conditions économiques : retour aux années 1950 Grâce à la construction Européenne, la condition salariale d’aujourd’hui est comparable à celle de 1950 !

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Le niveau de vie des ménages dont le salaire est le seul revenu, depuis 25 ans, s’est effondré, il est retombé au niveau de celui des années 1950. C’est ce que révèle une étude menée par le Cere (Connaissance de l’emploi, des revenus et des coûts), un cercle de chercheurs indépendants.

Premier constat : « les rémunérations, que ce soit dans le secteur privé comme dans la fonction publique n’ont pas suivi l’élévation du niveau de qualification de la main-d’oeuvre salariée qui n’a cessé d’augmenter ces vingt cinq dernières années », révèle l’étude. « Les récentes revendications salariales ne sont donc pas le fruit d’une illusion d’optique liée à l’annonce de profits boursiers records. », mais traduisent « la chute considérable de la part des revenus nets d’activité dans le revenu total des ménages. », affirme l’auteur Pierre Concialdi, économiste à l’Institut de recherches économiques et sociales (Ires). Il souligne également que le salaire net moyen « n’a guère connu de progression » depuis la fin des années 1970, avec un gain de l’ordre de 0,2 à 0,3 % par an, « largement inférieur à l’évolution du niveau de vie moyen en France ». Résultat à qualification constante, le salaire net moyen des agents de la fonction publique comme celui des employés du secteur privé a connu une perte de pouvoir d’achat comprise entre 4 et 8 % depuis 1978. De plus, depuis dix ans, « les prestations sociales ne parviennent plus à compenser ce mouvement. ».

Deuxième enseignement : c’est à partir de 1982, avec l’avènement de la « gôche caviar » au pouvoir.que ce recul s’est accéléré. Très rapide dans la première moitié des années 1990, cette chute s’est un peu calmée à partir de 1997, année du redémarrage de la croissance, avant de reprendre en 2002 et 2003. D’où ce verdict sombre du Cerc « Aujourd’hui, la place des ménages de salariés ou de chômeurs dans (échelle des niveaux de vie est comparable à celle qui prévalait dans les années 1950. »

A contrario, depuis les années 1990, la progression des revenus de la propriété a été particulièrement dynamique. Alors que les revenus du patrimoine représentaient 21,5 % du total des salaires nets en 1978, cette part est passée à 30% en 1988 pour grimper à plus de 45% en 1998 et redescendre légèrement, aux environs de 44% en fin de période. « En proportion des salaires, la part des revenus du patrimoine a plus que doublé au cours des 25 dernières années alors que celle des prestations sociales monétaires a été multipliée par 1,5 environ. »

Une autre enquête, menée par le Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) et publiée dans le magazine « Capital », vient aussi confirmer la dégringolade du pouvoir d’achat de certaines catégories sociales ces dernières années. Là, l’ensemble des revenus des foyers (travail, patrimoine et prestations sociales) a été pris en compte. Les ouvriers ont subi de plein fouet la hausse du prix de l’essence ou de la viande. Sur la période 2001 à 2004, leur pouvoir d’achat a ainsi reculé de 1,8 %. Cette baisse, qui s’est accélérée en 2003 et 2004, devrait se poursuivre à hauteur de 0,8 % cette année.

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