Une réalité vivante de réponses à nos problèmes quotidiens... Conclusion de la matinée par Danielle Bleitrach

, par  Danielle Bleitrach , popularité : 21%
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Je vais essayer de vous faire part de quelques réflexions sur les révolutions et singulièrement sur la révolution d’octobre dont nous célébrons le centenaire aujourd’hui. Je parle sous l’autorité de marianne Dunlop puisque ces réflexions sont le fait d’un dialogue que nous avons entamé depuis plusieurs années et qui a donné lieu à deux livres [1], [2] et de nombreux articles dans notre blog [3]. mais je voudrais également insister sur la manière dont aujourd’hui l’exposé de ces réflexions vient d’être influencé par les interventions qui m’ont précédée dans cette rencontre exceptionnelle, ici à Vénissieux.

texte retravaillé à partir de l’intervention

1) la Révolution et la théorie concrète.

Je partirai de la dernière intervention, celle de la camarade chinoise qui nous a présenté l’histoire de la manière dont son parti a rencontré le marxisme. La camarade a dit quelque chose de très important, à savoir comment à partir d’une théorie, c’est-à-dire d’une réflexion abstraite, la théorie marxiste, ils sont passés à une théorie concrète qu’ils ont interrogée : en quoi le marxisme peut-il sauver la Chine ?

Le marxisme est déjà une théorie qui dans sa forme se prête à cet exercice puisqu’il articule théorie et pratique, ou comme le dit Marx, il ne s’agit plus seulement de comprendre le monde mais de le transformer. Le champ ouvert à la pratique est alors aussi immense que l’Histoire elle-même, aussi diversifié que le sont toutes les formations sociales, mais cela ne signifie aucun éclectisme, un but une perspective dont Marx affirmait qu’elle était l’instauration de la dictature du prolétariat, sa véritable invention qui permettait l’émancipation humaine. Mais nous y reviendrons.

Pour le moment restons- en à l’affirmation de nos camarades chinois, il a fallu passer à une théorie concrète et d’abord l’interroger à partir de la situation chinoise, un immense pays de tradition millénaire humilié, réduit en esclavage ou quasiment, dépecé, sous développé. Comment sauver la chine de cet abominable destin ? la question est on le voit assez proche de celle qui s’est posée à bien d’autres partis communistes, d’abord à celui qui prend la tête de la révolution russe mais aussi le Cubain, le Vietnamien et bien d’autres.

La théorie concrète impose de ne pas faire comme la bourgeoisie, qui n’a de cesse de tronçonner les Révolutions pour mieux en faire disparaître l’actualité, les tronçonner entre ce qui serait acceptable et ce qui ne le serait pas. Ainsi la Révolution française pour être acceptée devrait s’amputer de Robespierre, de la terreur. Ou encore en ce moment on célébrerait le seul moment fondateur de la révolution d’octobre, son déclenchement au meilleur des cas autour de Lénine et trotsky que l’on nous dépeint comme de grands humanistes, ennemis de toute violence ce qui est un plaisanterie en particulier pour Trotsky. Ce qui aurait suivi, résumé sous le terme de stalinisme ne serait que trahison et dévoiement. ce genre d’analyse qui se veut de gauche, apporte une caution on le voit à la thèse de Furet qui veut que toute révolution soit nocive et condamnée à se dévorer elle-même... Ce genre de description n’a rien à exposer comme exemple de réalisation pour conforter leur vision d’une Révolution idéale. De telles analyses reviennent en fait à dénoncer la Révolution qui se serait faite dans des pays barbares au nom d’un hypothétique idéal et la description renforce les thèses de la bourgeoisie .

Ce positionnement qui est celui de la bourgeoisie est celui que dénonçait Lénine quand les mencheviks critiquaient le communisme de guerre, ce qui est paradoxal puisque Lénine critiquait lui-même ce faisant le communisme de guerre et proposait la NEP. Ce que Lénine dénonçait alors c’est ceux qui ne voient pas les conditions objectives de l’erreur et la diabolise pour mieux aboutir à l’idée que la révolution d’octobre était un monstre voué à l’échec, qui n’aurait jamais dû voir le jour dans l’état de sous développement de la Russie.

