistance ! Laisser les courants intégristes organiser dans les quartiers populaires des familles qui sont « en dehors » de toute union possible du peuple, c’est cela, une excellente aubaine pour le gouvernement !

Oui, la bataille idéologique est essentielle et le pouvoir cherche en permanence des masques, des diversions pour freiner la prise de conscience des responsabilités écrasantes de la bourgeoisie, mais répondre par une bataille idéologique déconnectée des conditions concrètes des luttes est une illusion pour un point de vue communiste. Ne pas aborder ce qui freine la solidarité, ce qui gêne le rassemblement, ce qui rend les voisins, les amis, hésitants pour aller au porte à porte, pour motiver et donner confiance, c’est cela une aubaine pour la bourgeoisie ! Bien sûr, la burqa n’est qu’un élément, évidemment pas dominant dans ces conditions du rassemblement, mais il est symbolique dans les réactions qu’il suscite et montre a quel point les questions du quotidien, la propreté, la tranquillité, la solidarité sont des sujets vitaux pour un point de vue communiste, pour l’union du peuple de France.

Une aubaine pour la droite ?

La création de mission d’information parlementaire est un droit accordé par la réforme de 2002 du règlement de l’assemblée nationale, demandé par tous les groupes politiques y compris le groupe qui s’appelait encore groupe communiste et républicain, ce qui faisait dire à Daniel Paul, député du Havre, « Cette proposition de résolution a la particularité d’être cosignée par tous les présidents de groupe [...]. Les députés communistes sont d’autant plus sensibles à cette démarche qu’ils n’ont cessé, depuis de nombreuses années, de dénoncer le grave déséquilibre qui existe dans nos institutions entre le législatif et l’exécutif au détriment, en particulier, de l’Assemblée élue au suffrage universel direct. » Le député communiste relevait un point important pour l’opposition « Le texte prévoit également de réserver la présidence ou la fonction de rapporteur d’une commission d’enquête au groupe qui est à l’origine de sa création ».

Cette petite avancée du travail législatif ne représentait certes pour le gouvernement qu’une concession bien minime face à la préparation des réformes constitutionnelles qui renforcerait finalement la présidentialisation du régime. Mais c’était bien une concession à l’opposition qui s’est traduite par plusieurs missions toujours présidées par un député de gauche et dont le rapporteur était de la majorité. Dans cet esprit, Michel Vaxès (PCF) a été vice-président de la Mission d’information sur la révision des lois bioéthiques, Maxime Gremetz (PCF) vice-président de la Mission d’information sur les questions mémorielles, Marie-George Buffet (PCF) Vice-présidente de la Mission d’évaluation de la politique de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes, sans compter Jacqueline Fraysse, André Chassaigne, ou Jacques Brunhes, secrétaires de différentes missions.

Le fait qu’André Gerin préside la mission dont il a demandé la création n’a donc rien d’original et ne représente aucun soutien au gouvernement. La mission ne fait que publier des documents et remettre un rapport qui sera débattu à l’assemblée. Elle n’a pas l’initiative de la loi ! Sauf à refuser tout travail parlementaire, on ne peut donc reprocher, par principe à un député communiste d’utiliser tous les moyens possibles pour peser sur un débat.

Reste que ce sujet serait selon certains une aubaine pour la droite, une faute dans le combat gauche-droite, qui rendrait service à Sarkozy. Mais peut-on rendre visible au peuple la réalité des forces politiques et leurs rôles, simplement en les classant dans l’opposition politicienne gauche-droite dont l’alternance répétée a démontrée son incapacité à « changer la vie » ? Faut-il refuser tout contact avec la droite et accepter tout dialogue avec la gauche, comme si la gauche gouvernementale n’avait pas été tout autant colonialiste ou capitaliste que la droite ? Faut-il dénoncer toute mesure d’un gouvernement de droite et soutenir toute celle d’un gouvernement de gauche ? Tout les militants savent à quel point les déclarations socialistes qui dénoncent une réforme quand elle est menée par la droite pour la justifier quand ce sont eux qui la dirigent sont démobilisantes ! Qui dans le peuple croit un seul instant que la gauche à une réponse nouvelle au chômage, à la pauvreté, à la violence ? La résistance, tout comme le Front populaire ou les combats anticolonialiste ont montré que ce qui devait guider les communistes, ce n’est pas un combat politicien gauche droite, mais bien un combat de rassemblement populaire, capable d’alliances concrètes avec toutes les composantes non impérialistes du peuple, y compris une part de la bourgeoisie dans le cadre de la recherche d’un rapport de force favorable aux travailleurs.

Il est frappant de lire la Riposte dénonçant l’initiative de Gerin reprise par la droite quelques jours après l’élection de Henin-Baumont ou un de ses dirigeants soutenait une liste « gauche-modem » avec la droite pour faire barrage au FN, après avoir aggravé la confusion politique locale en restant dans l’ombre des soutiens de l’ancien maire PS corrompu ! Décidément, les communistes doivent se dégager de cette conception électoraliste et politicienne de l’action et du rassemblement, parler en vérité avec les forces sociales qui souffrent, affronter ce qui divise franchement pour sortir par le haut des contradictions qui freinent la solidarité, pour construire l’union du peuple de France.

