Une métropole dirigée par la gauche et la droite...

, par  pamillet , popularité : 7%

Depuis les coups de tonnerre des premiers et deuxième tours des
élections municipales, les communiste du Rhône, le comité départemental
ont beaucoup discuté de la manière de prendre en compte les résultats
des élections dans la construction d’une position commune au conseil du
Grand Lyon.

Une rencontre organisée par l’ADECR mardi 15 à 18h a réuni 25 élus de
l’agglomération pour une discussion approfondie qui a fait apparaitre un
point commun, le refus de laisser la droite transformer sa victoire dans
la majorité des communes du Grand Lyon par l’élection d’un président de
droite au Grand Lyon, mais aussi des désaccords importants sur deux
questions
- la présentation d’une candidature communiste au premier tour, pour
affirmer l’objectif d’une position politique propre des communistes,
indépendante du parti socialiste.
- la participation à l’exécutif en réponse à la proposition de Gérard
Collomb de vice-présidence pour Givors et Vénissieux

La réunion des élus communautaires communistes et apparentés dans le
mandat précédent a conduit a confirmer ce désaccord
- 7 élus se sont prononcés pour une candidature au premier tour
- 4 élus se sont prononcés pour voter Gérard Collomb dès le premier tour

Pour ceux qui ont proposé une candidature au premier tour, il s’agissait
d’affirmer une candidature claire contre la droite, donc annonçant le
vote pour le candidat de gauche le mieux placé au deuxième tour en
refusant tout marchandage, mais porteur du refus des habitants de
l’austérité, pour une réelle démocratisation et transparence du
fonctionnement du Grand Lyon, pour une agglomération plus soucieuse du
quotidien et de la solidarité que des grands projets dans la concurrence
des grandes villes européennes.

Pour ceux qui la refusait, il ne fallait pas prendre le risque que les
élus centristes se rallient à la droite si la gauche de Collomb
paraissait trop forte.

Mais bien que la majorité des élus se soient prononcés pour une
candidature communiste, les élus la refusant ont précisé
que même avec une candidature communiste, ils voteraient au premier tour
pour Gérard Collomb.

Pour ne pas marquer une division immédiate des élus communistes,
notamment entre les deux maires communistes de l’agglomération, les
partisans d’une candidature ont décidé de ne pas la présenter, mais de
voter blanc au premier tour et de faire connaitre aux communistes du
Rhône le déroulement de cette rencontre.

Les résultats du vote dès le premier tour confirment que les pressions
exercées par les élus partisans du vote Collomb dès le premier tour
étaient totalement infondées, que les arguments sur les risques de
laisser le GL à la droite étaient des artifices destinés à cacher la
volonté d’asseoir la domination de la "marque Collomb".
- Inscrits 162, Votants 162,
- Exrprimés 152 donc majorité absolue 77
- Collomb : 92
- Buffet : 58
- Boudeau (FN) : 2
- Bret : 1
- Nuls et Blancs : 9

La gauche ne représentait que 77 voix au maximum, Collomb a donc été élu
avec 67 voix de gauche et 25 voix de centre droit.

Mieux encore, le candidat de droite fait moins de voix (58) qu’en 2001 (67), malgré la vague bleue qui a déferlé en France et dans l’agglomération Lyonnaise les 23 et 30 mars dernier.

De fait, en faisant croire qu’il fallait voter Collomb contre la droite
dès le premier tour, c’est une majorité dont plus d’un quart est de
droite qui a été mise en place, non pas dans une intercommunalité outil technique de coopération entre des communes souveraines (où
cela pourrait s’accepter), mais dans une métropole qui sera dans moins
d’un an une collectivité pleine et entière.

Les élus communistes et apparentés qui participeront à l’exécutif seront
dans une alliance gauche-droite, quelques jours après un séisme
politique qui appelle tout au contraire l’affirmation d’un point de vue
communiste contre la droite, d’un rassemblement populaire qui se dégage
de la domination du parti socialiste.

il faut d’ailleurs préciser que le groupe "Lyon Gauche solidaire",
constitué à Lyon, a fait une déclaration politique en séance après le
vote, annonçant ainsi clairement l’existence d’un groupe "Gauche
solidaire" au Grand Lyon avec Rolland Jacquet et Gérard Claisse, qui n’avaient même pas jugé utile de prévenir les élus communistes lors de la réunion de préparation le même jour.

Il faut en urgence travailler à unir les communistes pour affirmer leur
détermination à agir avec les habitants, à s’organiser pour la cohérence
de nos batailles dans l’agglomération, pour faire le lien entre les
luttes sociales, les institutions, entre notre parti et nos élus.

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