Que faire après l’échec des forums ? Olivier Ritz

, par  communistes , popularité : 2%

À notre tour nous invitons nos camarades à se souvenir de leurs chaussettes vertes du 29 mai, les fameuses chaussettes vertes porte-bonheur que nous avons portées ce jour-là, qui nous ont fait gagner, et qui, c’est sûr, nous feront encore gagner si nous les portons à nouveau les jours d’élection en 2007. Pour certains ces chaussettes magiques s’appellent « rassemblement », « politique faite par tous et pour tous » ou encore « forums ». Pour nous, elles s’appellent bien davantage « discours clair, hiérarchisé, argumenté et développé », « organisations fortes et mobilisées » et « activités militantes ».

De nombreux forums sont organisés. Mais la dynamique promise ne se produit pas. On retrouve toujours les mêmes personnes dans les salles et, pire encore, on entend toujours les mêmes intervenants. On bavarde. On est content d’être ensemble. Dehors, la colère sociale s’exprime avec force dans les banlieues, mais nous n’en sommes pas. Nous nous demandons ce qu’il faudrait faire, avec le MARS et Alternative Citoyenne, et nous n’avançons pas.

La mise en place d’espaces de parole ne suffit pas à faire surgir la démocratie, comme un lapin d’un chapeau. La somme des handicaps et des inégalités à affronter est bien trop grande, et les partis, et singulièrement le Parti communiste, ont un rôle important d’éducation populaire. Pour donner à chacun les moyens idéologiques de son émancipation, nous devons porter un discours clair et précis, capable d’être un point de repère.

Pour mener ce combat idéologique, il faut travailler au renforcement de toutes les organisations. Il faut des militants politiques, syndicaux et associatifs efficaces pour dénoncer la société capitaliste et faire grandir l’exigence d’une autre société. Il faut un parti qui fonctionne, qui puisse organiser partout des distributions de tracts, des porte-à-porte, des collages d’affiche et des réunions publiques. Il faut aussi défendre et développer L’Humanité. Bref, il faut faire de notre discours une parole publique.

Mais encore pour cela faudrait-il un discours plus clair et plus précis, qui pose les questions les plus fondamentales. Que disons-nous aujourd’hui de la propriété ? Jusqu’à quel point acceptons-nous la propriété privée ? Par quoi voulons-nous la remplacer ? Que proposons-nous pour arriver à un véritable partage des richesses, des pouvoirs, du travail et du savoir ?

Nous serons tous beaucoup plus forts quand le Parti communiste aura répondu à ces questions.

Olivier Ritz - Marine Roussillon
Paris

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