Moins de moyens pour les communes-C’est plus d’argent pour le capitalisme !

, par  Alain Picard , popularité : 5%

La politique d’austérité imposée par les gouvernements successifs aux ordres de l’U.E. et du patronat frappe de plein fouet les salariés, les retraités, les jeunes.

Le chômage, la précarité, le pouvoir d’achat trop faible des retraites et des salaires depuis de nombreuses années ne suffit pas à un capitalisme de plus en plus gourmand. Il exige de plus en plus de profit, une plus grande part du gâteau des richesses créées dans le pays.

Le CAC 40 a progressé de plus de 9% en 2015 mais la banque de France voulait un taux de 0,5 % pour le livret A, le placement des familles modestes. Il faut leur en donner le moins possible.

Pour le capital, le budget de l’Etat et de la SECU doivent être dirigés vers les coffre-forts de la finance. La SECU est réduite d’année en année pour laisser ka place aux assurances. Le budget de l’Etat est directement ponctionné par le patronat. Des dizaines de milliards d’euros vont dans ses poches pour "améliorer" la compétitivité. Après la concurrence libre et non faussée, la compétitivité financée par le gouvernement. Les technocrates de l’U.E. se taisent face à cette contradiction.

Pour imposer ces régressions sociales, tout droit doit être mis en cause et tout moyen de résistance doit être supprimé. Rien n’est laissé de coté : les services publics et ses activités intéressent, on peut faire de l’argent dans tout ces domaines. Un exemple, ne voit-on pas se multiplier les salles de sport privé avec des tarifs prohibitifs pour les jeunes et les familles modestes ?

Et le meilleur moyen pour casser les services publics, c’est d’attaquer les collectivités territoriales, notamment les communes, et la Nation, lieu de souveraineté du peuple. Les communes résistent ? le gouvernement leur coupe les vivres avec l’arme de la réduction des dotations d’état. Elles sont à l’écoute des habitants ? le gouvernement crée des métropoles, centralise pour créer des espèces de zones franches pour les grandes entreprises capitalistiques. La nation est dangereuse pour le capital ? Après l’Europe, on crée les méga-régions…

L’État a placé les budgets des collectivités, notamment des communes, sous une contrainte insoutenable. Vénissieux n’échappe pas à cette situation. La ville va perdre 7 M€ d’ici 2017, la moitié d’un groupe scolaire, rien que ça !

Heureusement, les finances de la ville sont saines, avec une dette par habitant largement en dessous de la moyenne. Mais il faut trouver 11 M€ sur 3 ans pour tenir le cap de notre plan de mandat. La ville va donc voter un plan de réduction de dépenses et va aussi augmenter la fiscalité, hausse de 32€ pour un contribuable sans personne à charge, 17€ avec deux personnes à charge. C’est indispensable pour ne pas mettre en cause la qualité de nos services publics.
Cela suppose de changer de fonctionnement sans changer d’objectif : servir l’intérêt général, poursuivre la dynamique de notre ville. Mais notre budget reste un budget de résistance, qui ne touche pas au vivre ensemble, à l’intérêt général. Hors de question, en un mot, d’affaiblir le pacte républicain.

La résistance doit se construire aujourd’hui ! N’attendons pas 2017 et cette fameuse élection présidentielle. Ensemble, construisons une alternative pour s’opposer au capitalisme.

La dette de qui ?

Pourquoi ne parler que de dette publique ? Elle ne représente que 42% de la dette , 31% pour les sociétés non financières et 27% les ménages. Et si la dette publique s’est creusée de 2008 à 2010, c’est quand l’état a décidé de renflouer les banques...
En fait, l’austérité pour les dépenses publiques et les ménages paie les cadeaux aux entreprises pour le niveau de vie des plus riches !
Et ceux qui utilisent les 2000 miliards de dettes pour imposer l’austérité ne parlent d’ailleurs jamais du patrimoine de la France qui est bien supérieur à sa dette, ce qui n’est pas le cas de beaucoup d’entreprises (ni de ménages d’ailleurs) !

Et les autres ?

Ils veulent nous culpabiliser en présentant la France comme le mauvais élève du capitalisme. Trop de dépenses publiques quand allemands, anglais, états-uniens seraient eux de vrais entrepreneurs... Certes, les pays ont des histoires différentes, et le capitalisme en France s’est toujours développé derrière les grandes infrastructures publiques, EDF, SNCF, Défense, Espace... Sans doute les patrons français sont moins "entrepreneurs" et adorent les subventions publiques ! Mais au total de la dette publique et privée, la France est juste au dessus de l’Allemagne, et fait mieux que l’Angleterre, la zone Euro, les USA ou bien sur le Japon, recordman de la dette depuis longtemps !

Non, ce n’est pas la dette le problème !
Non, ce n’est pas la dette le problème !

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