Disparition de Guy Fischer, émotion et fraternité des communistes

, par  PCF Vénissieux , popularité : 8%

Il l’avait annoncé avec courage et franchise le 1er octobre, sa maladie avait gagné, et il était condamné à brève échéance

« Lors de mon dernier contrôle, en septembre, le cancérologue m’a annoncé que toutes les thérapies qui m’avaient été appliquées depuis juillet 2011 ne produisaient plus d’effet. Que je n’avais plus rien à attendre de la médecine. J’ai toujours demandé la vérité à mes médecins, ils me l’ont délivrée mais… je dois dire qu’entendre cette parole, c’est comme recevoir un coup de massue. »

Et si nous le savions donc tous, c’est bien un coup de massue qui frappe ses proches et tous ses camarades de combat, qui retentit pour des milliers de Vénissians qui le connaissaient pour sa présence et son action déterminée et constante pour la ville, les droits des travailleurs, la sécurité sociale, les droits des sans papiers, et tous les combats sociaux et politiques qu’il menait avec le groupe communiste au Sénat.

Avec André Gerin, il formait un couple de 40 ans de combat comme élus de la ville, puis comme parlementaires, portant haut les exigences de la ville, du monde du travail, des quartiers populaires. Comme André, il était issu d’un milieu populaire, comme d’ailleurs beaucoup de parlementaires communistes de leur génération, dans une société ou les dirigeants politiques sont principalement énarques, avocats, consultants ou hommes d’affaire, bref de cet autre monde qui dirige une société inégale et violente.

Avec André, il avait co-dirigé le comité de soutien à la liste conduite par Michèle Picard en mars 2014 jusqu’à ce succès qu’il avait fêté comme si la maladie n’était pas là. Nous espérions que les joies et les rires de cette victoire lui faisaient du bien, tout en sachant qu’ensuite l’attendait dans le privé les traitements lourds et leurs douleurs.

La république lui rendra un hommage mérité et nécessaire, et tous ceux qui l’ont combattu vont reconnaitre un temps la valeur de ce militant et dirigeant qui a démontré que le peuple avait sa place aux plus hautes fonctions de l’état, préfigurant ainsi une autre société, libéré de la domination de toutes les oligarchies.

Mais les communistes Vénissians, les élèves de cet instituteur des Minguettes, les habitants qui le rencontraient sur le marché ou dans ses permanences, auront une pensée particulière dans ces cérémonies officielles. Nous allons continuer ce que portait Guy Fischer, nous allons continuer l’histoire de cette ville belle et rebelle qu’il représentait partout, et nous retrouverons de nouveaux parlementaires communistes Vénissians qui poursuivront son combat !

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