Derrière l’attaque contre André Gerin, l’anticommunisme !

Les anticommunistes ne s’y trompent pas... Au delà de la question de la burqa et des enjeux sur les conditions de l’unité la plus large dans les quartiers populaires et le monde du travail, c’est le député communiste rebelle qui est visé, engagé publiquement contre l’orientation réformiste de la direction du PCF, n’ayant pas hésité à bousculer la recomposition politique gauche-droite en quittant la vice-présidence de l’agglomération lyonnaise, ayant mené sans retenue la bataille pour faire revenir deux jeunes Vénissians de Guantanamo, contre justement cette guerre des civilisations dont ce camp était le symbole. En le présentant comme illégitime comme communiste, il s’agit d’attaquer un des points d’appui de la reconstruction d’un parti communiste, un des symboles du réseau « Faire vivre et renforcer le PCF »

Robert Ménard, le dirigeant de Reporter sans Frontière adepte des causes "pro CIA", notamment en Chine et toujours silencieux pour les journalistes tués ou surveillés par la même CIA, ne se trompe pas de camp. « Interdire la Burqa ? C’est de la folie" la France deviendrait-elle islamophobe ? »

Le blog "le monde en question" en rajoute en comparant l’initiative de Gerin sur la Burqa à « l’intervention des "nervis de la CGT" délogeant les travailleurs sans-papiers de la bourse du travail... » , le lien étant « le racisme colonial qui gangrène la société française. ».. Il suffit pourtant de lire le témoignage de l’anthropologue Emmanuel Terray, animateur du collectif « Uni(e)s contre une immigration jetable » qui souligne les manipulations qui sont à l’origine de cette occupation prolongée de locaux de la CGT, en même temps que l’importance de l’engagement résolu de la CGT dans le soutien aux luttes de sans-papiers…

La droite Vénissiane ne s’y trompe pas non plus qui saute sur l’occasion en citant le monde sur son blog « le propos [de M. Gerin] est volontairement outrancier, la rhétorique populiste et les glissements, jugés "sécuritaires par ses "camarades", sont fréquents », pour commenter « pourtant, en tant que maire de Vénissieux, M. Gerin a une pratique plus conciliante. Dés le début des années 1990, il a fait des associations musulmanes des Minguettes ses interlocuteurs privilégiés, y compris les plus raides. Depuis vingt ans [...] les salles de prière clandestines se sont multipliées et le radicalisme musulman des salafistes avec. »

L’objectif de la Riposte est sans équivoque, isoler André Gerin et ce qu’il représente dans le PCF « Il faut faire entendre notre voix pour que tous les travailleurs comprennent que les idées nationalistes d’André Gerin n’engagent que lui. Nous devons clairement nous dissocier de la démarche d’André Gerin et demander à la direction du parti qu’elle fasse de même. »

Pour ceux qui ne connaissaient pas bien la Riposte, il suffit de comparer leur texte avec celui des courants trotskystes internationaux comme le Word Socialist Web Site qui publie en Français un article titré « la campagne raciste contre la burqa est une atteinte aux droits démocratiques ». Cet article en rajoute dans les charges contre le « stalinien » Gerin.. c’est « un admirateur de Fidel Castro ». Pour un trotskyste, c’est une condamnation sans appel !

Et leur démarche est déjà entendue par la direction qui a présenté au conseil national une note qui ne dit rien de la démarche du député communiste, tout en dénonçant la création d’une mission parlementaire considérant qu’« elle nourrit l’incompréhension de 5 millions de musulmans »... En une seule phrase, tout est dit : amalgame entre burqa et islam comme entre intégrisme sectaire avec la masse des musulmans... Pour l’auteur, même « les critiques féministes, laïque, ou du refus du salafisme comportent aussi de vrais dangers » ! C’est le responsable des relations internationales, Jacques Fath qui révèle ainsi sa totale soumission aux idées dominantes. Il reconnaît que « le voile intégral est une atteinte à la liberté des femmes », mais comme « le lien avec le droit international n’est pas si simple à établir », il ne faut pas prendre le risque d’être relevé comme une provocation « Prendre de front le voile, c’est alimenter cette fracture, cette tension ». Et un nouvel amalgame entre burqa et voile ! La direction du PCF a le même courage pour affronter les conditions réelles de la lutte des classes que pour affronter le débat entre communistes. Faisant silence sur la place prise par un député communiste qui dérange le ronron de la gauche bienpensante, mais tentant de propager les arguments de ceux qui l’attaquent... Décidément, il est temps que les communistes affirment leur autonomie pour faire vivre et renforcer le PCF !

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