Lettre aux communistes de Paris PCF : les exclusions en masse ?

, par  communistes , popularité : 6%

Copies à Gérard Mazet

Aux commissions nationale et départementale (75) de « 
transparence »

Aux membres du Comité national

Aux initiateurs des textes alternatifs pour le 33ème
congrès

Paris, le 1er février 2006,

Chers camarades,

Je suis adhérente du PCF dans le 14ème arrondissement
de Paris depuis 1995. Je suis membre du Conseil
départemental de Paris depuis le 31ème congrès. Je
suis également conseillère communiste du 14ème
arrondissement. Je fais partie enfin des premiers
signataires de la base commune alternative « Remettons
le PCF sur les rails de la lutte des classes ».

J’apprends aujourd’hui de mon secrétaire de section
que la direction départementale du PCF Paris prétend
m’exclure de la liste des électeurs pour le vote des 3
et 4 février 2006.

Une « Commission » du vote s’est réunie en catimini, à
l’exclusion des représentants de droit des sections
connues pour leur opposition à la « 
Mutation-démolition » du Parti (15ème, 14ème,
1/2èmes). Présidée par le secrétaire départemental
Gérard Mazet (au demeurant adhérent de notre
fédération depuis beaucoup moins longtemps que moi),
cette réunion s’est permise d’écarter des listes des
dizaines sinon des centaines de communistes de la
capitale.

Je ne peux m’empêcher de penser à la phrase de Brecht
 : « si le peuple vote contre le gouvernement, il
faudra dissoudre le peuple ». Mais il est hors de
question pour moi comme pour tous les communistes
parisiens attachés à leur Parti de laisser un groupe « 
dirigeant » épurer les effectifs à sa convenance.

Que Gérard Mazet, c’est connu, se place résolument
derrière tout ce qui vient de la direction nationale
du Parti, c’est son droit. Mais il est inacceptable
qu’en tant que secrétaire fédéral, iln cherche à
mettre à l’écart ceux qui ne partagent pas sa fidélité
à l’appareil.

J’ajoute qu’il a lui-même fait adopter une résolution
pour le vote au Conseil départemental du 11 janvier
qu’il ne respecte pas. Je lui en rappelle les termes
bafoués : « La commission du vote comprend un
représentant de chaque section », « une liste des
électeurs, consultable, est élaborée en collaboration
avec les sections », « est considéré comme cotisant
tout communiste à jour de ses cotisations pour les
quatre derniers mois avant le vote. La régularisation
étant possible le jour du vote ».

J’ajoute enfin que je n’admets pas que la direction de
ladite commission s’arroge le droit de vérifier les
fiches d’imposition des camarades comme Sarkozy le
voudrait pour criminaliser les chômeurs. Pour la
gouverne de ces « camarades », je les informe que pour
ma part, j’ai été employée au SMIC à mi-temps pendant
la plus grande partie de l’année 2005.

J’exige donc que soient dès demain rétablis dans leur
droit de vote à Paris, l’ensemble des communistes
parisiens, conformément aux statuts du Parti et aux
prescriptions de la Commission nationale de « 
transparence ».
Je vous tiendrai informés des suites données à cette
affaire par la direction départementale du PCF Paris.

Révoltée et bien désolée de devoir me révolter dans
mon propre Parti,
Fraternellement,

Camille Marques

Pour intervenir, envoyer vos messages à
G.Mazet : mazet@pcf.fr
PCF Paris bienvenue@paris.pcf.fr
Brigitte Dionnet, présidente de la Commission
nationale de transparence bdionnet@pcf.fr
Marie-George Buffet, fax : 01 40 40 11 91

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