Adresse aux communistes du Val de Marne Adoptée à l’unanimité lors de la conférence de section de Valenton du 30 novembre 2008

, par  communistes , popularité : 9%

L’histoire n’est pas écrite pour celles et ceux qui veulent aujourd’hui changer la société et le monde. Elle commence.

Nous voulons de la clarté, des décisions d’action, un rassemblement populaire des gens et non des sigles et/ou des édiles. Nous avons besoin de directions qui en soient, d’aide et d’initiatives tant nationales qu’internationales.

UN CHOIX SANS AMBIGUITE

Lors de l’assemblée des sections de décembre 2007, les communistes valentonnais se sont prononcés très majoritairement pour le maintien du parti communiste français.

Ils ont confirmé et conforté ce choix de classe à travers leurs votes dans le cadre de la préparation de notre congrès signifiant ainsi la nécessité de l’existence du parti communiste français comme parti autonome de transformation de la société, parti de la rupture avec le capitalisme.

LE CAPITALISME ET SA CRISE

La profondeur et l’étendue de la crise du capitalisme tant nationale que mondiale attestent que ce système a désormais atteint ses limites historiques et ne peut être que facteur de misère, guerres et destructions voir d’anéantissement de la planète elle-même.

Cette crise du système capitaliste, masquée un temps par la crise puis l’effondrement des pays socialistes, (effondrement dont une analyse rigoureuse et marxiste s’avère pleinement nécessaire sans pour autant donner corps au discours de l’adversaire), se révèle dans toute sa dureté pour le monde du travail, la jeunesse et toutes les couches non monopolistes de la société confrontées à une paupérisation accrue à travers la casse industrielle,la précarité, la remise en cause des acquis sociaux et populaires, les atteintes aux libertés démocratiques, le non droit aux études, la casse de la culture, la remise en cause d’une République laïque , riche et respectueuse des différences de chacun.

OÙ VA LA FRANCE

C’est également par la politique de Sarkozy et de ses prédécesseurs, l’alignement sur l’impérialisme américain, le retour dans l’Otan et la présence française dans l’occupation de l’Afghanistan, c’est la soumissions aux diktats de l’Europe du capital à travers Maastricht, Barcelone et le traité Sarkozy qui aggravent et tentent de faire payer au prix fort de leur crise à ses victimes.

Ces choix fragmentent notre société au risque de la faire voler en éclats, génèrent le racisme, le rejet, fragilisent les solidarités et alimentent les communautarismes. Ils sont ceux d’une classe égoïste et parasitaire.

Le patronat en général, le Medef en particulier n’ont pas de patrie hormis le profit, ils régionalisent pour mieux opposer, diviser, exploiter, ils délocalisent à l’Est, au Sud, partout où ils peuvent piller la force de travail, sucer le sang des peuples, ravager les ressources naturelles, le capitalisme tue.

Face aux divers partis du capital, partis organisés, structurés, mondialisés, face à ses compagnons de route qui de tout temps, au prétexte d’aménagement et du moindre mal ont permis le maintien au pouvoir des forces réactionnaires et de politiques contraires au plus grand nombre, nous devons savoir dénoncer ceux là qui contribuent à chaque instant au renoncement d’un changement de société.

QUI SOMMES NOUS

De la révolution de 1789 puis de 93, à l’héroïsme des Communards de 71, des mutins de la Mer Noire, des Brigadistes d’Espagne, du parti des Fusillés, de Mai 68 à aujourd’hui, le peuple de France s’est doté de ce parti extraordinaire, annoncé mort mille fois, toujours là, il n’a jamais manqué d’ennemis implacables et se poser la question du pourquoi est déjà une réponse en soi.

Pas un progrès social, économique, pas une lutte victorieuse pour le monde du travail, pour ceux d’en bas, pas une avancée pour notre pays qui n’ait eu pour moteur l’action, la détermination, l’engagement sans faille des militants du parti communiste français.

Le patronat, le militarisme, l’impérialisme, le colonialisme ont toujours pu compter sur nous...pour les combattre, nous sommes et demeurons leur plus fidèles, plus tenaces adversaires, nous sommes les communistes.

QUEL PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS

Dans le combat d’aujourd’hui nous devons déterminer quel parti, comment, pour aller où car nous avons décidé de demeurer et de manière définitive le parti communiste français et cela appelle de se ressourcer sans pour autant se renier, cela nécessite de remettre les pendules à l’heure de la lutte de classe, celle qui oppose de tous temps, les exploiteurs aux exploités, les pauvres aux riches, celles et ceux contraints de vendre leur force de travail pour des biscottes de vie.

