Le dire et le faire. Jacques Bonnet

, par  communistes , popularité : 4%

Nous disons que l’intervention citoyenne est la clé de notre action. Le seul moyen pour construire des résistances, un projet politique, un rassemblement populaire et des candidatures unitaires susceptibles de battre la droite, et de la battre durablement. Nous disons que le rôle de décideur doit revenir au mouvement populaire. C’est bien. Nous le disons très, très bien. Mais quelle est la réalité de notre travail en ce sens ?

Dans la campagne du NON, beaucoup de responsables, d’élus et de militants communistes ont participé activement aux meetings unitaires et aux cartels du NON de gauche. Peu ont contribué à la naissance et au développement de véritables collectifs citoyens : Autonomes, démocratiques, organisant avec efficacité l’information, l’éducation, la consultation et la prise de décision populaires. Les collectifs du NON sont devenus des collectifs du 29 mai pour une alternative au libéralisme en France et en Europe. Mais, en septembre, au moment de cette transformation, beaucoup de militants ont déserté les collectifs, dont pas mal de militants communistes.

Pourtant, j’en témoigne avec le fait du collectif de La Paillade à Montpellier : fort désormais d’une centaine de membres, il mène un travail diversifié qui va peut-être le conduire à faire grandir dans les mois qui viennent une intervention citoyenne efficace. S’il ne reste pas un cas trop isolé...

Je ne néglige pas les difficultés de cette tâche, la contre-offensive réactionnaire, les positions des autres forces de gauche, le parti tel qu’il est.... Mais je crois encore possible qu’un investissement volontaire et organisé de responsables, élus, militants (du PCF et d’autres forces) et de citoyens dans les collectifs (ou sous d’autres formes bien entendu) permette de rendre hégémoniques dans notre peuple quelques idées fortes et quelques exigences marquant la rupture avec le libéralisme.

Ceci exige qu’on ne fasse pas que causer de l’intervention citoyenne mais qu’on y travaille effectivement.

Au bout, il y a l’espoir. Et sinon, le cauchemar.

Jacques Bonnet. Communiste.

Collectif pailladin du 29 mai, Montpellier - 34

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