Plaidoyer pour une démocratie de l’éthique. Jacques Passerat

, par  communistes , popularité : 7%

Jacques Passerat Toulouse 31.

Phagocytée par les puissances économiques, nous savons que la « démocratie représentative » sert de « vitrine » à une cruelle dictature du profit. Pour autant c’est la moins mauvaise structure de société que l’homme ait inventé à ce jour, nous devons la préserver, l’utiliser, l’améliorer, avec l’impératif de la faire vivre différemment : promouvoir à tous les niveaux l’intervention des citoyens, passer d’une « démocratie formelle » à une « démocratie participative ».

Cependant, participer ne fait pas sens. Partout où sévissent populisme, démagogie, contrôle d’opinion, obscurantisme, chantage, la « loi de la majorité » participative ou silencieuse, peut se transformer en une dictature du plus grand nombre, mortifère pour l’individu et la société.

Pour une démocratie vraiment démocrate, il faut opposer à la force du plus riche, du plus puissant ou du plus grand nombre, un principe de droit, un principe d’éthique au-dessus de l’idée de majorité ou de minorité, reposant sur notre épanouissement en tant qu’être humain, parce que nous sommes tous humains, égaux en dignité et en droits et qu’il n’existe pas de sous-humain.

Principes exprimés par les droits de l’homme, (respect, justice, liberté, solidarité, fraternité), qui intègrent le champ des droits sociaux (équité sociale).

Droits supérieurs, imprescriptibles, inaliénables, fondamentaux, universels dont personne ne peut être déchu parce que liés à notre nature et non pas seulement à une société et à une culture.

Une démocratie qui part de l’idée que la société et l’état sont au service de l’individu, où l’être humain devient finalité de la politique, une démocratie mise au service de l’homme et non d’une société particulière.

Une « démocratie de l’éthique » exigeante car basée sur des droits, mais aussi des devoirs (ce qui doit être fait de manière droite), partant du principe qu’il serait vain d’exiger de la collectivité ce que nous-mêmes nous luis refuserions.

Cela nous oblige à conjuguer pratique externe à l’individu, et exigence éthique assumée et intériorisée, une pratique individuelle débouchant sur du collectif. Une démocratie de démocrates associant action sociale et responsabilité, une autonomisation de l’individu, qui pose avec une acuité renouvelée l’accès au savoir, à l’éducation, à la culture et aux cultures.

Si le Communisme est bien un Humanisme, qu’attendons-nous pour investir cette expression la plus achevée de la démocratie, se l’imposer comme pratique, « fil rouge », visée, perspective pour notre démarche Révolutionnaire ? La question est posée !

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