Motion présidentielles et législatives 2017 Motion de la 14eme conférence de la section Vénissieux du PCF

, par  communistes , popularité : 9%

A l’approche des présidentielles de 2017, le parti communiste est dans une impasse. Son nom reste porteur d’un idéal de changement de société, mais il n’a cessé de rompre avec ses références. Il s’est enfermé dans une union de la gauche avec un parti socialiste qui se révèle toujours plus à droite. Les dernières tentatives d’alliance électorales de gauche à géométrie variable se soldent par la perte continue d’élus et de militants.

La direction nationale nous a entraîné dans l’impasse des primaires. Ce n’est désormais plus possible, mais elle s’enferre dans la recherche d’alliances y compris aux législatives, proposant un socle commun qui ne peut être qu’un lointain succédané du programme commun des années 80. L’existence d’un groupe communiste au parlement n’est même pas présentée comme un enjeu vital de l’avenir du parti communiste.

Notre congrès doit prendre à bras le corps la question de l’existence du parti et des conditions de rassemblement, en les posant d’abord à partir des réalités du mouvement social, dans le retour du parti communiste à sa base historique, le monde du travail, les couches populaires.

Ce ne sont ni Montebourg, ni Mélenchon, ni Aubry qui inventeront le parti communiste dont nous avons besoin. Ce n’est pas en discutant d’un nouveau programme commun avec eux pour quelques places d’élus que nous trouverons le chemin de la reconstruction du parti.

L’élection présidentielle est la plus difficile pour nous. C’est d’autant plus important de nous fixer le seul objectif juste et réaliste : affirmer l’existence d’un parti communiste rassembleur, d’un projet de sortie du capitalisme pour une autre société, une société socialiste. Cela suppose un candidat présenté par le parti communiste. C’est la condition pour déjouer le piège du Front National, affirmer qu’il existe un parti du peuple, de la patrie, du monde du travail, non dans un projet nationaliste de concurrence entre les peuples, mais dans un projet socialiste de rupture avec la mondialisation capitaliste. C’est la condition pour battre le Front National.

Les communistes n’ont pas le choix, ils sont au pied du mur. Ils doivent créer les conditions d’un vote qui soit clairement un appel à la mobilisation populaire et à la reconstruction d’un parti communiste de combat, porteur du changement de société, d’un “socialisme pour la France” renouvelé.

Dans tous les cas, nous demandons que la souveraineté des communistes puisse s’exercer sur le contenu du programme et les candidatures par un vote organisé nationalement.

Adopté par 40 pour et 1 contre

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