9èmes rencontres internationalistes de Vénissieux
Rencontre Jeunesse : comment s’informer ? un des débats de la soirée "quelle société pour la planète"

, par  pamillet , popularité : 3%

Le débat du vendredi 4 octobre avec des collectifs de jeunes, une des discussions a portée sur l’accès à l’information... qui croire ?

Pierre-Alain : Alors je me permets est-ce que vous pouvez nous dire est-ce que vous avez l’impression d’être bien informés sur tous ces sujets ? Comment vous prenez les informations ? A qui vous faites confiance ? L’huile de palme par exemple c’est bien ou ce n’est pas bien ? C’est compliqué parce que si j’écoute certaines organisations de paysans de Nouvelle-Zélande qui disent qu’ils font de l’huile de palme durable en replantant les forêts qu’ils coupent. Eux disent « on ne veut pas faire d’huile de palme, ce sont les américains qui veulent faire de l’huile de colza à la place ». Comment on fait nous pour savoir à qui on peut faire confiance ? Ça m’intéresse de savoir comment vous, sur cet exemple ou sur un autre, qu’est-ce que vous lisez ? Comment vous vous informez ? Est-ce que c’est un enjeu pour vous l’accès à la connaissance dans le monde où l’on vit ?

JB, ecodefense  : Déjà en matière d’écologie il y a beaucoup de mauvaises informations, de « fake news ». Par exemple par rapport au sujet des OGM quand on est écolo on est contre les OGM directement et en fait personnellement, quand j’ai commencé à creuser un peu le sujet, je suis tombé sur des vraies revues scientifiques censées être neutres et objectives dans lesquelles les trois quarts des arguments écolos étaient complètement faux et c’était du pure populisme en fait. Et c’est comme ça sur tous les sujets que ce soit l’actualité, l’écologie etc, il faut chercher les sources les plus fiables. Après on n’a pas le choix on est obligé de faire confiance à certaines sources, à un moment faut décider. Et c’est comme ça sur tous les sujets, par exemple sur les solutions alternatives d’un problème ils apportent des solutions dans un système capitaliste, du coup ça retourne le problème et c’est à chaque fois la même chose. C’est pour cela que nous on avance des idées anticapitalistes et l’idée d’un monde géré par les gens où déjà il n’y aura pas le mensonge derrière, il n’y aura pas les manipulations économiques et politiciennes. Voilà pour chercher les vraies informations on fait comme tout le monde on galère.

Flavie, ecodefense : Le problème de l’huile de palme est intéressant parce que le problème ce n’est pas l’huile de palme en tant que telle, c’est l’utilisation qu’on en a. L’huile de palme c’est l’une des huiles les plus rentables donc en fait, plus on va dire que c’est l’huile de palme le problème, plus on va oublier que le problème c’est la déforestation qu’il y a autour et le surprofit qu’on en a, la surproduction alors que si on la remplace par de l’huile de colza on va être obligé de détruire encore plus de forêts, encore plus de terrains, ça va être encore pire. Ce serait un vrai désastre écologique de remplacer cette huile-là par une autre. La question c’est comment fait-on pour produire ce dont on a besoin en utilisant moins d’espace, et ne plus produire en surplus comme on le fait actuellement pour faire du profit. Le problème c’est bien le capitalisme, c’est la manière dont on fonctionne économiquement parlant, ce n’est pas l’huile de palme. C’est le même cas pour beaucoup d’autres choses.

JB, ecodefense : L’huile de palme est aussi utilisée pour des biocarburants et du coup, encore une fois, c’est tout le modèle de société qui dépend de l’énergie pour les véhicules, car tout le modèle de société repose sur les véhicules individuels, la séparation entre le logement des ouvriers et leur lieu de travail ce qui les oblige à prendre leur véhicule pour venir travailler parce qu’il n’y a pas de train, pas de métro. Si on veut s’attaquer au problème du carburant, il faut s’attaquer au problème de la voiture, de l’organisation de la société. Dès qu’on pointe un problème ça remet en question toute la société, tout le système politique, tout le système du pouvoir.

XR :
Moi je voudrais rajouter par rapport à tout ça c’est que l’on parle de l’huile de palme, du colza, on parle aussi du soja. C’est un grand débat qui ne sert à rien. Est-ce qu’on est obligé aussi de consommer des produits qui viennent de l’autre bout de la planète alors qu’on peut les produire chez nous, ça ne sert à rien de les faire venir de l’autre bout du monde. Tous ces problèmes d’huile de palme, de colza, de soja c’est assez révélateur de ça. Par exemple le soja il est aussi utilisé en France pour nourrir les bestiaux dans les élevages français donc est-ce que c’est vraiment logique comme façon de faire.

Michel : Moi je vais revenir sur la question de savoir comment on peut vérifier la véracité des informations. Il n’y a pas de réelle réponse, la seule solution c’est retrancher ses sources, s’informer, vérifier à deux fois avant de partager quelque chose. C’est le problème des réseaux sociaux aussi où une information tourne très vite et on le voit par exemple avec tout ce qui est « fake news » d’extrême-droite hyper relayées. Il faut vérifier à deux fois, c’est la seule chose que l’on peut faire à mon avis.

dans la discussion, un autre jeune communiste a fait une remarque utile...

Dorian (JC) : « Pour la vérification des informations le GIEC est a priori plutôt fiable mais on a la chance au Parti Communiste Français d’avoir une excellente revue qui est la revue Progressites et dans laquelle on peut notamment avoir pas mal d’articles scientifiques extrêmement fournis avec les sources qui permettent d’aller vérifier, de recouper les informations derrière. Donc on a cette revue qui est à disposition et qui permet d’avoir des informations fiables et démontrées. »

voici le lien sur cette revue "progressites"

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