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Faire autre chose et autrement que ce qui se fait depuis des décennies (2/2)

Samedi 25 juin 2022 — Dernier ajout lundi 27 juin 2022

Il y a un paradoxe sur lequel il faut bien s’interroger : depuis des décennies les gouvernements successifs disent intervenir pour l’emploi, mais les résultats s’éloignent toujours plus de l’objectif proclamé. Année après année, les mesures, type préretraites, RMI, RSA ou CMU, pactes à répétition dits pour l’emploi des jeunes, comme les dispositions envers les chômeurs de longue durée, ainsi que les mesures d’exonérations de cotisations sociales toujours plus importantes, accompagnent le chômage, mais ne l’éradiquent pas. En fait, elles l’entretiennent.

Vu, les données publiées par la DARES [1], les dépenses dites pour l’emploi et le marché du travail (hors dépenses pour l’emploi protégé, la réadaptation et le handicap) et les allègements généraux de cotisations sociales sont passés de 9,9 milliards d’euros (Mds€) en 1980 à 47,3 Mds€ en 1995, pour atteindre 142,5 Mds€ valeur 2019 !

Pour quels résultats ?

En réalité, on trompe les gens.

Preuve est faite que les dispositions affirmées par le patronat et les gouvernements successifs, comme étant des solutions positives sont toutes inefficaces et dangereuses :

  • Ils avaient dit qu’il fallait faciliter les réductions d’effectifs, supprimer l’autorisation administrative de licenciement, réduire les procédures et délais de licenciement, favoriser les ruptures conventionnelles [2]… Tout cela a été mis en place au fil du temps, mais comme les licenciements appellent les licenciements, la situation a continué d’empirer ;
  • Ils avaient dit qu’il convenait de flexibiliser l’emploi, que CDD, travail à temps partiel, intérims et contractuels, contribueraient à résorber le chômage… La réalité est que de 1990 à 2018, la France est passée de 1.390.000 CDD et saisonniers à 2.520.000, de 179.000 intérimaires à 707.000, que de 1975 à 2018, le travail à temps partiel (salariés et non-salariés) est passé de 1.810.000 à 5.015.000, que de 2000 à 2018, le nombre de contractuels dans la Fonction Publique est passé de 15 à 19,2%… En fait, on devient chômeur surtout parce que l’on a un emploi précaire. Depuis 2013, l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 signé entre le patronat, la CFDT, la CFTC et la CGC et la loi du 14 juin 2013 ayant transposé cet ANI, puis les lois dites MACRON, EL KHOMRI et REBSAMEN respectivement des 6 et 17 août 2015 et 8 août 2016, ainsi que les ordonnances dites MACRON de septembre et décembre 2017 ratifiées par la loi n°2018-217 du 29 mars 2018, toutes les flexibilités ont été renforcées… Mais, le nombre réel de chômeurs ne baisse pas, bien au contraire, où alors, c’est parce que l’emploi précaire, donc le chômage à temps partiel, se développe outrageusement ou que les statistiques ignorent certaines catégories de privés d’emploi ;
  • Ils avaient dit que les profits feraient l’investissement de demain et l’emploi d’après- demain… Comme cela est démontré plus loin, la réalité est que, alors que les profits enflent sans cesse, la part des investissements matériels ne progressent pas, bien au contraire, et ceux qui sont réalisés sont essentiellement tournés contre l’emploi ;
  • Ils avaient dit que la réduction des prélèvements obligatoires et fiscaux et de ce qu’ils appellent les « coûts salariaux » permettrait d’embaucher car la France retrouverait sa compétitivité…. Les salaires sont quasiment bloqués, le taux de l’impôt sur les sociétés ne cesse de diminuer, passant de 50% avant 1986 à 26,5% en 2021 [3], les mesures générales d’exonérations de cotisations sociales, CICE compris, sont passées de 6,2 milliards d’euros en 1995 à au moins 60,4 milliards d’euros en 2018, mais le chômage ne cesse de croître et les systèmes de protection, à commencer par la Sécurité Sociale, sont mis à mal ; Rappelons les propos de monsieur GATTAZ, le patron des patrons du MEDEF de l’époque, qui, pour obtenir le CICE, avait promis la création d’1 million d’emplois… Rappelons encore, les déclarations de l’ancêtre du MEDEF, le CNPF, qui, en juin 1996, indiquait que les plans jeunes allaient permettre d’embaucher 600.000 jeunes en alternance… Or, les emplois jeunes additionnés donnaient un total de 248.630 emplois en 1994, 332.202 en 1995 et seulement 339.435 fin 1996 ;
  • Ils avaient dit qu’il fallait moderniser la France, la réalité est que leur conception de la modernisation est synonyme de régression, désuétude, archaïsme…. Et, aujourd’hui, on tente de nous refaire le coup avec la « révolution numérique ». Certes, la modernisation peut faire disparaître certains emplois, mais elle devrait en créer de nouveaux ; les salariés fabriquant des lampes à pétrole ont disparu mais ont été remplacés par les salariés du nucléaire ; fin des années 1970, du fait du développement de l’informatique, on nous annonçait la disparition des secrétaires. Or, de 500.000 en 1982, leur nombre est passé à 800.000 en 2015…. En revanche leur fonction a changé, les secrétaires sont devenus plus des assistants que des secrétaires ;
  • Ils avaient dit que l’Europe était l’avenir… La réalité est qu’elle fabrique de plus en plus d’exclus, qu’un grand nombre de sales coups envers le monde du travail se fait au nom des contraintes européennes ;

