Le NON a gagné ! déclaration du PCOF

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Le NON a gagné !

La constitution européenne a été rejetée de façon claire et sans appel.

C’est une immense victoire pour les travailleurs, les masses populaires qui ont fait preuve de courage et de lucidité pour résister au matraquage et à la diabolisation orchestrés par le camp du « oui ». Jusqu’à la dernière minute et depuis des mois, les partisans du « oui » ont monopolisé les médias. Mais rien n’y a fait. Le « non » s’est enraciné, d’abord chez les travailleurs, puis il a gagné tous les secteurs des masses populaires, de la ville et de la campagne.

C’est un désaveu cinglant pour Chirac, chef du camp du « oui », son gouvernement, les députés et sénateurs qui, dans leur immense majorité ont déjà adopté cette constitution. C’est une défaite sans appel des libéraux sociaux du PS et des Verts, les principaux militants pour le « oui », qui se sont placés du côté de la droite, des patrons du CAC 40, contre les masses populaires.

Ce « non » vient de loin.

Il s’est nourri de toutes les luttes, de tous les combats contre la politique néo-libérale de Chirac-Raffarin-Séillère. Leur feuille de route, ce sont les directives européennes, de privatisation des services publics, de déréglementation du droit du travail, de liquidation de la protection sociale, de flexibilisation. Ils les ont co-signées avec les dirigeants de droite et les sociaux-libéraux des différents Etats de l’Union européenne. Avec la directive Bolkestein, ils ont été pris la main dans le sac.

Il s’est renforcé de la colère des millions de manifestants qui, ces dernières années, ont dénoncé et combattu cette politique et qui se sont heurtés au mur du mépris d’un gouvernement, sans cesse désavoué, mais qui n’en poursuivait pas moins son oeuvre de destruction des acquis sociaux, au profit des plus riches, des monopoles.

Il s’est consolidé au fil des centaines de réunions et de meetings qui ont disséqué cette constitution et qui ont mis en pleine lumière sa nature profondément réactionnaire, avec sa déclinaison, tout au long des ses interminables articles et annexes, des dogmes du néolibéralisme.

Les appels à voter « non » se sont multipliés ; militantes et organisations luttant pour les droits des femmes, syndicats et syndicalistes, militants associatifs et associations, partis politiques etc. ont proclamé les raisons de leur « non », venant ainsi grossir le courant d’opposition à la constitution européenne.

C’est donc un « non » de gauche, progressiste, qui s’est construit et qui s’est imposé tous ces derniers mois, reléguant le « non » réactionnaire, chauvin, au second plan.

La perspective du succès du « non » a suscité un grand intérêt au niveau international, en premier lieu, chez les peuples des autres pays de l’Union. La victoire du « non » en France est un encouragement à développer les solidarités de lutte contre la politique néo-libérale qui sévit dans chacun des pays et au niveau européen.

Cette victoire crée une nouvelle situation dans le camp populaire.

Quelle joie de voir la tête des Hollande, Raffarin, Sarko, battus. Les règlements de compte ne vont pas tarder ; ils risquent d’être sanglants.

Cette victoire est la preuve que l’unité des masses populaires autour d’un objectif clair, se mobiliser pour la victoire du « non », est possible.

Elle est le fruit d’un vaste mouvement de discussions, de débats, d’arguments qui ont mobilisé des millions. Si le rejet du néolibéralisme, de l’apologie de la concurrence, du tous contre tous, sont à présent des acquis, d’autres questions peu abordées jusqu’à présent, ont également été soulevées. C’est notamment le cas de la dénonciation de la militarisation de l’Union, en étroite liaison avec l’Otan. De la même façon que la dénonciation de l’Europe-forteresse, de la collaboration de plus en plus étroite entre policiers, sous couvert de « lutte contre le terrorisme » priorité constitutionalisée. Ce sont autant de terrains de lutte et de mobilisation qui s’ouvrent ou qui vont se renforcer.

Cette victoire n’est pas seulement un acte de résistance ; c’est une déclaration de lutte, ensemble, contre le néolibéralisme, cette politique au service exclusif des monopoles.

Nos adversaires ne vont pas désarmer ; déjà ils annoncent de nouvelles attaques, notamment sous forme de directives européennes. Et pour essayer de conjurer le mouvement social, ils font monter de plusieurs crans la répression contre les lycéens, les syndicalistes, etc. C’est cela, le « chaos » dont nous a menacé Chirac.

Notre parti, avec les autres forces qui ont fait campagne pour le « non », ont la responsabilité d’ouvrir des perspectives politiques à cette victoire, des perspectives de rupture avec le néo libéralisme, au plan national, européen et international.

C’est la tache de l’heure. Notre parti a des propositions. Nous nous attelons dès maintenant, avec nos camarades, nos amis, toutes celles et ceux qui ont travaillé avec nous à les concrétiser, dans l’esprit unitaire qui a fait la force de cette campagne.

PARTI COMMUNISTE DES OUVRIERS DE FRANCE

Le Comité Central

29 mai 2005 - 22 heures 30

enavant@club-internet.fr

www.pcof.net

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