Blues et féminisme noir aux Etats Unis (Angela DAVIS) Présentation par Alain Bujard

, par  Gilbert Remond , popularité : 10%

nous relayons l’invitation de l’improbable, pour une rencontre qui s’avère passionnante, autour du livre d’une communistes des USA qui reste un nom connu par des générations de militants !

Mercredi 21 novembre 18h15

Lyon, Maison des Associations


– 5 Place Saint Jean – Vieux Lyon

Le blues est à l’origine, aux Etats unis, une forme particulière de musique qui s’exprimera essentiellement par les voix de chanteurs et chanteuses esclaves ou descendants d’esclaves.

C’est un chant d’opprimés qui exprime le vécu quotidien sous toutes ses formes.
Angela Davis, dans son livre « Blues et féminisme noir » s’intéresse tout particulièrement à ce qu’expriment les femmes à travers les blues qu’elles chantent. Elle analyse des paroles des blues chantés par les figures emblématiques des femmes que sont Ma Rainey (26 avril 1896 Columbus – Georgie/22 décembre 1939) et Bessie smith (1895 Chattanooga, décédée tragiquement le 26 septembre 1937 à Claksdale, Mississipi).

Pour l’essentiel elles expriment la dure condition des femmes noires.
On peut noter le rôle du chant dans la description de la situation des femmes dans d’autres cultures de par le monde au début du XXème siècle : le flamenco en Espagne, le fado au Portugal, le tango en Argentine …

Les blues interprétés par les femmes décrivent le plus souvent la situation des femmes dans leurs rapports aux hommes, et portent ainsi un authentique message féministe. On retrouvera ces expressions dans un certain nombre de chansons comme celles de Aristide Bruant ou Jules Jouy.

Ces blues n’ignorent pas pour autant la situation sociale des femmes encore fortement marquée par le système esclavagiste raciste. Mais ce sont plutôt les chanteurs masculins qui s’exprimeront sur cet aspect de la société américaine.
Angela Davis s’intéresse enfin à une chanteuse peut être plus connue car plus contemporaine. Je veux parler de Billie Holiday (7 avril 1915, 17 juillet 1959) célèbre en particulier par son interprétation de « Strange fruit » qui décrit l’assassinat par pendaison de noirs par les racistes du Ku Klux Klan.

L’Improbable vous propose un compte rendu de ce livre qui sera accompagné de l’audition de quelques blues emblématiques interprétés par les chanteuses citées, de quelques vidéos.

Note : des textes avec leur traduction seront à votre disposition.

Mercredi 21 novembre 18h15
Maison des Associations – 5 Place Saint Jean – Vieux Lyon

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