Ils avaient dit…. Ils avaient dit …. Et la réalité est là… La grande masse de la population est appauvrie, alors que les profits et le patrimoine des plus riches ne cessent de d’augmenter comme nous le verrons plus loin.

Ainsi, alors que l’emploi stable régresse, que l’emploi précaire explose, que les taux des cotisations sociales dites employeur fondent comme neige au soleil, que le Code du travail est en train d’être remplacé par autant de codes qu’il y a d’entreprises, via le système dérogatoire et supplétif, le chômage et la misère se propagent comme la peste.

Alors que le nombre réel de chômeurs était d’environ de 3 millions fin 1985, « Pôle emploi » donne, toutes catégories comprises, plus de 6.423.580 demandeurs d’emplois fin de mois (DEFM) au quatrième trimestre 2019 pour moins de 3.300.000 indemnisés.

D’après l’INSEE, le nombre de pauvres est passé de 7,8 millions en 1990 à près de 11 millions en 2018 [4] , DOM compris, et la pauvreté et l’exclusion sociale touchent 14,8% de la population de la France métropolitaine. A noter que si la pauvreté est 5 fois plus élevée chez les chômeurs que chez les actifs occupés, nombre de salariés ayant un emploi, y compris en CDI, ainsi qu’une masse toujours plus importante de jeunes et de retraités sont frappés de plein fouet par celle-ci. Un tiers des salariés pauvres est en CDI. Un quart des travailleurs pauvres travaille à temps partiel. De plus en plus de salariés ayant un emploi sont sans domicile fixe. En 2015, une étude du CREDO [5]C indiquait que 62% de la population déclaraient s’imposer régulièrement des restrictions sur certains postes de leur budget, contre 52,4 % en 1978-1979 ; en 2014, une personne sur quatre de plus de 18 ans déclarait avoir renoncé à au moins un soin pour des raisons financières au cours des 12 derniers mois, surtout en matière de soins d’optique et dentaires [6] ;

Vu le nombre de demandeurs d’emploi donné par « Pôle emploi-statistiques » (France, DOM compris) on peut estimer le nombre de chômeurs en équivalents temps plein (ETP), hors chômage partiel, à environ 6,2 millions au 1e trimestre 2022 :

Catégories au 2e trimestre 2020|Source|Nombre|ETP| |Catégorie A|Pôle emploi|4.407.390|4.407.390| |Catégories B et C|Pôle emploi|1.708.180|628.439(a) [7]| |Catégories D +E|Pôle emploi|644.440|644.440| |TOTAL| |6.760.010|5.680.269| |Temps partiel souhaitant travailler plus (chiffres 2019)|INSEE|1.715.700|563.730 [8]| |TOTAL| | |6.243.999|

Vu les personnes qui souhaiteraient travailler mais non enregistrés par « Pôle emploi », tels que les jeunes sortant de l’école par exemple, il faudrait créer au moins 6,5 millions d’emplois à temps plein pour atteindre le plein emploi.

