Hommage à Gégé le jardinier communiste...

, par  Blandine Chagnard , popularité : 9%

L’hommage rendu aujourd’hui à l’initiative des syndicats CGT de la ville à Gérard Viornery, est un hommage rendu à l’homme et au militant.

Tout le monde, ici, connaissait son engagement syndical, politique avec le Parti Communiste, associatif, mais aussi son engagement pour la ville en tant que fonctionnaire territorial.

Son attachement à la défense des services public l’avait amené à être très exigeant dans le cadre de son travail, bien sur, mais aussi dans la conception qu’il avait de la défense des services publics, comme de sa lecture de l’évolution de ceux-ci ces dernières années, tant nationalement que localement.

Pour lui chaque désengagement, chaque recul, était un échec. Au moment de partir en retraite son souci était aussi de savoir comment il allait être remplacé de façon à ce qu’il y ait une continuité du service rendu à la population.

Dans une période où le pouvoir en place n’a de cesse de détricoter les acquis de 36, du Conseil National de la Résistance, de 68, de casser l’ensemble des services publics, par le non remplacement des départs, en supprimant et en limitant les missions qui lui sont confiées, mais aussi par la diminution des moyens et des pouvoirs dévolus aux collectivités territoriales, l’opiniâtreté qu’il mettait à lutter et à organiser la lutte peut être un exemple pour nous guider (aider).

Gérard était un homme que la misère, la pauvreté, les difficultés rencontrées par la population ne laissait pas indifférent. Sa présence pour s’opposer aux expulsions locatives en était la preuve.

Son souci du vivre ensemble, de la mise en commun l’avait poussé à s’investir aussi dans la vie de son quartier, comme responsable de l’association des habitants des Caravelles ou comme délégué au conseil de quartier.

C’était un homme entier, fidèle, dans son engagement. Entier, fidèle, mais pas borné.

Il a tout au long de son action militante conjugué l’engagement politique et syndical, sans que l’on puisse dire que l’un avait pris le dessus sur l’autre. Mais bien comme faisant parti d’un tout permettant de trouver les ressorts, les chemins pour changer la société, pour aller vers une société plus juste.

A un moment ou dans le mouvement syndical la pression était forte pour se démarquer du politique, de l’appartenance à un parti politique, pour ne pas être accusé d’être une courroie de transmission, il avait fait le choix de ne pas choisir, il avait fait le choix de continuer à militer de manière globale, souffrant parfois des conséquences, des reproches, mais restant ferme.

Ayant beaucoup appris des militants qui l’ont précédé, des anciens comme il disait, Gérard était très attaché au transmis du savoir, de l’expérience, son décès prématuré ne lui aura pas permis de poursuivre cette transmission.

Il aurait sans doute été gêné par le fait que son organisation syndicale décide de l’honorer en donnant son nom à un espace militant. Gêné, mais en même temps fier et touché, car c’est le signe de la reconnaissance de son engagement, de l’exemple qu’il peut être pour les futurs militants.
Pour la section
Serge Truscello

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