Pour une véritable démocratie ascendante. Jean-Jacques PAVELEK

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Notre parti a tour à tour abandonné les notions de dictature du prolétariat, de centralisme démocratique et d’avant-garde de la classe ouvrière. Il continue néanmoins de désigner ses dirigeants de la même façon : les sortants proposent ceux qui vont leur succéder, eux-mêmes ou ceux qui ont leur aval. Les adhérents de base n’ont alors d’autre choix que d’approuver ce choix - en élisant des hommes et des femmes que, souvent, ils ne connaissent même pas - ou de le rejeter en bloc, c’est-à-dire d’entrer en opposition frontale avec leur propre parti. Les structures dirigeantes s’auto-légitiment et s’auto-reproduisent. Ainsi, on transforme des adhérents qui se voulaient acteurs en observateurs de décisions qui leurs sont extérieures.

Notre reproduisons par là dans notre organisation un des défauts majeurs que nous reprochons à notre système politique : l’électeur (l’adhérent) n’a en réalité d’autre choix que d’approuver des choix qui se font sans lui. Ce qui pouvait apparaître cohérent avec une conception avant-gardiste du parti fait désormais obstacle aux aspirations à la démocratie participative que nous prétendons appuyer.

C’est pourquoi je propose que nous adoptions dès à présent le principe d’une véritable démocratie ascendante, les dirigeants étant désignés directement par les structures de niveau inférieur (départements pour la direction nationale, sections pour les directions départementales, etc.) selon des règles de représentation à établir sur le modèle de celles en vigueur pour la constitution des congrès (un représentant pour x adhérents). Et si l’on veut bien reconnaître une diversité de lieux, d’objets et de formes de regroupement des communistes, nous pouvons panacher les représentants issus de structures géographiques avec d’autres issus de réseaux, de groupes de travail, etc. Cela ressemblerait à un congrès permanent, pourrait-on objecter. Pourquoi pas ?

Outre qu’une telle évolution m’apparaîtrait plus conforme avec les aspirations démocratiques qui s’expriment dans la jeunesse et dans toutes les couches instruites de la population qui revendiquent le respect de leur intelligence, elle permettrait aux structures de base de mandater leurs représentants pour faire remonter leur préoccupations et leurs volontés à une échelle plus globale pour être confrontées à ce qui remonte des autres organisations de base. Ainsi, les décisions politiques ne s’élaboreraient plus par le haut mais par le bas, les dirigeants n’auraient plus pour mission de faire descendre la ligne mais d’unifier et de synthétiser ce que les communistes sont capables, à tous les niveaux, de déterminer.

Jean-Jacques PAVELEK
Section de Provins (77).

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