Mais, tenant compte des écarts de calculs possibles, du fait que certains individus ultra marginalisés ne reprendront jamais un travail et du chômage dit frictionnel [9], la création de 6 millions d’emplois à temps plein est retenue pour obtenir le vrai plein emploi.

CHÔMAGE : le mot de tous les maux

Le fait de supprimer des emplois et de précariser les autres constitue un drame humain et un fléau économique et social.

Perdre son emploi est la chose la plus grave qui puisse arriver à un salarié car l’exclusion du travail touche à tous les aspects de la vie courante : les vacances, les loisirs, la culture, l’habillement, la santé, les transports, le logement, les dépenses pour les enfants, la nourriture…

Le chômage équivaut à ne plus se sentir utile, bon à quelque chose, à perdre sa dignité voire la notion même d’exister. La démotivation, la perte de lien social, le repli sur soi, la disparition ou presque des sorties entre amis, l’ennui, le mal être, l’isolement, l’irrégularité des horaires et des rythmes de sommeil, la déprime, deviennent trop souvent l’univers de l’exclu du travail. Le désœuvrement, voire la dépression, parfois l’alcoolisme et la drogue qui ont tendance à devenir des palliatifs « pour oublier un court instant » que l’on est chômeur, se propagent, quand ce n’est pas le suicide qui prend le dessus.

Le chômage se répercute sur toute la vie sociale et familiale, l’effritement des liens familiaux, de la cohésion et de l’entente familiale, se développe, la séparation et le divorce parmi les couples augmentent, les violences conjugales également, les enfants subissent de véritables traumatismes entraînant un manque de concentration, une mésestimation de soi, portant atteinte à leur scolarité, à leur état de santé, mais contribuant aussi au développement d’agressivités.

Révolte inconsidérée, violence, délinquance et racisme, sont des phénomènes souvent forts parmi les exclus du travail que certains s’évertuent à exploiter, comme Adolf Hitler en 1933.

Le chômage constitue un élément d’affaiblissement du rapport des forces entre salariés et employeurs car il limite les revendications sociales notamment pour l’augmentation des salaires et l’amélioration des dispositions collectives ; c’est sans doute la raison majeure pour laquelle rien de sérieux n’est entrepris pour agir contre car, en fait, il est voulu. Le patronat mise sur celui-ci, aidé en cela par les gouvernements successifs qui ont, soit décidé d’entretenir ce fléau, soit capitulé, ce qui revient au même.

La peur de perdre son emploi facilite le développement des emplois précaires, la baisse des salaires et la remise en cause des garanties collectives, ouvrent des possibilités pour le patronat de porter atteinte aux divers éléments des conditions de vie et de travail de ceux qui ont un emploi.

Comme le disait Karl MARX, le chômage constitue pour le capital « l’armée de réserve industrielle » pour peser sur les salaires. Rappelons-nous aussi, les propos de François SOULMAGNON, conseiller d’Alain Juppé alors Premier ministre : « Dans la conjoncture actuelle, il n’y a que la pression du chômage qui évite une embardée sociale. Une amélioration sur le terrain de l’emploi entraînerait fatalement une pression salariale. » [10]

Avec le chômage de masse, les comportements sociaux se dérèglent ; il détruit ceux qui le subissent directement mais touche aussi les salariés ayant encore un emploi. Sur ce fond, la tendance de certains à s’en prendre à ceux qui ont encore un petit quelque chose devient une réalité dramatique …. C’est ainsi que l’on oppose le fonctionnaire au salarié du privé, le salarié pas trop mal payé au salarié sous-payé, les retraités aux salariés en activité, les cadres aux ouvriers, les français aux immigrés, voire l’emploi masculin à l’emploi féminin……. L’individualisme et le libéralisme culturels croissent dangereusement.

Un grand nombre de salariés « accepte » la baisse de leur salaire et/ou la remise en cause de leurs garanties collectives, dans l’espoir de sauver leur emploi, mais se retrouve souvent très vite sans plus rien, y compris sans emploi.

