2007/2008 : lever les obstacles Gérald Briant

, par  communistes , popularité : 3%

Deux objectifs fédèrent les communistes : leur détermination à chasser la droite du pouvoir et leur volonté de faire grandir le niveau des exigences populaires pour construire une politique de réelle progrès social. Tout autre chemin nous met au mieux dans l’embarras, au pire, nourrit l’impuissance. Repartir de cela évite un écueil de réduire le débat sur l’alternative à un choix de « présupposé » en matière de rassemblement. En d’autres termes devoir, ou bien nous déterminer par rapport à la LCR ou bien par rapport au PS, c’est-à-dire encore, enfermer notre choix, entre la rupture assumée avec une partie de gauche quitte à repousser aux calendes grecques une victoire sur la droite et une union à minima qui au mieux -et c’est encore à prouver- conduira à une majorité pour une alternance.

Au regard de la gravité des attaques portées, nous ne pouvons nous tromper d’échelle, penser « étriqué » sous peine de passer à côté du potentiel existant pour une véritable transformation social. Lors du référendum nous avons su avoir l’audace de nos ambitions. Aujourd’hui nous devons faire preuve d’une créativité du niveau de celle du Front Populaire et qui a conduit aux acquis de société que le pouvoir essaie aujourd’hui de supprimer.

La droite est déterminée à remodeler durablement notre société française aux normes du capitalisme mondialisé qui appuie sa bataille politique sur un corpus idéologique prônant le pragmatisme pour mieux prêcher le renoncement, « l’idéologie de la non-idéologie ». Une droite unie qui si elle s’affronte sur les moyens, converge sur l’objectif. Pour Sarkozy comme Villepin, il s’agit bien d’instaurer la règle de « la concurrence libre et non faussée » et la guerre que se livrent les deux hommes ne vise qu’à élargir l’assise populaire pour y parvenir. Face à eux, il nous faut crédibiliser la possibilité d’un rassemblement majoritaire en capacité de rompre avec leur politique ; d’imposer des choix alternatifs. L’existence d’un Parti Communiste en ce début de 21° siècle ne peut donc se borner à tenter de changer la nature des autres forces politiques de gauche. Elle se légitime dans notre capacité à faire grandir les « consciences politiques » : à donner ambition, cohérence et débouché politique aux exigences sociales, à lever les obstacles du rassemblement du peuple et de l’ensemble des forces de gauche. Elle donne sens à une candidature communiste à l’élection présidentielle. Occupons-nous d’abord de ce qui nous rapproche, nous y gagnerons en efficacité !

Gérald Briant - Paris

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