La VICTOIRE du NON PROGRESSISTE, TREMPLIN pour la CONTRE-OFFENSIVE POPULAIRE ! Déclaration du Pôle de Renaissance Communiste en France, 29 mai 2005

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Ca y est ! Renouant avec ses traditions frondeuses, le peuple de France a dit Non de manière éclatante à l’euro-constitution malgré le harcèlement « totalouitaire » du pouvoir, de la Commission européenne, du MEDEF, des média, de la grande presse, de « l’UMPS », des chefs d’Etat coalisés de 25 pays, sans oublier la Confédération Européenne des Syndicats à genoux devant le patronat européen.

Comme en 92 au moment de Maastricht, la classe ouvrière, les travailleurs salariés et les paysans travail-leurs sont le fer de lance du Non à l’Europe du capital. On observe une poussée du Non dans la jeunesse, dans les couches moyennes précarisées et chez les travailleurs intellectuels. Face aux gouvernements UMPS qui se succèdent depuis vingt-cinq ans, la possibilité s’ouvre de construire le rassemblement populaire majoritaire contre le grand capital maastrichtien pour remettre la France sur la voie de l’indépendance, du progrès social, de la coopération internationale, de l’emploi, de la culture, de la création et du changement de société.

Levé avant l’aube pour exiger un référendum sur la constitution européenne et l’élargissement à l’est de l’UE, militant inlassable du Non ouvrier, républicain et anti-impérialiste, le PRCF s’est engagé corps et âme dans cette bataille historique. Il s’est inscrit dans le mouvement unitaire pour le Non tout en défendant une position franchement communiste et républicaine : Non à toute constitution supra-nationale de l’Europe capitaliste ! Rejet total de l’Empire européen en formation ! Pour la souveraineté nationale et l’Europe des luttes ! Abrogation des mesures euro-libérales prises depuis 92 ! Rupture de la France avec l’OTAN et les traités supranationaux ! Sortie de la France du carcan anti-ouvrier et impérialiste qu’est l’U.E. du capital !

La défaite du Oui plonge le pouvoir chiraquien dans le désarroi. Le président félon qui a signé ce texte antinational, les députés qui l’ont adopté sans mandat constituant, sont délégitimés. Le « Parti social-ouiste » est en crise ouverte. Sarkozy, qui avec ses frangins du MEDEF, voulait prendre appui sur le Oui pour devenir le Thatcher français, sort également affaibli de l’épreuve.

Chérèque et l’euro-syndicalisme d’accompagnement subissent un échec réjouissant. Nombre de militants CGT engagés pour le Non s’interrogent sur leur état-major confédéral : prisonnier volontaire de la CES, Thibault a ignoré le choix majoritaire de la CGT en faveur du Non. De même, nombre de militants FSU s’interrogent sur la frilosité de leur état-major dans la campagne référendaire. Le Non permet aux militants du syndicalisme de classe de reprendre l’initiative dans leurs organisations !

A l’heure de cette victoire historique, donnons au Non populaire toute sa portée de reconquête : au-delà des manifs de joie spontanée, organisons une manif nationale de masse samedi prochain pour donner au résultat son prolongement revendicatif et alternatif. Appelons solennellement le peuple néerlandais à voter Non ! « Moutons noirs » d’Europe, unissons-nous pour balayer la constitution de l’Empire européen du capital !

Le Pôle de Renaissance Communiste refuse le mensonge de « l’Europe sociale » et de la « renégociation de la constitution européenne ». Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais de « bonne » Europe supranationale du capital. Fût-il doté d’un « volet social » postiche pour endormir les peuples, l’Empire européen en construction ne sera jamais rien d’autre qu’une machine de guerre contre les travailleurs, les nations, le socialisme et la paix. L’avenir n’est pas aux Empires, américain ou européen, mais à la coopération entre nations libres, à la solidarité internationale des travailleurs, à un syndicalisme de combat indépendant de cette courroie de transmission patronale qu’est la CES, à un Mouvement communiste mondial dégagé de l’emprise du « Parti de la Gauche européenne » subventionné par Bruxelles.