Le chômage grandissant année après année depuis des décennies, petit à petit le sentiment d’impuissance générale et de fatalité a pris le dessus. L’idée que l’on n’y pourrait rien, que le chômage aurait un côté naturel prédomine et que vouloir le supprimer reviendrait à vouloir interdire la pluie de tomber ou le soleil de se lever.

Face à l’assistanat, nombre de citoyens se réfugie dans celui-ci et abandonne toute idée de retrouver ou de rechercher un emploi, vu notamment le peu d’écart entre le niveau monétaire de cet assistanat et celui des salaires généralement proposés.

Les atteintes à l’emploi et sa rémunération, couplées aux exonérations injustifiées des cotisations sociales dites employeurs, remettent en cause l’efficacité des systèmes de protection sociale (santé, famille, retraite, chômage) car il ne peut pas y avoir de véritable protection sociale sans emploi correctement rémunéré. Bref, le chômage détruit tout sur son passage : l’être humain, le travail et le tissu social et économique ; de partout, mais plus encore dans les banlieues urbaines.

Ras le bol

Ras le bol des injustices, du mépris et de l’arrogance du pouvoir politique et patronal.

Ras le bol du chômage, du mal vivre, de l’exclusion, de la pauvreté et de la misère.

Ras le bol de l’enfermement dans les minimas sociaux et l’assistanat qui amènent des centaines de milliers de personnes à considérer que ne pas travailler serait finalement un moindre mal.

Ras le bol d’avoir un jeune sur cinq au chômage et la plupart de ceux qui travaille en emploi précaire.

Ras le bol de considérer le chômage comme un accident de la vie, au même titre qu’une maladie ou un handicap, comme une fatalité, mensonge qui tue la France.

Ras le bol que certains abusent des statistiques pour masquer les dégâts dévastateurs de la politique économique et sociale menée depuis des décennies

Ras le bol de faire croire que quelques centaines de milliers d’emplois, souvent précaires, pourraient être une réponse positive à la situation ou qu’il suffit de traverser la rue pour trouver un job.

Ras le bol de donner un espoir pour le décevoir quelques mois après.

Ras le bol des mauvaises conditions dans lesquelles travaillent ceux ayant un emploi, alors que des millions d’individus sont interdits de travail.

Ras le bol que les normes de travail et de vie soient faites d’emplois précaires, de chômage et de misère, de précarité, d’individualisation au détriment du collectif.

Ras le bol que certaines organisations syndicales de salariés, notamment la CFDT, passent leur temps à négocier les revendications patronales en lieu et place des aspirations des salariés.

Ras le bol d’affirmer sans cesse un trop de services publics alors que sans eux ce serait la « cata », des milliers d’entreprises disparaîtraient fautes de commandes de leur part.

Ras le bol qu’un grand nombre d’hommes et de femmes politiques pense uniquement à leur élection ou réélection, pratique la langue de bois et relègue les vrais problèmes de la France au dernier rang.

Ras le bol que l’on oppose l’individu au collectif, alors que le travail ne peut-être que collectif et que seules des garanties collectives sérieuses peuvent favoriser l’épanouissement individuel.

Ras le bol de faire croire que la baisse des cotisations sociales dites employeurs permettrait de favoriser l’emploi, alors que leurs taux sont élevés à cause du chômage de masse, que ce dont ont réellement besoin les entreprises ce n’est pas d’exonérations à gogo mais de commandes supplémentaires que la suppression du chômage faciliterait car un chômeur retrouvant un emploi correctement rémunéré dépense nécessairement plus, devient d’évidence un client supplémentaire pour des dizaines d’entreprises.

Ras le bol que le plein emploi soit considéré comme dépassé, que le travail soit présenté comme un privilège ou une denrée rare.

Ras le bol qu’une minorité s’en mette plein les poches pendant que des millions d’individus vivent chichement ou dans la pauvreté.

Ras le bol que l’on fasse croire qu’exploiter autrui est dans la nature humaine, que favoriser la richesse des plus riches permettra un « ruissellement » vers les plus modestes.

Ras le bol, oui vraiment ras le bol de tout cela ; ça ne peut vraiment plus continuer comme ça….

