COMPTE RENDU de la CONFÉRENCE DÉPARTEMENTALE du PCF de L’HÉRAULT (29 11 2008) par Paul Barbazange

, par  communistes , popularité : 9%

La Direction départementale ayant renoncé depuis des années à tout effort de compte rendu de ses activités, vous trouverez ci dessous un bref compte rendu de la conférence fédérale du 34 ème congrès, tenue le samedi 29 novembre, établi par la délégation de la section du PCF de Béziers.

Une centaine de délégués a participé a participé à des travaux réduits à une journée. Le texte amendé issu de la direction nationale a été finalement voté par 56 voix, (57.7%), 28 contre (28.91%) et 13 abstentions (13.4%) ceci après un débat nouveau dans le PCF du département.

Le premier filtre visant à éliminer les opposants à la Direction nationale a partiellement fonctionné puisque les 42% des communistes du département ayant voté contre la base soutenue par l’actuelle direction ont été ramené à environ 30%. Mais ce sont eux qui ont fait le contenu de la conférence.

Loin d’être marginalisés, sous la menace permanente d’être ghettoïsés, comme aux précédents congrès, les camarades qui ont appelé à voter pour le texte n°3 « FAIRE VIVRE ET RENFORCER LE PCF, UNE EXIGENCE DE NOTRE TEMPS » (30% des voix exprimées au plan départemental) ont constamment été au cœur des débats, que ce soit par les interventions des sections de Béziers, de l’Ouest Biterrois ou et cela est nouveau de camarades encore minoritaires à Sète et d’autres sections du département. La délégation de la section de Montpellier montrant pour la première fois des signes de diversité... de ceux qui ont parfois voté avec nous à ceux qui ont défendu comme Jean Claude Gayssot la fin historique du du Parti. Malheureusement le rapport d’activité présenté par Jean Louis Bousquet n’avait aucun contenu départemental (qu’il s’agisse d’actions de luttes, de résultats du travail d’organisation de la Direction départementale ou même de résultats électoraux… rien sur le niveau d’organisation, rien sur l’état financier…) se bornant à un très vague exposé général portant sur le passé ancien et non sur ces dernières années, exposé recherchant un « consensus mou à minima ».

Quelques thèmes que nous avons pu, en conjonction avec d’autres délégués, parfois se vivant comme éloignés de nos positions, mettre dans les débats : le caractère de classe de notre politique, avec les exploités contre les exploiteurs, les ravages de la crise sur les pauvres et cela n’a pas commencé il y a 3 mois ! le refus des alliances démentes avec les grands patrons du MODEM comme à Montpellier, l’étalement ridicule de « la gauche » comme « solution » à la une de l’Humanité et de l’Hérault du Jour et dans bien des chapitres de la « base commune », la nécessité de retravailler les fondamentaux du marxisme et le travail d’actualisation que nous avons fait et que nous poursuivrons. La nécessité de travailler des questions comme l’avenir écologique et la question de l’autogestion. Ce n’est donc pas un hasard, sur ces questions essentielles pour le futur, que ce soit deux amendements proposés par l’opposition sur ces thèmes qui ont été adoptés majoritairement.

Ce n’est certainement pas aussi un hasard si la conférence a également retenu et débattu avec rigueur les questions d’organisation et de démocratie interne que plusieurs sections ont soulevé : rôle des cellules - lieu de souveraineté à reconquérir, délégations au Comité départemental et au Congrès. sur cette question, nous devons relever l’incapacité dont a fait preuve la direction sortante : bulletins de vote anti-statutaires, c’est elle même qui l’a reconnu, absence même de bulletin pour l’élection de la délégation au 34eme Congrès, tentative en échec d’élimination des deux représentant(e)s de la JC et des minorités à Sète... S’agit il d’une incompétence réelle ou voulue ? Sur ce point nous ne voulons que poser la question.

Le mouvement que nous avions ressenti lors de la préparation du Congrès de décembre s’est donc poursuivi lors de cette Conférence fédérale. Certes, le changement d’orientation politique de la fédération n’est pas obtenu ; mais il est maintenant un objectif réaliste que peuvent se donner les communistes de l’Hérault, ceci au delà de leurs choix antérieurs.

Rappelons nous que d’ici le prochain Congrès rien n’est figé. L’action politique de chaque camarade dans les cellules, les sections, l’effet de nos actions avec la population conduiront à des modifications. Pour ceux qui douteraient de ce qui s’est réellement passé et nous pouvons le comprendre : en fin de débat, Jean Claude Gayssot, représentant de la « section » dite Guy Môquet, scissionniste, anti-statutaire et très minoritaire à Béziers, a été contraint de sortir de son silence pour expliciter que le PCF, en tant que Parti, n’a plus d’avenir (même s’il affirme encore lui accorder sa fidélité sentimentale) et qu’il faut passer à une autre forme d’organisation. Si bien que pour la première fois, Michel Passet (organisateur à Montpellier de l’alliance PCF-PS-MODEM) a été contraint de s’opposer à Gayssot… Les noms d’oiseaux ont volé bas entre eux ! Fermons le ban et occupons nous d’un avenir qui n’est plus chez ces camarades là. Il ne leur reste plus grand chose.

A nous il reste un PCF, encore bien implanté dans nos entreprises, quartiers et villages. Continuons à travailler pour lui redonner son contenu de classe. Les nouveaux élus au Comité départemental de toutes les sections nous y aiderons.

Rappel : le Comité départemental est public, ouvert à tous les camarades à jour de leurs cotisations. Chacun peut y assister, même s’il a été éliminé dans une démarche bureaucratique par la direction de sa section.

L’action à venir sera complexe pour chacun d’entre nous et ce qui est déjà construit dans le déroulement départemental du 34 ème Congrès est acquis et aidera beaucoup.

Paul Barbazange, secrétaire de la section PCF de Béziers

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