l’engagement de poursuivre ensemble pour faire vivre et renforcer le PCF Intervention à la fête des 90 ans du PCF

, par  Truscello Serge , popularité : 7%

Fin 1920, 2 ans après la fin d’une guerre qui a ravagé l’Europe, faisant des millions de morts, 3 ans après la révolution d’octobre en Russie, à une très large majorité, 3252 mandats sur 4763, les participants au congrès de Tours ont décidé de quitter la II internationale et d’adhérer au communisme.

Les ravages de la guerre, La passivité de la SFIO face à celle-ci, sa participation au gouvernement d’union sacré, comme l’espoir né de la révolution d’octobre, ont pesé fortement dans cette décision.

Dans l’Humanité de l’époque il était écrit « Enfin, enfin, enfin, le socialisme français rompt publiquement, solennellement avec les traditions périmées de la II internationale, avec les routines humiliantes du socialisme purement électoral, purement parlementaire, qui sous la pression des circonstances historiques, avaient fini par réduire le marxisme révolutionnaire, dont elles se prétendaient au rôle d’un roi qui règne et ne gouverne pas. »

Le contenu de cet écrit nous ramène immanquablement à la période actuelle, remplaçons « pression des circonstances historiques » par pression des marchés financiers, du patronat, des agences de notation, des lois économiques, et nous aurons la le terreau de ce qui fait les politiques menées par les sociales démocrates dans notre pays comme en Europe.

Face à cela il y l’obligation de faire vivre une force politique révolutionnaire, marxiste, avec l’apport du léninisme, avec l’apport de 90 ans d’expérience, pour porter dans la population, auprès des salariés des idées toujours novatrices, en capacité de rassembler, de mobiliser. Des propositions économiques, politiques, sociales, pour répondre aux besoins du peuple, et renverser les dogmes du capitalisme qui font tant de mal dans notre pays, comme sur l’ensemble de la planète.

C’est pourquoi à Vénissieux, comme un grand nombre de communistes de part le pays nous voulons faire vivre et renforcer le PCF.

Les combats menés par les communistes, leurs organisations, ont marqué définitivement notre pays, et au-delà.

Refus des guerres coloniales, lutte pour la paix, engagement contre le fascisme, contre le nazisme, lutte pour la libération des peuples. Les exemples ne manquent pas du Vietnam, à l’Algérie, de la résistance durant la seconde guerre mondiale, aux brigades internationales en Espagne. Des mobilisations pour la fin de l’apartheid en Afrique du sud à celles pour le droit du peuple palestinien à vivre sur sa terre libre et indépendant.

Les communistes français ont su être de toutes ces luttes, souvent en y laissant la vie, la liberté, toujours en y laissant de l’engagement, du temps.

L’apport du parti communiste français, de ses militants, de ses responsables dans notre société est immense. Nous n’en mesurons pas toujours la dimension.

Dans tous les domaines les communistes ont su être novateurs, imposer des propositions qui encore aujourd’hui structurent notre société sans que forcément l’on en ait conscience.

La pratique du sport, ouverte à tous, le droit au logement, à la santé. L’accès à la culture sous toutes ses formes, l’école, l’éducation, le droit du travail, la sécurité Sociale, l’accès aux loisirs aux congés, l’égalité des droits, on peut affirmer que sans un PCF fort, sans des mobilisations importantes, notre société n’aurait pas porté mis en place de tels projets.

C’est à tous les niveaux que les communistes ont été acteur de ces avancés. J’ai en mémoire l’intervention de Roger Pestourie à un débat que nous avions organisé sur la Sécurité Sociale ou il nous avait expliqué combien il avait fallu se battre pour que la Sécurité Sociale créée par Ambroise Croizat devienne réalité.

Et puisque nous sommes à Vénissieux, ville de tradition communiste, nous ne pouvons pas ne pas faire référence aux choix politique portés les équipes municipales qui se sont succédées. Choix qui, comme dans toutes les villes à direction communiste, ont donné naissance à ce que l’on a appelé le communisme municipal. Et qui dans de nombreux domaines ont été repris par d’autres.

La droite, Nicolas Sarkozy, au service du patronat et du capitalisme ne s’y trompe pas en s’attaquant à tout ce qui fonde les acquis de notre société, en réformant les collectivités territoriales, il entend casser le lien social, casser les solidarités, transférer le plus possible à la sphère privée les activités pouvant être porteuse de profit.

Selon des spécialistes de tout genre à la chute du mur de Berlin, après l’éclatement de l’URSS, la fin de l’histoire était proclamée. Le capitalisme avait fait la preuve qu’il était la seule forme organisée de société possible. Notre parti était voué à une disparition rapide. Il n’y avait plus de lutte de classes, plus de monde ouvrier.

Mais parce que dans la réalité les difficultés à vivre sont de plus en plus importantes que la misère explose, alors que la richesse s’étale sans vergogne, vingt ans après la question d’une autre organisation de la société, de la mise en place d’autres choix politiques, reste posée. Le communisme n’est plus un gros mot et le PCF est toujours là.

Les mobilisations contre la réforme des retraites de l’année dernière ont vu pousser l’idée que de l’argent il y en avait, qu’une autre répartition des richesses était possible pour, au-delà de la seule question de la retraite, construire un autre type de société. Clairement le capitalisme a été perçu comme la cause de ces reculs de société.

Nous savons que le PCF peut être cette force politique qui porte l’aspiration de la population à vivre mieux, à construire une société plus solidaire, plus égalitaire.
Il faut pour cela qu’il porte un véritable projet politique des transformations nécessaires. Un projet révolutionnaire, sans concession, sans se noyer dans les institutions.
Il faut qu’il travaille au rassemblement des forces politiques progressistes, ce qui est autre chose que de se perdre dans la création et la vie d’un Front de gauche ou la dilution de nos propositions, de notre organisation ne peut que mener à notre affaiblissement.

Nous devons garder notre capacité à penser différemment l’avenir, à ne pas s’enfermer dans les institutions, nationales ou européennes, à sortir des dogmes capitalistes, à être porteur de radicalité, c’est cela aussi être communiste.

Enfin le PCF est fait d’hommes et de femmes qui ont adhérer, qui se sont engagés, s’engagent, ont milités, militent. Qui par leur présence à des moments de notre histoire ont montré le chemin, permis de soulever des montagnes, et cela à tous les niveaux de la société.

Des homme et des femmes qui dans leur action au quotidien de soutien aux sans papiers, aux chômeur, à ceux qui sont menacés d’expulsion de leur logement, aux salariés qui se battent pour préserver leur emploi, aux enseignants et parents d’élèves qui défendent leur école à tous ceux qui se battent pour un monde meilleur font vivre l’idée du communisme, le rendent présent au plus près de la population.

Sans parler d’hommage, les 90 ans du PCF, ne sont possibles que par cet engagement là. Prenons ce soir l’engagement de poursuivre ensemble pour faire vivre et renforcer le PCF.

Voir en ligne : compte-rendu en photo de la soirée...

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