Cela étant, nous ne pouvons pas seulement constater, dénoncer, s’offusquer.

C’est pourquoi :

  • Il est urgent de DECLARER LA GUERRE à la détresse dans laquelle se trouve des millions de familles, femmes, hommes et enfants ;
  • Il est impératif de FAIRE DU NEUF, faire autre chose et autrement que ce qui se fait depuis des décennies ;
  • Il convient de passer du financement au rabais du chômage, de l’assistanat avec l’enfermement dans des minimas sociaux ou l’idée d’un revenu minimal social garanti, au financement du plein emploi stable correctement rémunéré ;
  • Il est indispensable de passer de la situation actuelle à une situation où les mots « liberté, égalité, fraternité » prendront toute leur dimension ;

Bref, il convient de respecter complètement la première phrase de l’article 5 du préambule de la Constitution de 1946 : « Chacun a le devoir de travailler et le droit d‘obtenir un emploi ».

Cela dit, il ne s’agit pas de proclamer abstraitement, de manière incantatoire, la rupture avec les règles en place, mais de proposer l’amorçage de processus de rupture concrets sur les problèmes tangibles les plus urgents.

Face à l’extrême gravité de la situation :

Il est indispensable :

  • D’assurer zéro chômage structurel par le plein emploi ;
  • D’augmenter le pouvoir d’achat des salariés en activité et des retraités, car les restrictions, la pauvreté et la misère ne touchent pas seulement les salariés privés d’emploi ou les personnes en RSA.

Tout de suite, 5 types de mesures pourraient être proposés :

  1. . La création de 6 millions d’emplois à temps plein, dont 1 million de titulaires dans la Fonction publique et 5 millions en CDI (contrats à durée indéterminée) dans les secteurs privés et semi-publics ;
  2. . Une augmentation immédiate générale des salaires, retraites et pensions de réversion, à raison d’au moins 150€ bruts par mois en moyenne dont au moins 200 euros par mois pour les smicards ;
  3. . La baisse des loyers de l’ordre de 15 à 20%
  4. . La baisse du prix des carburants en appliquant les taux minimaux fixés par les directives européennes sur la TVA et les taxes sur les carburants tels que la TICP (ex TIPP en France) et en supprimant la TVA sur la TICP ;
  5. Le lancement d’un programme de grands travaux de 200 Mds€ sur cinq ans.

Il s’agirait là d’un « plan d’urgence » et de rupture, avec ce qui se fait depuis des décennies, que le PCF pourrait porter haut et fort de partout, à commencer dans les entreprises en vue de remettre en place des cellules d’entreprise.

Yves CORMILLOT

[1DARES = Direction de l’Animation de la Recherche, des Etudes et des Statistiques du ministère du travail.

[2Du début de leur mise place (août 2008) à décembre 2020, le nombre de ruptures conventionnelles (hors salariés dits protégés) a atteint le chiffre faramineux de 4.207.701 !

[3L’impôt sur les sociétés devrait tomber à 25% en 2022.

[410,940.000 personnes, DOM compris (rapport INSEE 2021 sur les revenus et patrimoines des ménages).

[5CREDOC = centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie ; c’est un organisme d’études et de recherche au service des acteurs de la vie sociale et économique créée dans les années 1950.

[6Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES), cahiers n°2 d’octobre 2018.

[7(a) Estimation en ETP tenant compte des répartitions par heures travaillées données par « Pôle emploi ».

[8(b) Chiffres INSEE 2019 : les 1.715.700 temps partiels souhaitant travailler plus travaillant 23,5H/semaine, ils représentent donc 563.730 chômeurs ETP [1.715,700*(35H-23,5H) /35H].

[9Même avec le plein emploi, il y aura toujours un certain nombre de demandeurs d’emploi, notamment parce que des salariés décideront toujours de changer d’employeurs, que des employeurs prononceront toujours des licenciements disciplinaires et qu’il y aura toujours un temps de battement entre le départ, le début de la recherche d’un nouvel emploi et l’entrée dans celui-ci, même avec le plein emploi. C’est cela qu’il est coutume d’appeler le chômage frictionnel.

[10Canard enchainé du 16 octobre 1996.

Voir en ligne : suite de la première partie

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