Les communistes chinois n’ont jamais procédé avec Mao comme Khrouchtchev et les communistes français ont prétendu le faire avec Staline, ils ont considéré qu’il avait fait le socialisme en Chine, il était le fondateur, avec 30% (non définis) d’erreurs qu’il fallait corriger pour ne pas détruire l’idée du socialisme et pour en même temps ne pas laisser à des Gorbatchev et à des Eltsine le soin de passer au capitalisme en prétendant corriger les erreurs.

Quand nos camarades Chinois insistent sur le passage d’un théorie à théorie concrète c’est pour à l’inverse des mencheviks de toute espèce continuer à poser l’actualité de la révolution, définir les erreurs qui entravent le but, la vraie question est alors la portée pratique de l’erreur, si l’on veut sauver la Chine que l’instauration difficile du socialisme impose, quitte à ce que l’analyse soit différente en 1921 et en 1927, quand la NEP s’essouffle.

2)L’actualité de la Révolution

Donc s’il faut une analyse concrète d’une situation concrète ce n’est pas pour isoler les révolutions les uns par rapport aux autres, pour rendre incompréhensible le processus complet, c’est pour mieux mettre en évidence dans chacune d’entre elle cette actualité de la révolution. Il faut à chaque fois comme l’a proposé Marx et réalisé Lénine, mais aussi les successeurs comme Mao, Fidel, Ho chi Minh, saisir ce qui est en train de se passer, la question posée par les masses dans une formation sociale déterminée pour aller vers une rupture féconde. Comme l’a dit excellemment notre camarade de la revue Germinal qui a ouvert le débat par une introduction d’une grande pertinence, la Révolution crée une rupture qui rend le retour en arrière de fait impossible, même s’il y a contre révolution.

Quand Robespierre pousse jusqu’au bout le refus de l’ordre féodal, refuse tout compromis avec cet ordre, il peut être décapité, les rois peuvent revenir, la féodalité est morte.

Si aujourd’hui encore le capital s’acharne sur la Révolution d’octobre et mène jusqu’à l’absurde le confrontation avec la Russie retournée au capitalisme, c’est parce que sur le fond la classe dominante sait qu’un peuple qui a fait la révolution demeure un danger, il connait le pouvoir des masses.

C’est là qu’on retrouve le marxisme où ce sont les formes développées qui expliquent l’origine et non l’inverse, si la révolution russe est la matrice de toutes les révolutions, l’actualité de la révolution est telle qu’il faut à chaque instant saisir ce qui est en train de se passer sous une forme originale qui prolonge et explique ce moment de rupture. quand la révolution d’octobre, ce qu’elle a créé l’uRSS, a rendu impossible le capitalisme. C’est ce que démontre l’histoire, celle de la lutte des classes, dans laquelle prennent place la révolution cubaine, chinoise, vietnamienne. Désormais le capitalisme se survit à lui-même avec des destructions de plus en plus manifeste de la planète et des êtres humains pour imposer son hégémonie.

Ce qu’a créé la révolution d’octobre

Il y a ses réalisations c’est sur quoi notre camarade Tatiana a insisté, mais ces conquêtes, le mot a été répété plusieurs fois, y compris par nos camarades cubains, sont une matrice pour le reste de l’humanité. Tatania nous a expliqué à quel point l’URSS avait permis la transformation d’un immense pays le plus grand de la planète - en taille pas en population, là nos camarades chinois sont nettement devant. Elle nous a décrit comment ce pays était passé d’un stade d’arriération paysanne dominé par un autocrate qui le faisait plier sous son joug, à un pays développé. Comment en cinquante ans, l’union soviétique avait franchi des étapes que nous avions mis 200 ans à franchir. Non seulement ils ont réalisé l’industrialisation, le développement scientifique, l’éducation, la santé pour tous mais ils l’ont porté à l’excellence mais ce faisant ils ont en quelque sorte fait monter le niveau de revendication de toute la planète.

