Bolivie : une société plus intégrale, plus participative, plus démocratique et solidaire Intervention de Jean Paul Guevara Avila, ambassadeur de Bolivie

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Bonjour mes frères bonjour mes sœurs. Je suis content d’être ici avec vous. C’est la deuxième fois que je visite Vénissieux pour ce colloque. Je suis très heureux et je voudrais remercier l’invitation et je vais essayer de parler en français. Je m’excuse pour l’accent.

Pour commencer je vais parler, faire le conte d’une petite histoire qui s’est passée le dernier mois de juillet, et c’est avec le survol de l’avion du président M. Morales parce que la France a arrêté soudain le permis de survol et d’atterrissage de l’avion présidentiel de Evo Morales, en début juillet dernier.

Cela a été une attitude non amicale et une agression flagrante du retrait de l’autorisation de survol de l’avion présidentiel. Pour l’espace aérien de la France et du Portugal. Le Portugal avait annoncé le retrait de tout permis de survol et d’atterrissage pour ensuite changer sa décision et accorder uniquement le survol et empêchant ainsi le ravitaillement nécessaire pour l’avion. Pour sa part la France a fait connaître le retrait du permis de survol lorsque le chef d’État Evo Morales s’est trouvé à quelques minutes de rentrer dans l’espace aérien français. L’avion était déjà en l’air. C’était une action très dangereuse pour le président et ses amis parce que cela a été aussi une violation comme toutes les communautés internationales et une atteinte contre la vie d’un chef d’État.

Ces pays ont obligé le président Morales a faire un atterrissage d’urgence en Autriche et à faire une nouvelle programmation de bord pour retourner en Bolivie. C’est dans la nuit de juillet vers 20h 20h30 que j’ai reçu un appel de l’avion du président Morales qui me demande ce qui s’est passé parce que vous nous avez dit que nous avons l’autorisation pour le survol mais maintenant la tour de contrôle dit qu’on ne peut passer par la France. Donc, j’ai appelé le Quai d’Orsay, j’ai parlé avec le comité de crise, en réalité, c’est mon assistante qui a parlé avec l’assistante et quelqu’un d’autre. Et après ils ont dit que c’était un problème technique. Et que c’était pour ça qu’il n’était pas possible de continuer l’autorisation.

Après j’ai parlé avec d’autres autorités et comme ça, on a commencé à monter les étages de ce bâtiment de l’autorité de l’État français. Mais à chaque fois le responsable disait que c’était un problème technique. À chaque fois, j’ai une réponse de problèmes techniques, pendant le temps du survol dans de bonnes conditions, les radars français sont dans de bonnes conditions, les aéroports français ont de bonnes conditions, ce n’est pas un problème technique. À la fin, on a parlé avec les assistants du cabinet du premier ministre et il a répété la même histoire que c’était un problème technique. Et donc, on a dit est que ce n’était pas un problème technique mais un problème politique et que nous nous n’acceptons pas la réponse de problèmes techniques. On a dit aussi, on a menacé de dénoncer cette action de la France partout dans le monde. Cela a changé l’attitude et la réponse des autorités françaises.

Parce qu’après trente minutes, ils m’ont dit ok, l’autorisation, vous avez l’autorisation de nouveaux mais ce n’est uniquement pour le survol pas pour l’atterrissage dans le territoire français. Il a fallu faire un nouveau planning de vol. Ok, d’accord ça va, ça suffit pour nous. Les autorités ont dit : Evo morales peut retourner en Russie, ou peut passer en Italie même s’il reconnaît que l’Italie a arrêté son autorisation.

Mais je raconte cette histoire uniquement parce que c’est important, c’est aussi l’histoire de la France, mais aussi parce que je pense que dans d’autres moments dans l’histoire je pense que cela a pu passer tranquillement, parce que l’on a eu quelques présidents en Bolivie pour qui il fût interdit de passer par des pays, ok, ça va tranquillement parce que ce n’est pas la réaction digne d’un peuple comme on a en ce moment.

Mais la réponse du gouvernement bolivien du président Morales était négative : non nous n’acceptons pas cette réponse, on a les droits une autorisation qu’on nous a donné donc on va survoler. Cette attitude je pense, c’est l’expression du bon moment de l’Amérique latine. Parce que c’est un nouveau moment de notre histoire plus digne plus souveraine. C’est très différent de ce qui s’est passé dans l’histoire.

Je vais lire un petit extrait à tout le monde de mon essai :
L’Amérique latine vit l’un de ces cycles les plus extraordinaires de toute son histoire. Malgré l’offensive mondiale du capitalisme et ses efforts pour recoloniser la planète avec l’objectif de s’approprier les ressources naturelles, et soumettre encore plus l’humanité, le peuple de l’Abyayala, c’est l’ancien nom du peuple indigène de l’Amérique latine. Le peuple de l’Abyayala tant par les conditions de classe que par les conditions des indigènes autochtones est présent. Ils se sont levés pour marcher jusqu’à leur définitive et pleine indépendance. Cette possibilité d’émancipation après l’invasion européenne et 12 ans après le mouvement des indigènes n’était jamais présent auparavant avec une telle force et dans ces conditions. Avant l’organisation et les consciences de peuple, le gouvernement révolutionnaire et progressiste, l’idée d’une unité historique, c’est l’apparition d’une initiative de l’unité latino-américaine. Mais à ces problèmes structurels, qui ne sont rien d’autres que les réminiscences de l’ancien colonialisme, j’ajoute d’autres défis pour affronter le problème du nouveau colonialisme : La récupération de ressources naturelles, au bénéfice du peuple, l’unité nationale qui souffre, la base du problème, derrière le problème de collaboration de coopération de solidarité et complémentarité entre peuple ? Et le développement de technologies pour changer les méthodes de production sans affecter la terre mère.

Pour eux, nous devons renforcer la puissance émancipatrice du peuple. Ceci est la base du mouvement populaire et il se fait par des batailles anticolonialistes, anticapitaliste, anti patriarcal et anti-impérialiste, qui depuis 500 ans libèrent les terres et tient les peuples ici séquestré. La solidarité permanente contre la domination du capital et contre toutes les formes d’oppression et de domination. Le respect de l’autorité des nations des peuples, de la souveraineté nationale populaire, de la défense sans restriction de la souveraineté dans le domaine politique, économique, social, culturel, territoriale, alimentaire, énergétique… et en accord avec un modèle viable au service du peuple.

Mes chers frères et sœurs nous exprimons au monde notre compromis pour la lutte contre l’impérialisme, le capitalisme et le colonialisme, pour pouvoir construire une société plus intégrale, plus participative, plus démocratique et solidaire pour bien vivre et dans l’union avec la terre mère.

Merci.

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