Compte-rendu des 3 réunions thématiques Section de Rezé Sud Loire, Fédération de Loire-Atlantique

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Compte-rendu des 3 réunions thématiques sur la visée et le projet communiste, la stratégie et les échéances électorales, le Parti et les statuts (24/11, 29/11 et 6/12)
La visée communiste, notre projet
les camarades estiment que le but des communistes demeure l’émancipation humaine. La défense des libertés individuelles ne peut être garantie que par des droits collectifs (conquêtes sociales, conquêtes nouvelles). Le communisme doit est contraire à l’individualisme mais sans nier l’individu. Le capitalisme sait très bien défendre ses intérêts de classe, le communisme doit être porteur de l’intérêt d’une classe sociale par le partage des richesses, l’accès de tous aux savoirs et aux connaissances. La démocratie doit être le fil rouge de la construction d’une société nouvelle que nous appelons communisme. Le débat porte sur la transformation sociale : le capitalisme aujourd’hui mondialisé attaque les acquis sociaux. La question du dépassement du capitalisme est posée pour les communistes à partir de la société telle qu’elle est. La visée communiste doit donc proposer des buts réalistes pour tendre vers la construction d’une société sans domination ni exploitation par la création de nouveaux droits, en finir avec les discriminations.
le débat porte également sur l’action concrète, au quotidien, pour répondre aux besoins des gens : s’attaquer à l’immédiat (riposter à la politique de la droite en lui opposant un projet fait de propositions concrètes). Les camarades pensent qu’il faut à la foi s’attaquer à l’immédiat et construire un projet communiste porteur d’avenir : besoin de porter des ruptures, d’exprimer la radicalité anticapitaliste mais aussi d’offrir du rêve, de l’utopie pour susciter de l’envie, de l’intérêt. La visée communiste pour être crédible doit tendre à la création de droit individuel : droit au logement, à l’emploi, à l’énergie, à la santé...

La stratégie et les échéances électorales
les camarades estiment que les échéances politiques doivent être prises en compte. Ils se posent une question : comment traduire dans une alliance avec le PS le rassemblement majoritaire sur des choix antilibéraux et ne pas trahir notre identité ? La lutte des classes est pleinement d’actualité, pourtant la construction de rassemblements majoritaires s’avère difficile : voir les limites du vote du 29 mai. Nous ne pourrons pas affronter la question des alliances sans s’attaquer à ces rassemblements. Nous ne pouvons plus concevoir nos rapports avec les autres forces politiques comme avant, sinon nous sortirions d’un tête à tête avec le PS pour un tête à tête avec une extrême gauche qui ne veut pas le pouvoir.

Le débat porte sur la nature de l’identité communiste : notre « vocation » n’est pas seulement de porter la protestation mais aussi de viser la conquête du pouvoir avec d’autres. Comment y aller sans nous renier ? Pourtant il y a besoin d’être dans les lieux où se prennent les décisions : référence au rôle de nos élus mais aussi à l’expérience 1997/2002 et à certains votes de nos parlementaires peu lisibles.

Les camarades expriment la crainte d’un nouveau « 21 avril » en exprimant le souhait que nous abordions les échéances électorales de manière nouvelle, tout en souhaitant une candidature communiste à la présidentielle.

Quel parti pour le 21ème siècle ? les statuts
la vie du parti, le rôle de l’adhérent, la proximité sont au cœur des échanges. Comment être le parti de la transformation sociale, celui de la stratégie qu’il se donne ? cela pose pour les camarades la question de notre utilité aux gens, de notre proximité en particulier dans les quartiers populaires. Le débat porte sur notre activité de terrain globalement en recul même si des exemples récents montrent que nous sommes en capacité de faire du travail (élection cantonale partielle de Bouaye Rezé/sud en octobre 2004 et campagne référendaire cette année).
Les camarades pensent aussi que si nous avons renouvelé nos modes de fonctionnement, nos pratiques, nous en sommes encore fortement imprégnés (culture communiste héritée de plusieurs décennies de conceptions héritées du stalinisme). Ils estiment que notre expérience du référendum a montré que nous pouvions travailler avec d’autres, êtres ouverts et en même temps apparaître comme une force indispensable au succès.

Les camarades insistent sur le fait que le parti ne saurait être une force d’appoint de quelque rassemblement que ce soit : assumer ce que nous sommes.

S’agissant des statuts, les camarades pensent que nous y avons consacré beaucoup (trop ?) de temps depuis le congrès de Martigues. Il nous faut sortir des attitudes « clanistes » (substitut aux tendances), être le parti communiste dont les gens ont besoin. Cela pose la question de quel parti ? Un parti près des gens, utile pour résister, se battre et transformer la société, utilisant tous les lieux (de la rue aux institutions) pour cela. Nos organisations locales doivent être repensées notamment en terme de proximité : les assemblées générales ont nui au fonctionnement de cellules de quartier, locales voire d’entreprises. Entre l’assemblée générale et le comité local de section que nous avons mis en place il y a souvent peu de différence. Il nous faudra repenser l’animation de l’activité du parti. Proposition d’une réunion ultérieure (semaine suivante) sur la vie du parti sur la section, la structuration de son activité.

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