Visio-conférence sur la sécurité du 26 mars 2021

Débat sécurité : Introduction de Lucas Boghossian

2 avril

La visio-conférence du 26 mars organisée par les communistes du Rhône avec les sections de Vénissieux et Vaulx-en-Velin est une nouvelle preuve de la vitalité communiste pour répondre aux questions concrètes posées aux milieux populaires. Après la conférence du 11 décembre sur la politique et les quartiers populaires, les débats du 26 mars ont réunis près de 100 participants de toute l’agglomération lyonnaise. Cela confirme l’importance de cette question pour les communistes, devant le piège que du Front National et de son instrumentalisation dans le débat politique depuis des décennies. Face à l’insécurité, il n’y aurait que deux attitudes, le déni ou le populisme. C’est faux, et la richesse de ce débat le montre avec force !

Voici l’introduction à la soirée lue par Lucas Boghossian au nom des deux sections de Vénissieux et Vaulx-en-Velin


Parler de sécurité, d’insécurité, d’incivilité, fait toujours débat. Ce sont pourtant des questions qui sont souvent au cœur des préoccupations quotidienne d’une grande partie de la population. Et ce n’est pas nouveau.

Les rodéos, les tirs de mortier, les points de deal, les bagarres entre bandes, les affrontement avec la police, les voitures brûlées, tout ces événements qui font régulièrement la une des médias, pourrissent réellement la vie de milliers d’habitants, notamment dans les quartiers et villes populaires. Habitants pour qui bien souvent cela vient s’ajouter à des difficultés de pouvoir d’achat, de revenu, de logement, de scolarité des enfants, d’accès aux soins.

C’est évidement le reflet et les conséquences d’une société qui a fait le choix de laisser sur la bord de la route une partie de sa population et notamment la jeunesse. Confronté au chômage, aux discriminations, à un système scolaire qui n’a pas les moyens de ses missions, face à l’image de leur échec que leur renvoie cette société, elle est souvent une proie facile pour ceux qui tiennent les réseaux de trafic de stupéfiants. Une partie de cette jeunesse narguent avec un comportement incivil, violent cette société qui les rejette, qui ne leur offre aucune perspective.

Face à cette situation, le tout répressif ne fonctionne pas, ne suffit pas. L’augmentation des forces de police même si elle apporte des résultats, notamment en terme de saisie de stupéfiants, d’arrestations, n’a pas fait cesser les points de vente et les conséquences pour les habitants.

Les lois, les décrets, pris ou à venir, comme la loi sécurité globale, ne répondent pas ou alors partiellement à cette situation.

Les trafics en tout genre, notamment de stupéfiants, sont à l’origine de beaucoup de ces phénomènes de violence.

Nous proposons de débattre sur ce qui peut être fait pour sortir de cette spirale qui n’entraîne que violence et poursuite des trafics. • Comment faire cesser le trafic international depuis les pays producteurs ? • Pourquoi n’y a-t-il en France que peu d’actions de santé publique, alors que la consommation de stupéfiants est importante ? • Quel rôle et quels moyens pour la justice, la prévention, l’éducation ? • Comment aider les consommateurs à se sortir de leur addiction à la drogue ? • Quels moyens pour sortir ces « prédélinquants » de la logique des réseaux, des bandes et travailler à leur réinsertion ? • Quel accompagnement des parents en difficulté face à des ados qui basculent dans la délinquance ?

Nous aurons 4 intervenants :

  • Michèle PICARD, Maire de Vénissieux
  • Cécile CUKIERMAN, Sénatrice, Conseillère régionale
  • Anthony CAILLE, secrétaire général de la CGT Police
  • K., éducatrice en prévention spécialisée, syndicaliste