Dire cela n’est pas une banalité c’est essentiel, c’est ce que l’on veut nous masquer. Si nous prenons nos propres conquêtes que l’on veut nous enlever que doivent-elles à cette révolution et qu’on nie si aisément. J’ai vu comme vous dernièrement un film sur la sécurité sociale "la sociale", un excellent film. Mais le réalisateur faisait de la sécurité sociale le résultat de la volonté du mouvement ouvrier français en matière de protection sociale et comment tout le monde en avait bénéficié grace à la force des communistes français à la libération, grâce à un ministre ouvrier du PCF qui l’avait imposé dans l’esprit du programme de la résistance dans lequel le PCF avait joué un rôle central. Tout cela est vrai et il fallait le dire. Mais la seule référence à l’URSS était dans ce film la signature par Staline du pacte germano-soviétique et la manière dont le créateur de la sécurité sociale avait dû s’enfuir à la suite de la mise hors la loi des communistes qui s’en était suivi. une simple allusion, aucun contexte en particulier celui des accords de Munich, non l’URSS c’était ça, un poids dramatique pour la classe ouvrière française. Que l’on ait pu imposer la création de la sécurité sociale après la guerre, grâce à la victoire de l’union soviétique, son immense prestige face à un patronat qui avait trahi était complètement occulté, comme l’étais la manière dont l’URSS, dans les pires conditions avait créé pour son peuple une droit à la santé sans équivalent dans le monde.

Là encore je ne parle pas du passé mais des enjeux d’aujourd’hui. C’est au moment de la libération, dans les rapports de forces créés par la résistance mais aussi et surtout la victoire de l’uNion soviétique, chèrement payée par 26 millions de leurs morts, face à un patronat qui avait dans sa masse préféré Hitler que le Front populaire, que nous avons obtenu ce dont ce même patronat cherche à nous dépouiller.

La chute de l’Union Soviétique a été pour les soviétiques un profond traumatisme, un dépouillement terrible, mais elle a été une défaite pour nous tous, l’incitation pour le patronat à nous spolier.

Mais il faut également savoir regarder l’actualité de la Révolution y compris dans cette défaite. Nous voyons bien que quelles que soient les Révolutions, elles reprennent les mêmes objectifs, lutte pour la paix, droit à la santé, à l’éducation et ce faisant elles interviennent de plein pied dans le nouveau stade de développement des forces productives, celle que l’on dit être une révolution "informationnelle", le haut niveau de qualification qu’elle exige des êtres humains en tant que producteurs. Soit on considère que face à un monde de robots, les êtres humains sont devenus des nuisibles, dont on peut se débarrasser en tous les cas les maintenir en esclavage au propre comme au figuré, le projet nazi, soit on fait monter l’émancipation par le savoir pour tous. En s’obstinant sur ces conquêtes, en les diffusant, et même en revendiquant leur aspect moral, la révolution d’octobre, comme en témoignent nos camarades chinois à ce nouveau stade de leur propre développement, cela dessine un destin pour l’ensemble de l’humanité auquel chaque peuple doit apporter sa propre spécificité, son propre socialisme.

La révolution d’octobre un combat permanent contre la guerre

La révolution d’octobre est une épopée grandiose qui affronte sans relâche le bellicisme du capitalisme, elle est née du refus de la guerre et pourtant il a été exigé d’elle un effort permanent en ce sens, la guerre civile, la guerre contre le nazisme, la guerre froide qui débute avec Hiroshima et se poursuit par la guerre des étoiles de Reagan, si bien qu’à la fin 40% de son PIB passait dans l’effort de guerre.

Qui ne mesure pas à quel point cette stratégie du capital face à sa perte d’hégémonie, demeure la même, y a-t-il une révolution qui n’ait pas dû affronter ce bellicisme, ce caractère mortifère du capitalisme ? La guerre a été imposée au Viet-nam, deux des principales puissances militaires de la planète, la France et les Etats-Unis on prétendu la réduire. Comme disait un camarade Vietnamien : "deux des principales puissances militaires ont voulu nous mettre à genoux, nous avons pris un fusil et nous sommes restés debout et avec nous le monde est resté debout". Mais c’est aussi le cas de Cuba à qui est imposé cette guerre d’usure, ce siège qu’est le blocus. C’est le cas de la Chine, dont l’on voit bien que les États-Unis tentent l’encerclement, feignent de craindre les Coréens pour justifier cet encerclement, la Chine face à cela a mis au point une sorte d’art martial de l’esquive et de la paix. Il me semble que la Chine a opéré une véritable critique de l’URSS, pas comme celle des bourgeois non, celle qui peut éclairer son propre avenir puisqu’elle affirme sa filiation avec la Révolution d’octobre. Cette analyse considère justement le poids de l’effort de guerre, la difficulté des réformes économiques dans ce contexte autant que la corruption du parti communiste de l’URSS avec la trahison de Gorbatchev et d’Eltsine.

