transformer, refonder, rénover, métamorphoser, renouveler... Intervention de Bernard Le Mée à la conférence fédérale du Rhône

, par  communistes , popularité : 8%

Depuis quelques temps déjà, il y a beaucoup de discussions et d’écrits sur un thème très sensible. Que faut-il changer dans le fonctionnement du parti ? Pour son avenir. On entend parler de transformation, de refondation, de rénovation, de métamorphose, de réforme et autre renouvellement, etc...

En tout cas, pour ce qui me concerne, et là, je suis en phase avec beaucoup d’autres, je pense qu’il faut reconstruire l’organisation du parti. Reconstruire en s’appuyant sur notre idéal, nos valeurs, en s’appuyant sur nos fondamentaux marxistes.

Personnellement, je considère que si au lieu de reconstruire, on veut tout changer à l’intérieur du parti, tout changer en abandonnant nos fondamentaux, voir même, en changeant de nom, cela serait tout bonnement créer, constituer, pour utiliser la formulation de la base commune, ce serait constituer un autre parti. Inutile de tourner autour du pot, ce serait faire disparaitre le PCF.

Mais venons à cette partie de la base commune qui au travers des lignes 874 à 922 nous dit entre autres, «  nous faisons donc aujourd’hui un choix ». N’oublions pas que quand on choisit une chose, ça implique forcément qu’on abandonne une autre chose, c’est l’essence même du choix.

Un choix est toujours un abandon ! Donc choix de profondes transformations, et choix de « nécessaires ruptures pouvant prendre plusieurs directions », ainsi que « la nécessité de retravailler nos symboles ».

Retravailler nos symboles ! Vaste programme et prétexte pour faire tout et n’importe quoi. Après avoir lu et relu ce texte, j’en suis arrivé à une conclusion, et j’assume pleinement mon propos. Je trouve que certaines de ces phrases sont des modèles d’ambigüité et des perches tendues que certains s’empressent de saisir pour nous embarquer sur les sables mouvants d’une refonte identitaire du PCF . Moyennant quoi, lors de la conférence de section de Villeurbanne, j’ai entendu demander d’adoucir le mot communiste. Adoucir ce mot pour lequel certains sont mors, quel manque de respect ! Ce mot communiste je préfère le renforcer, le fortifier et le tenir fermement et fièrement dans mon poing levé et serré.

En parlant d’adoucir, je voudrais aussi évoquer l’évolution de notre langage. Il fut un temps, quand j’ai adhéré, il y a de ça quelques décennies, on parlait de la disparition du capitalisme., plus tard, on se libérait du capitalisme, depuis quelque temps, on veut dépasser le capitalisme. Dans la base commune, j’ai trouvé dans l’introduction « la contestation du capitalisme », une phraséologie nouvelle, un langage interne., mais aussi quelquefois externe. J’en veux pour preuve dans un 4 pages, un matériel destiné au plus grand nombre, destiné entre autres à faire connaitre les propositions du PCF, on trouve écrit en 1ère page, il faut transformer le capitalisme. Le transformer en profondeur précise-t-on , mais le transformer, même en profondeur, ce n’est plus l’abolir, ni le faire disparaitre, ni même le dépasser., ce n’est pas révolutionnaire, c’est gestionnaire.

Et même si cela déplait à certains et risque de faire grincer quelques dents, je dirais que ce n’est pas un langage communiste, ce n’est pas un langage marxiste, je suis désolé, mes chers camarades, mais je trouve que c’est un langage réformiste.

Bernard Le Mée, section de Villeurbanne, Rhône

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