libération de Salah Hamouri

, par  communistes , popularité : 7%

Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien, détenu depuis 3 ans en Israel, pour être soupçonné de terrorisme car il est passé devant la demeure d’un rabbin extrémiste.

Avec sa mère Denis Hamouri, un comité de soutien regroupant de nombreux élus multiplie les interventions pour exiger sa libération, faire connaitre sa situation en France, et obtenir une intervention du gouvernement.

Le cabinet de Nicolas Sarkosy vient de donner un rendez-vous, premier signe positif. La différence de traitement avec d’autres français détenu à l’étranger saute aux yeux...

Première lettre de Salah Hamouri écrite dans sa prison…

« Le peuple palestinien a vécu beaucoup de tragédies pendant ces 61 dernières années à cause de l’occupation israélienne qui a expulsé de force le peuple palestinien de sa terre. Ils ont commis beaucoup de massacres et il y a eu beaucoup de morts.

Le monde n’a pas bougé. Notre devoir, nous les Palestiniens, est de protéger notre peuple. Pour cela il nous reste que la résistance, qu’elle soit culturelle ou économique, pour libérer notre terre.

Il y a des morts et des blessés dans cette lutte. Et il y a aussi des prisonniers. Les prisonniers palestiniens sont des prisonniers politiques. Ce ne sont ni des voleurs, ni des criminels et encore moins des « terroristes ». Mais Israël se refuse à appliquer le droit international. Envers ces prisonniers c’est la « justice militaire » qui leur est appliquée.

Il y a plusieurs étape dans la vie d’un détenu palestinien. La première c’est la période d’interrogatoire. L’enquêteur emploie tous les moyens pour faire parler le détenu afin qu’il fasse des aveux qui seront ensuite utilisés contre lui au tribunal militaire.

Les divers moyens utilisés sont tous : la force. Il s’agit de terroriser le prisonnier, de le menacer de tortures et de lui dire qu’il passera toute sa vie en prison s’il n’avoue pas.

Un membre de la famille peut être amené (père ou mère) et le prisonnier le voit derrière une vitre teintée pendant qu’il est interrogé. Ensuite on ne nous laisse pas dormir : on est interrogé pendant 20 heures de suite attaché à une chaise, les mains dans le dos et les pieds liés. Pendant les quelques heures qu’il nous resterait pour dormir et se laver un peu, on ne peut pas : tout est sale, on st dans le noir dans une cellule de 5 mètres avec des toilettes.

On n’a plus la notion du temps. Du jour ou de la nuit. Plus de repères.

Cette première étape peut durer jusqu’à 6 mois. Ensuite le prisonnier sera transféré dans une prison centrale où la vie changera un peu. Mais il faut que je m’arrête d’écrire. Déjà… »

Salah Hamouri
Prison de Gilboa
Le 22 octobre 2008

Voir en ligne : comité national de soutien à Salah Hamouri

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