Cuba : globaliser la solidarité, l’amour, la coopération entre nos peuples Intervention de Hector Igarza Cabrera, nouvel ambassadeur de Cuba

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Bonjour, je vous remercie de votre patience.

On est sorti de Paris en voiture très tôt le matin mais sur le chemin on s’est trompé. Cela nous a donné la possibilité de connaître un peu plus le pays, l’arrière du pays.

Lyon, c’est la première province que l’on visite depuis que l’on est arrivé, cela fait un mois et demi qu’on est là. Donc, Lyon c’est notre première sortie de Paris et pour nous c’est déjà quelque chose, c’est comme un chemin sur la démocratie. On s’est trompé, quand on venait on peut tourner, on peut contourner, mais on ne peut jamais retourner, c’est pour cela que l’on a continué pour arriver un peu plus tard peut-être mais on est là avec vous.

Et on a décidé d’arriver même si c’était un peu tard parce qu’on a voulu emmener les invitations du PC de Cuba au PC français aux amis de la solidarité et nos amis très proches de l’Amérique latine et on a décidé de faire présence ici. Malheureusement, on n’a pas pu être ici pendant le temps où mes collègues ambassadeurs de la Bolivie et du Venezuela ont parlé. Je profite de cette occasion pour les saluer, l’ambassadeur du Venezuela est comme moi, on est des nouveaux ici on vient d’arriver. Je profite aussi pour saluer les délégations des autres pays, je vois qu’il y a une délégation du PC de la Chine que je salue encore.

Je ne peux pas prendre beaucoup de temps pour parler de la situation actuelle, et mes collègues ont déjà parlé de l’Alba, sur le processus d’intégration que l’on suit, que l’on est en train de suivre en Amérique latine, mais seulement préciser l’importance du CELAC.

Je voulais insister parce que ce n’est pas seulement que Cuba, c’est le président du CELAC mais c’est pour renforcer l’importance que c’est la première fois que l’Amérique latine et les Caraïbes ont une organisation propre, une organisation qui est à nous, une organisation qui est vraiment pour les pays de l’Amérique latine et les Caraïbes, sans la présence du Nord, sans la présence de l’Amérique du Nord, sans la présence de l’impérialisme américain. C’est la 1ère fois que l’on a une organisation qui n’a pas la présence de pays d’autres continents de l’Europe, comme l’organisation nord-américaine. C’est la première fois que les pays de la région ont une organisation pour décider de leur destin, sans la présence, sans l’ingérence d’un tiers.

Voilà pourquoi Cuba est en train de travailler pour que cette organisation soit vraiment authentique et que ça nous aide à renforcer les liens qui existent entre nous, à renforcer le travail qui est fait par des organisations régionales comme Unasur, Mercosur et surtout l’Alba, qui est le noyau de la coopération et c’est un exemple de coopération entre nos pays.

Pour nous l’unité de notre région c’est l’unité de la pensée de nos leaders d’aujourd’hui et d’avant, la continuité révolutionnaire de dirigeants d’hier et d’aujourd’hui. Dans le cas de Cuba comme vous le savez, on continue sur le chemin révolutionnaire de Fidel Castro même s’il n’est plus au pouvoir d’un point de vue légal, on continue sur les idées du socialisme et sur la construction du socialisme.

On a depuis le congrès du parti communiste cubain cela fait deux ans, on a adopté des résolutions pour redresser l’économie pour la mettre un jour sur le chemin de ce que l’on peut faire. Aujourd’hui il y a une crise mondiale, une crise financière, il y a une crise d’environnement, il y a plutôt une crise morale et nous en Amérique latine, à Cuba et en Amérique latine, on pense que la meilleure façon de faire face à cette crise c’est de globaliser la solidarité, c’est de globaliser l’amour entre les peuples, de globaliser la coopération entre nos peuples.

Ce n’est pas seulement le cas de Cuba, on a pu survivre au blocus des États-Unis depuis 1962 d’un point de vue officiel, mais ce n’est pas seulement à cause de la persévérance de notre peuple, ce n’est pas seulement à cause de notre travail mais c’est surtout, et je vous remercie, à cause de la solidarité internationale que l’on sent partout dans le monde.

La semaine passée, une fois de plus, la communauté internationale a voté la résolution qui condamne le blocus des Etats-Unis contre Cuba, une fois de plus, 188 pays du monde ont demandé au gouvernement des États-Unis de lever le blocus, et seulement deux pays ont été contre, les États-Unis et Israël. L’État sioniste d’Israël qui aujourd’hui continue à empêcher la vie et la survie du peuple palestinien. Donc, c’est encore depuis 1972 que chaque année, la communauté internationale demande aux États-Unis de lever le blocus. Alors que les États-Unis continuent à nous imposer, à nous punir pour notre position révolutionnaire, pour notre position de solidarité avec les peuples du tiers-monde, l’Amérique latine avec l’Afrique et l’Asie et cette position que l’on va continuer, même au prix, coûte que coûte, ça c’est notre position de penser.

Aujourd’hui la situation économique de Cuba se trouve un petit peu plus difficile à cause de la crise financière mais surtout à cause de la croissante pression du gouvernement des États-Unis contre notre pays. Maintenant, c’est une guerre financière, il y a des pressions contre des banques des pays tiers et même ici en France, il y a certaines banques qui ont été soumises et qui se sont soumises à la pression des États-Unis, qui ont décidé de couper les relations financières avec Cuba.

C’est vraiment un cas d’extraterritorialité du blocus des États-Unis qui va contre la souveraineté des pays tiers, qui des fois, comme c’est le cas, acceptent les pressions des organisations des gouvernements nord-américaines contre Cuba.

De toute façon on va continuer à travailler, on va continuer notre projet, notre programme économique et je crois que là où on en est maintenant, je ne le crois pas qu’il y ait quelqu’un qui ait des doutes sur l’avenir de notre pays. Je ne voudrais pas vous prendre du temps je crois qu’il n’y a pas non plus beaucoup de temps pour prendre quelques questions, mais je sais qu’il y a beaucoup de préoccupations ici en France. La grande presse internationale dit n’importe quoi, car ce sont eux les maîtres et les propriétaires des médias. La guerre médiatique, bon imaginez-vous, s’il y a des pays qui suivent les pressions économiques et financières, alors quoi dire de la pression médiatique, ce sont les mêmes propriétaires des finances, des marchés, des banques, ce sont les mêmes propriétaires des journaux, des chaînes de télévision et des radios.

En tant que communiste qui reconnaît la solidarité, je profite de cette occasion pour vous remercier pour la solidarité que vous nous avez toujours démontrée envers Cuba et envers l’Amérique latine. Merci.

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