Renouer avec nos fondamentaux c’est cela être modernes, conquérants osons le mot : révolutionnaires.

POUR QUOI FAIRE

Le moteur de l’histoire est celui de l’affrontement permanent entre le travail et le capital, il est facteur de progrès social économique, politique, il est créateur de solidarités renouvelées, il est l’essence même de notre parti depuis le congrès de Tours, celui du choix majoritaire des socialistes de devenir ce parti autonome de transformation sociale.

Ce parti communiste français qui est nôtre doit porter le exigences populaires, reprendre sa place au coeur même de l’affrontement, là où tout se gagne ou se perd : l’entreprise.

Ce parti communiste français doit renouer avec ses racines dans les quartiers populaires, les militants doivent reprendre leurs places au sein du mouvement syndical, associatif, pour éclairer à travers l’expérience, l’analyse des enjeux, des moyens, le tout conforté par une formation politique élaborée par, dans et pour les luttes qui se conjuguerait avec l’épanouissement du militant. La formation du militant communiste doit lui permettre de conquérir son indépendance face à l’idéologie dominante, celle de la classe dominante : la bourgeoisie.

Ce parti communiste français qui est nôtre doit se faire l’agitateur du 21^ème siècle, il doit et va oser, oser proposer ce que nous savons bon et utile à notre pays et à son peuple.

AGIR MAINTENANT EN LIANT LUTTES ET PROPOSITIONS

L’urgence face la crise du capital exige des solutions immédiates et immédiatement efficaces.

Augmentation des salaires et pensions, les moyens financiers, humains pour l’école, la santé, la Sécu, la jeunesse. Cela ne saurait suffire pour mettre sur les rails une société nouvelle, pour une politique de progrès social , économique et politique, l’exigence de moyens financiers, de contrôle et de planification sont évidents, durer c’est donner à la Nation les moyens de ses actes, au peuple les moyens de son émancipation.

Devant l’étatisation des pertes et la privatisation des profits de la finance et des boursicoteurs nous devons opposer la cohésion de propositions qui donnent ou (re)donnent à notre peuple le contrôle des grands moyens d’échanges et de productions par la (re) nationalisation du secteur bancaire, de l’industrie pharmaceutique, métallurgique, de l’énergie et des transports.

Ces nationalisations démocratiques associant l’état, les usagers et les salariés permettent un développement économique échappant à toute spéculation et en adéquation avec les besoins populaires. Dans le même temps les organisations syndicales disposent d’un droit de veto incontournable sur les orientations des entreprises privées soumises elles mêmes à la planification socialiste.

Toute entreprise privée recourant à des plans dits sociaux sera placée sous le contrôle d’un comité de gestion regroupant les organisations syndicales, l’état et les usagers.

Les biens des actionnaires ou propriétaires sont confisqués et vendus au profit de l’entreprise. Toute entreprise recourant à la délocalisation est nationalisée etc.

L’application d’un programme de rupture avec le capital, privant ce dernier de ses leviers économiques nécessite l’initiative populaire, le rassemblement du peuple de France.

AVEC QUI

Les différentes formes d’unions ou prétendues telles, n’ont pas convaincu pas plus qu’elles n’ont démontré une grande efficacité. Il serait désastreux de s’imaginer que ce qui n’a pas fonctionné hier fonctionnera aujourd’hui ou demain.

Les communistes se doivent de rassembler en priorité les communistes cela semble si évident que c’est l’inverse qui se produit. Des dizaines de milliers de militants nous ont quitté, ont quitté leur parti, cela mérite réflexion, cela mérite notre attention.

Quoi de plus important, de plus urgent que de rassembler les siens.

Le parti communiste français doit donc renouer avec les salariés à l’entreprise, avec les habitants des quartiers populaires, de toute générations et pour cela il doit disposer d’une organisation qui conjugue l’efficacité à la maîtrise des enjeux, cette organisation a existé, elle a fait ses preuves.

