9emes rencontres internationalistes de Vénissieux
Organiser un débat utile à l’action Introduction à la rencontre de la jeunesse : quelle société pour la planète ?

, par  pamillet , popularité : 13%

Merci à tous et notamment aux jeunes qui ont accepté ce débat. Il y a bien sûr les jeunes communistes, mais aussi margot des jeunes pour le climat, flavie du groupe ecodefense, et valentin de extinction-rébellion. On avait lancé l’idée de cette rencontre par une lettre à Greta Thunberg, la jeune suédoise très médiatisée en lui disant « l’urgence climatique, c’est politique ». Vous avez cette lettre sur les chaises.

En préparant cette rencontre, j’ai été surpris du grand nombre de groupes ou collectifs qui se sont créés dans la jeunesse ces dernières années, dont plusieurs parlent autant de l’environnement que du capitalisme, je note aussi qu’ils sont tous sur facebook et pour certains uniquement sur facebook ! C’est un autre sujet, mais qui intéresse bien sûr quand on parle du capitalisme, car ces grands acteurs mondiaux du numérique sont d’incroyables outils de contrôle social, et cela intéresse aussi quand on parle du climat, car ces grands réseaux sont devenus de grands consommateurs énergétiques et contrairement à ce qu’on entend souvent, l’impact environnemental d’une lecture sur écran est sans doute bien plus négatif que la lecture d’un tract papier s’il provient d’une forêt gérée de manière durable...

Ce dernier exemple illustre un enjeu citoyen des discussions sur l’environnement. C’est pour nous un enjeu d’abord de connaissance, d’éducation populaire, tellement il se dit de choses contradictoires, et tellement on entend souvent des affirmations très globales, très générales, comme "quand ça fond, c’est foutu", qui peuvent être des slogans de manifestation, mais qui ne nous aide pas beaucoup à comprendre.


Je ne parle pas des climato-sceptiques à la Trump, mais de beaucoup de sujets ou on a besoin tout simplement de savoir.

Par exemple, on nous parle souvent de la déforestation, vous avez tous entendu parler des incendies qui ravagent l’Amazonie, poumon de la planète. Vous savez que les forêts sont des puits de carbone, c’est à dire qu’elles absorbent le carbone de l’atmosphère et que peut-être si nous avions 3 ou 4 Amazonie sur terre, cela changerait complètement l’évolution climatique.

Mais vous trouverez sans difficulté des études de géographes qui disent que les forêts progressent sur terre. C’est visible en Europe à cause de la désertification des campagnes, mais ce serait le cas au total, y compris avec ces grands projets de reforestation comme la grande barrière verte en Afrique pour stopper la progression du désert, avec un millions d’arbres plantés par an au Sénégal par exemple. Il y a aussi la grande muraille verte en Chine autour du désert de Gobi, qui représenterait deux fois l’Amazonie en terme de puits de carbone... Ces grands projet sont aussi critiqués et de toute façon, il faut 20 ans pour qu’une forêt capte vraiment du carbone, mais j’avoue pour avoir lu beaucoup d’articles sérieux et pourtant contradictoires ces dernières semaines, qu’il est difficile de conclure.

Et vous avez tous entendu parler des incendies en Amazonie, mais sans doute pas des incendies en Sibérie, qui ont partout ravagé des surfaces plus importantes et qui sont le résultat de la fin du service public des forêts soviétiques, qui ont été privatisés avec un trafic vers la chine dont pourra nous parler notre camarade communiste russe demain.

Rappelons d’ailleurs que ce ne sont pas les incendies le problème en Amazonie mais bien la déforestation pour produire du soja, car la forêt tropicale est trop humide pour bruler tant qu’on ne l’a pas arrachée ! Alors au passage, le soja est-il réellement meilleur que l’huile de palme ?

Je ne prendrais que ce sujet, mais dès qu’on tire un fil, tout est lié, et on se rend bien compte qu’il y a de l’idéologie, du politique donc, dans la plupart des discours scientifiques, institutionnels ou associatifs. J’ajoute une question que les communistes connaissent bien depuis la citation du grand poète Neruda "face à un crime, accuse toujours la CIA, si tu ne sais pas pourquoi, elle, elle lesait". Peut-on faire confiance à toutes ces grandes ONG venus des USA et financés massivement par la fondation pour la liberté, filiale de la CIA pour par la fondation SOROS, ce grnd spéculateur qui finance des mouvements proUSA sur toute la planète...

Cela me conduit à poser deux questions à chaque intervenant qui présentera bien sûr son groupe et son activité :
- la première : comment s’informer et avoir accès à des connaissances confirmées. Peut-on faire confiance aux scientifiques, aux politiques, aux institutions, aux associations, aux entreprises, je vois bien que tout le monde dira non pour les politiques et les entreprises, mais est-ce que cela règle le problème ?
- la deuxième : peut-on parler de l’environnement, du climat, de la planète, sans parler du système économique, du capitalisme donc. C’est l’intitulé de ce débat "quelle société pour la planète" et si beaucoup nous diront que non, on ne peut pas parler de la planète sans s’engager sur la société, il reste que pour les communistes, une autre société, ce n’est pas la simple régulation du capitalisme, ce n’est pas non plus le retour vers une société villageoise, nous sommes plusieurs ici à donner un nom historique àç une autre société, le socialisme, et c’est alors aussi un débat sur l’histoire, sur l’économie, sur l’état, sur la mondialisation... et donc le débat est grand ouvert

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