Donnons un sens nouveau au vote communiste. Alain Duparquet

, par  communistes , popularité : 5%

Par Alain Duparquet

Fédération de l’Ain, Section de la Plaine de l’Ain, Cellule Jules Blanchet

Pendant des années, nous avons dit aux gens à chaque élection que le poids du vote communiste avait une influence sur la politique menée dans le pays. La remise en cause de tous les acquis sociaux et sociétaux de la Libération crédibilise cette analyse. Mais faire un corrélation temporelle entre les reculs sociaux et nos reculs électoraux peut-il tenir-lieu de preuve ?

L’argument sur l’influence du pourcentage du parti communiste comme étant de nature en lui même capable d’influencer la politique conduite par la suite est non seulement devenu obsolète mais est porteur de délégation de pouvoir.

Dans le passé, la peur que l’URSS a inspirait à juste titre à la bourgeoisie a effectivement permis à cet argument d’être opérant car cette peur était une réalité politique.
L’utilisation de la déclaration, du Président du CNPF « on ne fait pas la même politique avec un PCF à 20% ou 10% « n’a pas eu pour effet le remontée de notre influence.
L’influence du parti communiste n’a pas en elle même de poids sur ce qui ce passe. Seule la conscience de la nature anti-capitaliste des choix à opérer, si elle va de pair avec une action politique massive et continue, est un obstacle à l’acceptation des choix patronaux, et plus largement des choix de société de la Bourgeoisie.

Penser que le « vote communiste » pourrait tout seul comme une baguette magique arrêter la machine de guerre ultra-libérale relève de la croyance idéaliste et est aux antipodes de l’analyse scientifique. De même le concept d’un prétendu « vote efficace » relève plus de l’incantation volontariste que du débat politique argumenté.

Il n’y a alors pas de loi éternelle qui nous imposerait d’avoir une candidature communiste dans chaque circonscription ou même à l’élection présidentielle. Il n’y a pas non plus de principe qui interdirait à notre parti de se présenter au nom d’un vote utile à gauche ou à gauche de la gauche.

L’expérience des législatives de 2002 montre que la présentation de candidatures uniques à gauche a permis, semble-t’il, de garder certaines circonscriptions et par là même un groupe communiste. N’est-il pas possible d ‘étudier des candidatures communes dans certains endroits ? Le bilan de l’action des élus communistes, à l’Assemblée comme dans les luttes est à valoriser.

Notre démarche de démocratie participative, dont les forums sont une illustration, est porteuse de légitimité populaire. Elle peut donc permettre que des gens divers, qui pour certains ont abandonné le vote communiste depuis longtemps, puissent de nouveau s’y retrouver. D’autres, pour qui se vote semblait incongru peuvent également en trouver l’envie. Ils ne le feront que si notre motivation rencontre la leur, que si ils s’identifient au renouvellement opéré par le PCF.

Dans ce contexte, toutes celles et tous ceux qui se reconnaîtrons dans les propositions émanant des forums peuvent se retrouver sur la candidature de Marie-George BUFFET .

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