La posture du communisme demeure le rassemblement populaire. Rassemblement sur les contradictions du capitalisme. Objectifs du Pcf d’aujourd’hui. Serge Grossvak

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Serge Grossvak, section de la Vallée de Montmorency - Val d’Oise

Dans le bulletin du 6 janvier, j’ai apprécié l’importance que Jean Noël Carpentier accorde au mouvement altermondialiste. Cœur de sa contribution. Si je partage l’importance accordée, je ne suis cependant pas l’approche.

L’accent est mit sur ce qui différencie le rassemblement altermondialiste et antilibéral, dans sa grande diversité, par rapport à un parti communiste. Aussi juste que soit ce descriptif, cette approche ne peut mener qu’à une attitude de chapelle. Non à une vision politique.

La raison fondamentale si, en tant que communiste, je m’implique très fort dans ce rassemblement, c’est que c’est la forme que s’est trouvée et donnée une part grandissante des peuples pour donner corps à leur contestation du capitalisme. A la différence de la vision précédente, centrée sur le soviétisme, ce n’est pas autour des concepts et des formes communistes que se réalisent les rassemblements, mais dans une co-élaboration large et citoyenne.

De plus, il ne peut être passé sous silence que ce rassemblement a trouvé sa nécessité dans une défiance généralisée du système politique institutionnel, élus communistes compris. Nous ne sommes pas encore parvenus à nous sortir d’une pensée populaire où tout élu se vaut, surtout par son ambition et son intérêt personnel.

Mais qu’il soit également clair qu’un engagement du Pcf dans l’élan altermondialiste ne peut constituer une pratique d’entrisme. Une attitude recherchant à introduire subrepticement nos objectifs, nos visées détruirait une nouvelle fois toute confiance possible du mouvement populaire en sa capacité à gagner contre le puissant libéralisme. Le débat et la diversité dans le respect constituent les socles d’une avancée historique possible.

Demeure que cet aspect constitue l’approche stratégique du Pcf. Il reste à définir notre perspective. Si nous voulons reconstruire une identité forte et attractive, prolongeant la belle histoire du Pcf, si nous voulons acquérir respect et écoute dans le rassemblement anticapitaliste, nous avons un important travail interne à effectuer. Les questions du féminisme, de l’écologie, des libertés individuelles, de l’éducation... ont montré que nous ne pourrons jamais prétendre devenir fondateurs de toutes les approches novatrices. Demeure que nous pouvons, nous devons, élaborer une approche globale, une visée communiste dans laquelle les exigences progressistes et libératoires de l’humain trouve naturellement place, et espoir.

Cette perspective, cette visée communiste, nous manque cruellement pour donner sens à nos options stratégiques anticapitalistes, à la lecture de nos engagements de lutte et d’institutions, à notre capacité à incarner la représentation de l’intérêt collectif dans les systèmes politiques.

Serge Grossvak

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