en mémoire d’Elizabeth

, par  pamillet , popularité : 6%

Elizabeth Carraz était institutrice, dans une maison de l’enfance accueillant des enfants séparés de leur famille. Elle était communiste, militante pour faire vivre et renforcer le parti communiste.

Quelques mois après sa retraite, elle a été victime d’un accident cérébral qui l’a durement touché. Elle s’est battue pour retrouver un usage de la parole, de l’écriture, et animait de sa bonne humeur la maison d’accueil de personnes agées dépendantes de Vénissieux aux Minguettes.

Elle ne ratait pas une élection, une rencontre militante, dont les dernières rencontres internatinalistes de Vénissieux, où elle se faisait déposer en taxi adapté.

A 62 ans, son coeur n’a pas suivi ses efforts de combattante. C’est avec une grande émotion que ses amis et camarades l’ont accompagné ce mardi 5 janvier au crématorium de Bron, avec l’hymne soviétique chanté par les choeurs de l’armée rouge.

Sa soeur nous a autorisé à publier le texte qu’elle a lu en hommage à Elizabeth, un texte de simplicité et de gentillesse à son image.


C’est dur à admettre, même si on savait qu’Élisabeth vieillissait plus vite que les autres depuis qu’elle était malade.

C’est une partie de notre jeunesse qui s’en va

Élisabeth était une combattante, convaincue de la bonté humaine et surtout qu’un monde meilleur était possible

Je me souviens de sa gentillesse souvent démesurée qui faisait sa fragilité

Je me souviens de ses colères justes mais souvent excessives, contre toutes les injustices

Je me souviens de ses douleurs. Il aurait fallu qu’elle soit moins intelligente pour moins souffrir, mais son esprit était aiguisé, même s’il ne lui permettait pas toujours de sae maintenir dans les réalités

Je me souviens de sa naïveté, de sa grande émotivité, de son humour décalé et de ses rires et pleurs enfantins

Je me souviens de son attachement pour nous et surtout pour tous les humains quels qu’ils soient, sans distinction

Rien ne pouvait arrêter Élisabeth, elle ne lâchait pas prise, ce qu nous renvoyait parfois nos petites lâchetés devant les difficultés

Je me souviendrai longtemps de son courage à) vivre dans un fauteuil. Son dernire combat aura été pour elle même ; celui pour dépasser son handicap

Elle restera pour tous ceux qui l’ont côtoyée, un exemple de force et de courage et aussi d’acharnement et d’entêtement pour les causes justes

Nous nous souviendrons tous d’Élisabeth, citoyenne du monde, our qui la recherche de son propre bonheur passait avant tout par la quête du bonheur pour les autres

5 Janvier 2010

Annonces

Sites favoris Tous les sites

5 sites référencés dans ce secteur

Brèves Toutes les brèves

Navigation