La question de la paix et de la guerre est essentielle si nous voulons construire le socialisme où que nous soyons dans le monde.

3) La troisième grande dimension de l’actualité de la révolution d’octobre, c’est non seulement cet effort terrible qu’il faut arracher à l’impérialisme et au capitalisme, mais c’est une formidable opportunité pour des millions d’intelligence, de capacités jusqu’ici opprimées pour s’épanouir.

C’est vrai pour les prolétaires, mais ça l’est également pour ces prolétaires des prolétaires que sont les femmes. Je suis frappée devant le nombre de femmes de nos délégations aujourd’hui, il y a Tatania, mais il y a aussi la délégation chinoise et quand on sait quelle était la situation des femmes jadis, on se dit que oui une révolution est une émancipation.

Nous insistons beaucoup dans notre livre sur cet aspect des révolutions, en donnant y compris l’exemple de la Révolution française où tous les maréchaux d’empire étaient des fils du peuple. On ne peut pas comprendre la manière dont tout un peuple est marqué par l’expérience révolutionnaire si l’on ne voit pas ce fait essentiel. La nostalgie du peuple soviétique à l’égard de l’URSS c’est le souvenir des conquêtes perdues en particulier en matière d’éducation et de santé, mais aussi de culture, de rapports sociaux différents, plus solidaires, plus chaleureux, mais c’est aussi cette conscience d’une mobilité ascendante offerte aux individus, un emploi, une sécurité pour soi et pour les enfants. ce qui contraste avec la mobilité descendante qui frappe aujourd’hui les enfants y compris d’universitaires, de gens qui avec la révolution, l’URSS ont vue s’ouvrir une nouvelle vie que celle de leurs parents devant eux.

C’est vrai là encore pour les pays qui font leur révolution, mais le monde entier en subit les effets. le capital a eu peur de la contagion, il a dû céder mais aujourd’hui nos enfants connaissent cette mobilité descendante, cette mise en concurrence qui durcit tous les rapports sociaux y compris entre génération.

4) Toutes ces têtes de chapitre, vous le mesurez exigeraient de longs développement, mais il en reste encore deux qu’il faudrait encore plus développer.

Le quatrième point de cet exposé sur les révolutions concerne le parti communiste. Toutes ces révolutions en effet ont quelque chose en commun , le rôle du parti communiste. Si ce n’est pas le cas de la révolution française, il faut bien voir que ce qui caractérise Robespierre, c’est sa capacité à placer les factions sous son action de refus de compromis avec l’ordre féodal et de faire du peuple "sa boussole", instaurer avec les masses une dictature de la bourgeoisie qui va au-delà même des intérêts immédiats de cette classe bourgeoise, il en mourra.

Il faudrait donc mais nous n’en avons pas le temps revenir sur le concept de "dictature du prolétariat". Disons qu’un parti est nécessaire pour garder le cap, l’imposer aux factions des intérêts privés, à la bête sauvage disait Hegel, il faut un parti comptable des intérêts généraux de la classe prolétarienne comme l’État est celui de l’intérêt général de la bourgeoisie. Le parti est le bien le plus précieux d’un révolutionnaire non par fétichisme, mais parce que comme Lénine s’appuie sur cette seule force organisée durant l’explosion russe, il est l’atout le plus important et pas seulement dans la prise du pouvoir qui dans de telles circonstances est le plus aisé mais pour affronter tous les obstacles qui se dressent devant la révolution et ce durant de nombreuses années où est poursuivi le but.

