CREUSER NOTRE SILLON COMMUNISTE Michel RICA

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Michel RICA, Loire Atlantique

Le Parti s’est profondément transformé depuis un certain nombre d’années. Son ouverture à la société, les modifications intervenues dans son mode de fonctionnement ont contribué à faire de son organisation, un outil davantage en correspondance avec son idéal de transformation sociale, mettant au centre l’individu/adhérent. Les mutations des trente dernières années - remise en cause de la notion de dictature du prolétariat, fin du centralisme démocratique, disparition du parti-guide, revalorisation du rôle de l’adhérent - ont profondément renouvelé nos pratiques militantes.
Pour autant, l’outil est perfectible, il doit sans cesse s’adapter à tout ce qui bouge dans la société pour faire du neuf. Ainsi il nous faut sans doute mieux articuler le rôle du parti et sa place dans le rassemblement antilibéral que nous voulons construire.

Cela nécessite d’avancer dans notre réflexion sur la fonction moderne d’un parti communiste. Deux écueils doivent à mon avis être évités : celui d’un retour à une conception « avant-gardiste » niant les avancées que j’évoquais précédemment ; celui enfin d’une fuite en avant diluant l’identité communiste au profit d’une vision idyllique du rassemblement. La récente campagne référendaire est riche à cet égard d’enseignements. Si à l’évidence le rejet du libéralisme est une aspiration grandissante, on sent bien que la visée transformatrice, révolutionnaire au sens actuel, est loin d’être majoritaire. Aussi, l’apport communiste me semble décisif même si nous devons considérer qu’il n’est pas le seul. Or, pour apporter, pour jouer un rôle, il faut exister.
L’utilité du parti est aujourd’hui, me semble-t-il, mieux perçue et reconnue. La récente campagne du référendum sur le traité constitutionnel européen a été à cet égard démonstrative de l’utilité de l’organisation communiste dans le rassemblement autour du « Non ».

S’il est un chemin sur lequel il nous faut avancer, c’est bien celui-là : creuser notre sillon communiste sur le terrain du rassemblement pour nourrir le débat d’idées, porter un projet susceptible de contribuer à donner du contenu à ce rassemblement, modifier les rapports de force. Le Parti ne saurait avoir de fonction productrice pour l’avenir hors des rapports d’un type nouveau avec les différents acteurs des mouvements sociaux, citoyens fondés sur le respect mutuel des identités et des fonctions des uns et des autres, la coopération rejetant toute dépendance ou interdépendance.

La place centrale que nous donnons à l’adhérent dans le parti implique à mon avis de pousser notre réflexion sur la structuration de notre activité en s’appuyant sur l’expérience. Or, trop d’adhérents sont aujourd’hui confrontés à un « vide organisationnel ». La réflexion sur la nature de notre rapport à la société doit inséparablement nous faire réfléchir sur la nature de l’offre faite à nos adhérents, au rôle d’animation de nos directions.

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