9emes rencontres internationalistes de Vénissieux
sous un capitalisme destructeur et carnassier, défendre l’éducation est un combat, défendre la culture est un combat, rien ne va de soi, rien n’est donné. Allocution de Michèle Picard, maire PCF de Vénissieux

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Comme à chaque édition, Michèle Picard a accueilli les délégations étrangères dont le représentant de l’ambassade de Cuba, avant la traditionnelle photo de groupe des invités.


Je voudrais souhaiter la bienvenue, à tous les participants de ces 9èmes rencontres internationalistes de Vénissieux.

Bienvenue dans notre ville donc, une ville d’environ 65 000 habitants, la 3ème du département et la 6ème de la région Auvergne-Rhône-Alpes
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L’essor de Vénissieux est indéniable, tant sur le plan démographique, que sur le plan économique, social, urbain. Notre ville avance, mais reste proche et fière de ses racines populaires, industrielles.

Les générations passent, les équipes se succèdent, mais le communisme municipal qui est le nôtre, se perpétue, toujours au service des Vénissians et de l’intérêt général.

Ce que nous défendons, à l’échelle de notre ville, c’est l’humain avant tout. Nous pouvons regarder dans les yeux, les reflets de notre héritage politique. Notre fil rouge, c’est de faire de l’éducation, une priorité pour nos enfants, c’est de renforcer la culture populaire, comme socle de notre identité, d’émancipation et d’ouverture d’esprit. C’est d’affirmer la démocratie de proximité, comme principe essentiel du développement partagé et citoyen de notre ville.

C’est faire en sorte, que chaque famille trouve un logement adapté à ses besoins et ses ressources, que les droits les plus universels (santé, justice, emploi, sécurité) soient accessibles à tous, sans discrimination, ni sélection par l’argent. La primauté de l’intérêt général sur les intérêts particuliers, voilà une ligne de force qui ancre nos politiques dans les territoires, qui se traduit par des actes et des orientations claires, du contrat social vénissian.

Aujourd’hui en 2019, sous un capitalisme destructeur et carnassier, défendre l’éducation est un combat, défendre la culture est un combat, rien ne va de soi, rien n’est donné.

Ces luttes pour changer la société, au plus près des gens et des territoires, c’est le cœur du communisme, qui doit aiguiller, et donner du sens au temps présent et à l’avenir. Etre à la pointe du combat, car aucun combat n’est perdu d’avance, agir pour l’émancipation, le progrès social contre la montée des idées réactionnaires, et les raccourcis dangereux du populisme, nos sociétés ont besoin d’un nouveau souffle, et c’est à la gauche de le générer, et au Parti Communiste Français en particulier.
Pour plusieurs raisons, l’organisation des nombreux débats de ces 9èmes rencontres internationalistes de Vénissieux, me paraît non seulement nécessaire, mais très utile.
Il y a urgence à réintroduire le débat politique dans l’espace public. Les médias et les réseaux sociaux l’ont dévitalisé, en ont dénaturé le sens, et l’ont réduit à sa portion congrue.

Nous vivons dans un monde de communication, détenue et verrouillée par de grands groupes médiatico-financiers, dans le culte de la petite phrase assassine, du zapping permanent, de l’information non vérifiée, du propos mensonger ou diffamatoire. Ce bruit masque la réalité des choses, crée des confusions et, en empêchant l’éclosion du débat contradictoire, impose la pensée unique, celle d’un horizon indépassable, à savoir le capitalisme.

En somme, toutes les conditions sont réunies, pour renforcer le populisme actuel, la démocratie d’opinion prenant le pas, sur la démocratie d’idées.

L’autre enrichissement de ces rencontres, provient de la diversité des intervenants et des délégations. Notre passé et notre histoire collective, conditionnent souvent des réflexes inconscients de notre part. La gauche a plus que jamais besoin d’élargir son horizon, de regarder et voir ce qui se fait ailleurs, au-delà de toute frontière. Pour se réinventer sans trahir son passé, pour imaginer de nouvelles solidarités, pour créer une envie, un désir et des possibles, qui manquent cruellement aux sociétés matérialistes du monde occidental.

L’avenir de la planète est l’un des fils rouges des débats de ces 9èmes rencontres. L’urgence environnementale est là, pas seulement devant nous, mais ici et maintenant. Il n’y aura pas de sursis ni de rémission, si l’on n’agit pas maintenant.
Nous le savons, nous devons en finir avec ce capitalisme qui exploite l’homme, et pille les ressources pour son seul et unique profit. Agir contre le réchauffement climatique et la sauvegarde de la planète, cela veut dire changer de modèle économique et social. L’un n’ira pas sans l’autre.

De même, les notions de développement durable ne peuvent être dissociées du développement social, humain, et de la réduction des inégalités, entre les hommes et les territoires.

C’est au parti communiste et aux forces de gauche, de s’emparer de ces questions. Tout au long de son histoire, le PCF a montré sa capacité à rendre la société française plus égalitaire, plus solidaire, à l’émanciper, et à la protéger du péril nationaliste et populiste. Nos démocraties vont mal, l’abstention ne cesse d’augmenter, les citoyens se sentent dépossédés de l’expression politique, résignés face au modèle unique, que le libéralisme impose.

Il nous faut recréer des liens de proximité, rapprocher nos institutions démocratiques des Français, en finir avec la verticalité de l’exercice du pouvoir, et faire des citoyens, des acteurs à part entière du développement économique, social, culturel, de notre pays.

Etre un laboratoire du progrès social, pour transformer la société, le PCF a su le faire par le passé, je ne doute pas qu’il sache le faire au présent, dans un monde déboussolé et pillé, par les forces de l’argent.

Je crois en la vitalité de nos idées, à leur universalité, et en la nécessité d’un parti communiste français, force de propositions, novateur, et fidèle à ses valeurs.
Alors encore une fois, à tous les participants, bienvenue à Vénissieux, et je nous souhaite des débats et échanges fructueux, tout au long de ces rencontres internationalistes.

Je vous remercie.

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