Le rôle d’un parti communiste c’est de démultiplier les efforts de chacun, mais c’est de garder le cap sur les objectifs. J’ai suivi le dernier Congrès du parti communiste chinois avec en particulier la réaffirmation de ces objectifs, construire une société de moyenne aisance pour le peuple chinois, mais aussi Xi Jinping a souligné que le 19ème Congrès du PCC, en planifiant le développement de la Chine jusqu’au milieu du siècle, démontrait une volonté sincère de créer une communauté de destinée pour l’humanité. Un rôle important pour ce faire est dévolu aux partis communistes. L’humanité est confrontée à des problèmes mondiaux dont l’ampleur est sans précédent. Les perspectives et le destin des peuples et des pays se rapprochent de plus en plus. Xi Jinping a noté le rôle pratique dans ce processus de l’initiative « Une ceinture – Une voie » qui réunit les civilisations, les projets. Xi Jinping a exprimé sa confiance que l’objectif de construire une communauté de destin de l’humanité sera atteint, dès que les différentes parties formeront ce concept pour elles-mêmes et qu’elles le mettront en pratique ensemble.

Ce qui frappe chez nos camarades chinois c’est leur optimisme. Dans un temps où chacun voit l’horizon s’obscurcir et a peur y compris des progrès scientifiques, de l’ère inconnue qu’ils ouvrent, de la mondialisation telle qu’elle avance avec sa formidable vague d’inégalités et d’injustices, eux se jettent dans le fleuve et nagent (chacun voit bien à qui je fais référence). Leur optimisme est lié à deux facteurs essentiels, le premier est le chemin parcouru, les obstacles surmontés. Ils ont vaincu le sous développement, l’humiliation d’un pays millénaire auquel ont été imposées toutes les défaites, toutes les humiliations, à commencer par l’obligation de consommer de l’opium. Ils ont opéré une reconquête à partir de là où ils en étaient, ils sont devenus la manufacture du monde, mais ce faisant ils se sont transformés et ils deviennent le lieu d’invention, de brevets, donc leur optimisme réside dans la conscience du chemin parcouru. Mais il y a aussi l’existence d’un parti communiste qui symbolise à la fois le chemin parcouru et le projet sur lequel le cap est maintenu. Comme l’a dit notre camarade chinoise, ils sont passé d’une théorie le marxisme à une théorie concrète, la dictature du prolétariat, une théorie devenue concrète, avec ses conditions objectives, ses obstacles, ses erreurs à analyser par rapport au but et non pour l’abandonner.

Ils ont beaucoup réfléchi à la chute de l’URSS et ils se sont demandé comment 20 millions d’hommes et de femmes appartenant au parti communiste d’union soviétique pouvaient se corrompre au point d’abandonner le pouvoir à l’adversaire, de passer dans l’autre camp avec armes et bagages ? La encore c’est une question qui ne nous est pas indifférente dans un moment où au meilleur des cas on tente de nous imposer un marxisme édulcoré pure théorie, de nous faire nous repentir de toutes les révolutions y compris la révolution française et de nous expliquer qu’un parti révolutionnaire n’a aucun intérêt mieux vaut un mouvement ou un appareil purement électoraliste, l’histoire du siècle précédent et celui que nous abordons nous oblige à réfléchir autrement.

Enfin le dernier point a largement été abordé dans son introduction par notre camarade de Germinal, il a dit des choses excellentes sur lesquelles je suis revenue à plusieurs reprises, à savoir que quand comme dans le cas de Robespierre et de la terreur il n’y a aucun compromis possible avec l’ordre féodal, la féodalité est morte. C’est ce que j’ai tenté également de démontrer ici en m’appuyant sur ce qu’avaient exposé notre camarade russe et chinoise, la révolution d’octobre a mis à mort le capital et même si celui-ci paraît lui survivre, il ne s’agit que de survie aux dépends de l’humanité, de la planète, le capitalisme a perdu le rôle progressiste qu’il a eu au début de son ère et la question de sa fin est posée sous des formes nouvelles, multiples mais qui dessinent le destin commun de l’humanité.

La révolution d’octobre est éternelle.

Vive la révolution d’octobre.

[1Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop, L’URSS vingt ans après, retour de l’Ukraine en guerre, Delga editeur 2015

[2Danielle Bleitrach, 1917-2017, Staline un tyran sanguinaire ou un héros national ? dialogue avec marianne Dunlop, Delga editeur, 2017.

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