Quelques informations sur les communistes de Valenton

Nombre d’adhérents
- 458 dont 120 adhésions en 2 ans.
- Cartes annuelles restant à placer 38
- 18 cellules dont 3 d’entreprises

Point trésorerie
- Cotisation *6588 € ;
- Souscription élection municipale* : 4025 € ;
- Souscription Huma* : 5300 € ;
- Versement indemnités* 15 000 € par mois

- Présence sur le marché entre 35 et 40 militants investis par an
- 1 journal de cellule mensuel-17 plus ou moins réguliers
- 1 nouveau CDH, cellule des communaux 12 HD par semaine
- 112 huma spécial crise diffusés
- Des débats sur l’école, sur Cuba socialiste, sur la crise du capital, sur la situation et la solidarité internationales qui ont eu un aspect de formation.
- 2700 signatures conte la délocalisation des facteurs
- 2200 appels pour notre liste qui a obtenu 62% des suffrages et 27 élu(e)s, aux élections de Mars, face à des listes PS et droite*
- Des actions fortes contre les expulsions locatives
- Des actions multiformes avec les parents d’élèves, les enseignants, les jeunes, les personnels de l’Education Nationale.
- Investissement des communistes dans les associations , particulièrement FCPE
- Des délégations à la Sécu, la Caf, la Poste, les hôpitaux

Objectifs après la conférence de section :

- 1000 appels à voter pour les élections cantonales de Janvier
- Etre 500 adhérents
- Réaliser 20 abonnements à l’HD d’ici les élections.
- Accentuer nos luttes pour la défense des services publics.

COMMENT

La cellule n’est pas un lieu d’enfermement, c’est la vie, une cellule vit, grandit, meurt, se transforme, mais elle est la vie, c’est ainsi que nos organisations de bases prirent ce nom et quoi de plus juste ?!

Les cellules donnent naissances à une section, au sein de laquelle le comité de section élu applique les orientations et choix politiques du congrès, librement débattus, librement votés et dont la mise en oeuvre est confiée au bureau de section qui rend compte.

L’organisation du parti communiste français veille à la formation et à la promotion de cadres politiques issus en priorité des entreprises et des quartiers populaires, elle contribue ainsi à la spécificité d’un parti communiste qui offre aux militants ce que la société leur refuse connaissances, culture et contenu politique nécessaires à son militantisme et à son accomplissement personnel.

L’organisation rend compte à l’adhérent, à tous les niveaux, le débat est libre et fraternel, il ne peut se scléroser autour de tendances qui figent les positions et déconsidèrent l’organisation toute entière, les décisions sont prises à la majorité et s’appliquent à tous et à tous les niveaux de l’organisation.

Tout membre du parti communiste français est tenu à la fraternité, à la solidarité entre communistes. Les élus rendent compte, en priorité, de l’exécution de leurs mandats aux membres du parti communiste français.

Ils tiennent compte des votes des militants et appliquent les orientations définies en commun. Ils reversent l’intégralité de leurs indemnités et perçoivent les moyens d’effectuer leurs mandats.

Ils sont apparentés au groupe communiste, si il en existe un et ne peuvent se rattacher à un autre groupe sans vote majoritaire des militants.

LA SOLIDARITE N’A PAS DE FRONTIERE

L emprise du capital s étend et domine désormais toutes les régions de notre planète. Ce n est pas sans contradictions et sans victimes. Cette situation ravive « le besoin de s unir de tous les prolétaires ».

Dans cette crise systémique qui s avance et exige le dépassement du capitalisme, les communistes de Valenton exigent de pouvoir être les communistes « du quotidien, et donc en phase avec les luttes des peuples ».

Après 10 ans d’absences et de silences, au moment où Mumia peut être assassiné dans les jours à venir et malgré quelques audaces limitées à la petite Europe, nous demandons à la future direction nationale du PCF de reprendre le chemin de l’ « Internationalisme ».

D’Angela à Mandela, du Vietnam à Cuba, ces combats furent la clé d entrée au PCF de presque toutes les générations qui le composent aujourd’hui. ’

Internationalistes, c’est à dire prendre toutes les initiatives possibles, des initiatives majeures, visibles, durables pour le progrès, la paix au moment où ce système met en cause la vie même sur notre planète.

Nous exigeons de la prochaine direction nationale qu elle nous aide à multiplier les initiatives, à nourrir notre activité communiste des combats et des expériences novatrices d’Amérique Latine mais aussi d’Afrique. ’

La nouveauté de toutes les recherches théoriques et pratiques, toutes les tentatives d’émancipation nous intéressent et rendront à coup sûr plus audacieux le peuple français. ’

ENFIN, POUR GAGNER

Sur toute la planète se lève la révolte, flotte à nouveau le drapeau rouge en tête des cortèges,

L’Espoir se nomme socialisme du 21ème siècle.

Ici comme là bas !

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