Jeunes, Travailleurs !
Le Non du 29 mai ne doit pas être un aboutissement mais un tremplin pour l’action : alors, transformons l’essai :

- Pour un Mois de Juin de lutte et de reconquête ! Annulation des contre-réformes Raffarin ! Abrogation des lois Balladur-Fillon sur les retraites, du plan Fillon sur l’école, du plan Juppé et de la loi Douste sur la Sécu, de la décentralisation Raffarin, des plans de licenciement et de délocalisation, rattrapage des salaires, stop à la privatisation du secteur public ! Reconstruction d’un service public démocratique et de qualité ! pour un plan de ré-industrialisation de la France sous l’égide d’un secteur public élargi ! Nationalisation des grandes entreprises qui licencient ou délocalisent !

- à bas les traités-carcans de Maastricht et de Nice, le pacte de stabilité, les accords de Barcelone et Lisbonne, reconquête de notre souveraineté monétaire et budgétaire !

Pour prolonger la victoire populaire du 29, le PRCF propose aussi :

a)d’élargir les milliers de comités unitaires pour le Non en les transformant en comités de résistance populaire ; il importe que ces comités se fédèrent nationalement. Rendons au 14 juillet son sens révolutionnaire en organisant un Congrès National des Résistances Populaires à l’euro-libéralisme le 14 juillet 2005, anniversaire de la prise de la Bastille, 70ème anniversaire du 14 juillet 1935 (lancement du Front populaire) et 60ème anniversaire du 14 juillet 1945 (manif monstre du CNR) !

b)de construire un Front pour la Résistance et l’Alternative Populaire. Loin de cautionner l’entreprise de dévoiement du Non consistant à se résigner au traité de Nice, à « attendre 2007 », à renégocier avec Blair-Schröder-Berlusconi une « bonne » constitution, et pour finir à abandonner le pays à Sarko ou à une énième version de la gauche euro-libérale derrière Hollande ou Fabius, il faut ancrer la résistance « en bas », l’organiser dans les localités, les campus et les entreprises.

c) de reconstruire une avant-garde communiste appelant à sortir la France de l’UE du capital. Les travailleurs n’ont pas besoin d’une « recomposition » du PS autour de Fabius et de sa version « allégée » de l’Europe de Maastricht. Quant aux dirigeants du PCF officiel, devenu la filiale française du « Parti de la Gauche européenne », ils préparent leur retour au gouvernement derrière Fabius ou Hollande en propageant eux aussi le mensonge de l’Europe sociale et de la « renégociation ». Ce dont le peuple travailleur a besoin aujourd’hui, c’est d’un vrai Parti communiste, d’un parti marxiste-léniniste continuant le grand PCF de Maurice Thorez (statut des fonctionnaires), M. Paul (EDF), Croizat (Sécu, retraites et comités d’entreprise), Sémard (cheminot fusillé par les Allemands), Duclos (dirigeant du PCF clandestin sous l’Occupation), Frachon (dirigeant CGT sous le Front populaire) et Danielle Casanova (dirigeante JC, morte en déportation). Tant qu’existait en France un Parti communiste associant le drapeau rouge au drapeau tricolore, l’Internationale à la Marseillaise, la classe ouvrière était au cœur de la vie politique : c’est pourquoi le PRCF appelle tous les communistes à l’aider à reconstruire une force politique franchement communiste et révolutionnaire.

C’est d’autant plus urgent que nos gouvernants français et européens faillis feraient bien de méditer cet avertissement de Lénine : « Quand ceux d’en haut ne peuvent plus gouverner comme avant, quand ceux d’en bas ne veulent plus être gouvernés comme avant, alors s’ouvre une période de crise révolutionnaire ».

Après la liesse, la contre-attaque ! Le 2 juin avec les cheminots, le 9 avec les retraités, et au moins jusqu’au 14 juillet, ne laissons pas le pouvoir de Maastricht et du MEDEF reprendre pied ! Tous ensemble et en même temps pour que revienne le « temps des cerises » !

Pour le PRCF : Jean-Pïerre Hemmen, président-délégué, Georges Gastaud, porte-parole national, directeur politique du journal Initiative Communiste, 199 rue Zola, 62800 Liévin
prcf.predel@wanadoo.fr

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