intervention de Francis Arzalier présentation du collectif Polex

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Intervention de Francis Arzalier, secrétaire du collectif polex, aux « rencontres internationalistes » organisées par la section de Vénissieux du PCF, le 24 octobre 2009.

Le Collectif Communiste Polex a été fondé à l’origine par des anciens de la section du PCF pour la politique extérieure, « la polex », démantelée quand le PCF est entré en mutation sous la direction de Robert Hue.

Il regroupe, dans leur diversité, des communistes attachés à analyser les actes de l’impérialisme et les moyens de le combattre, adhérents ou pas au PCF, liés ou pas à un des groupes organisés de communistes : il n’a donc pas de porte parole unique.

Ce travail de la polex nous parait nécessaire, pour cause de dégringolade du mouvement anti-impérialiste en France, au passé pourtant glorieux : luttes contre les guerres coloniales, luttes pour la paix… Mais ces dernières années : actions squelettiques contre les guerres en Yougoslavie, en Irak, en Afghanistan. Cette dégringolade s’explique certes par une capacité de mobilisation moindre, mais aussi et surtout par des erreurs opportunistes. Quand, par exemple, le PCF a renvoyé dos à dos Milosevic et les envahisseurs occidentaux ; quand il a fait de même avec Saddam Hussein et les occupants US de l’Irak, l’Huma a longtemps fait la fine bouche avec Cuba, au point de reprendre les délires anti-cubains de l’adversaire. On a vu le refus récent de certains dirigeants du PCF de participer à des manifs contre l’invasion israélienne de Gaza « pour ne pas se couper du PS »…
On ne peut se prétendre communiste sans une solidarité totale avec les victimes de l’impérialisme, et avec ceux qui résistent à l’impérialisme, au colonialisme, en Irak, en Afghanistan, en Amérique, en Afrique…

L’impérialisme est toujours identique, le sourire et le discours intelligent d’Obama n’ont rien changé :
- l’Irak est détruit, ses richesses pillées, il est livré à l’intégrisme et à l’ethnicisme, et toujours occupé par des soldats étrangers dont des milliers de mercenaires privés.
- En Afghanistan, le nombre de soldats US et alliés augmente, alors que les opinions aux USA, en Angleterre, y sont opposées.
- En Palestine, la colonisation israélienne se poursuit, alors que les USA auraient les moyens de l’arrêter, puisque 90 % de l’armement est fourni par eux.
- Nos télévisions nous abreuvent de discours sur les menaces que représentent la Corée, l’Iran, etc…, or en 2007, les dépenses militaires des USA représentent à elles seules 45 % du total mondial (546 milliards $). Celles de l’Europe des vingt-cinq, son alliée, 21 % de ce total, soit 66 % du total mondial pour les pays de l’OTAN ! Face à cela, le budget militaire de la Russie atteint 3 % du total, celui de la Chine avec son milliard et demi d’habitants, 6 %, et les autres « menaces », bien moins encore. Qui menace qui ? Ce sont les USA qui ont plus de 200 bases dans le monde, et viennent d’en implanter sept de plus en Amérique Latine, menaçant les mouvements progressistes au Venezuela et en Equateur.
- Combattre l’impérialisme n’interdit pas la lucidité : il est regrettable que la lutte anti-impérialiste prenne parfois le visage de l’intégrisme religieux, alors que ce dernier est souvent le meilleur allié de l’impérialisme.

Mais ne mélangeons pas tout : les buts politiques du Hamas ou du Hezbollah sont faux, mais les Palestiniens ou les Libanais qui combattent à Gaza ou à Beyrouth sont d’authentiques résistants. Il est normal de dénoncer les ayatollahs iraniens, leur dictature, et leur volonté d’obtenir l’arme nucléaire, mais sans oublier que la menace au Moyen-Orient, c’est l’Etat d’Israël dont certains chefs militaires et politiques sont prêts à engager la guerre contre l’Iran. On ne peut condamner la volonté nucléaire d’Ahmadinejad si on ne dénonce pas les armes nucléaires d’Israël, du Pakistan, qui menacent l’Iran, et toutes les armes nucléaires US, anglaises, françaises, etc…

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