Lettre d’André GERIN après la rencontre de Sanary

, par  communistes , popularité : 5%

A l’adresse de : Floriane Benoit, Frédéric Bernabé, Marie-Christine Burricand, Léandre Curzi, Jean-Claude Danglot, Emmanuel Dang Tran, Guillaume Degans, Charles Hoareau, Freddy Huck, Jean-Jacques Karman, Henri Martin, Jean-Pierre Meyer, Jean Miaille, Michèle Picard, Jean-Louis Rolland, Serge Truscello

Copie pour information et avis aux camarades qui ont participé à différentes rencontres depuis celle de Vénissieux du 1er septembre 2007.

Chers Camarades,

Nous pouvons, nous devons faire mieux collectivement, en terme politique, pour ce 34ème congrès. Aller plus loin qu’au 33ème congrès est un impératif pour notre crédibilité nationale.

Les communistes ont confirmé leur volonté majoritaire de garder le PCF, lors de l’assemblée générale de décembre 2007, aux rencontres nationales de mai et juin 2008 qui se sont tenues à Paris, Marseille et Tours. Marie-George Buffet et l’équipe de Fabien sont obligés d’en tenir compte même s’ils continuent de manœuvrer en recul.

Cette volonté clairement exprimée à plusieurs reprises est un élément nouveau auquel nous avons contribué. Cela change le panorama pour les adhérents, sans pour autant arrêter la direction qui continue son entreprise de démolition. (Ce qui se profile avec les élections européennes en est une claire illustration.)

Un texte alternatif peut avoir du sens ! Mais nous avons plusieurs conditions à remplir :
- Ne pas se retrouver dans la situation du 33ème congrès avec trois textes.
- Retrouver tous ceux qui se sont engagés à ce moment-là.
- Aller au-delà en élargissant les soutiens à de nombreux collectifs qui se sont constitués dans les départements.

Nous devons affirmer et démontrer notre volonté de rassembler les communistes dans leur diversité ; unir les communistes dans l’action sans avoir la prétention de détenir la vérité. Tendons la main à beaucoup d’adhérents qui ne font pas forcément le même choix que nous mais qui tiennent viscéralement à l’existence du Parti communiste français, à leur parti.

Nous devons appliquer à nous-mêmes les principes que nous ne cessons d’appeler de nos vœux pour le fonctionnement du parti : accepter nos différences, les prendre en compte, sans les dramatiser, ni en faire autant de prétextes à la multiplication des chapelles et l’adoption de comportements politiciens, ni se laisser aller à des pugilats stériles.

Communistes différents, voire divergents, nous devons garder le cap du communisme : rassembler la famille communiste le plus largement possible.

Au plan pratique et tactique notre difficulté est double :

- Il y a toute une variété de communistes qui veulent que leur parti existe, qui ne sont pas satisfaits par la base commune, à des degrés divers mais qui ne sont pas prêts à soutenir un texte alternatif. Comment faire avec eux ?
- Il y a une masse de communistes qui sont en dehors du parti, certains militants dans des associations ou structures diverses, d’autres restant complètement à l’écart du champ social, qui sont orphelins d’un parti communiste mais qui ne trouvent pas les raisons et les motivations pour revenir. Nous devons insister pour qu’ils ré adhèrent car cela pèsera dans les décisions des sections et des fédérations.

Ce que nous ferons doit contribuer à créer un climat d’échange et de fraternité, une dynamique dans le choc des idées.

Nous devons demeurer fidèle aux engagements du 1er septembre 2007, à Vénissieux :

- Affirmer nécessaire et lutter pour l’existence d’un parti communiste en France, parti révolutionnaire, parti de lutte de classes.
- Rassembler en ce sens tous les communistes qu’ils soient ou non membres du PCF, en fonction de leur situation locale.
- Travailler à l’élaboration d’un projet politique de transformation de la société en partant de ses réalités actuelles.
- Mettre sur pied une coordination pour concrétiser ces engagements et créer un site Internet pour les populariser et étendre notre audience nationale.

Le rendez-vous à la fête de l’Humanité, samedi 13 septembre, à 16 heures, peut être le point de départ de ce travail pour déterminer ce que nous devons faire avec le congrès et le document de la direction. Beaucoup de communistes ont besoin de percevoir que nous représentons une alternative crédible pour l’existence, la reconquête du Parti communiste français.

Nous vivons un moment charnière. Il nous faut approcher, consulter largement ces milliers d’adhérents en recherche, déboussolés, autour de nous. D’ici le 10 octobre, nous avons à prendre les meilleures décisions possibles pour nous permettre de franchir une étape nouvelle. Quelles que soient les hypothèses d’avenir, nous ne voulons pas louper le coche du 34ème congrès de décembre 2008.

Recevez, Chers Camarades, mes fraternelles salutations.

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