Deux expositions pour "habiller" les rencontres internationalistes Vendredi 18h inauguration des expositions

, par  pamillet , popularité : 6%

Pierre-Alain

Bonjour à tous. On a tenu cette année à faire une exposition dans cette salle. Elle se tient dans le cadre des rencontres internationalistes de Vénissieux du parti communiste. On en dira plus demain sur l’objectif de ces rencontres mais depuis plusieurs années nous avons décidé, lors de ces rencontres qui ont bien sûr un objectif politique, de donner à voir, d’habiller ces rencontres avec des œuvres d’art, un regard sur le monde, un regard par l’intermédiaire de l’art qui nous intéresse parce qu’on a besoin de tous nos yeux pour comprendre le monde pour le transformer. Et bien sûr, on a besoin de conscience. On a besoin de transformer l’effort de connaissance. L’effort de connaissance est multiple.

Ce que l’art nous dit du monde nous intéresse tout autant. Et franchement, on a l’impression d’avoir donné une grande ampleur à ces rencontres parce que la salle est belle. On a envie d’y rester et d’y travailler. C’est une très bonne chose pour ces rencontres.

Nous avons cette année deux expositions.
- L’exposition du plasticien Ervé dont va nous parler Michel Dicanillo dans un instant,
- et puis, l’exposition de photos de notre camarade Blandine Chagnard.

D’abord l’exposition de son voyage autour de la Méditerranée que l’on avait présentée lors des Fêtes escales et puis la première exposition de ses photos qui, elles aussi, présentent un regard sur le monde. Ce sont ces deux expositions que l’on inaugure aujourd’hui. Je passe donc la parole à Michel pour nous présenter les œuvres du plasticien Ervé. S’il les présente une par une il lui faudra beaucoup trop de temps. Donc il va être plus synthétique et je vous conseille d’aller lire ce qu’il y a sur les panneaux.

Michel

Bonjour à tous. Nous avons le plaisir d’accueillir cette année les œuvres du peintre plasticien Ervé. Plasticien rhônalpin qui vit à Annonay. Trois fresques qui font partie d’un ensemble inachevé de 27 fresques. Je ne sais pas s’il sera achevé. Trois fresques parmi 27 fresques. La 27e étant celle-ci. C’est la dernière. C’est une fresque en quelque sorte commémorative parce qu’elle reprend l’anniversaire des années 3. D’événements qui se sont passés dans les années 3. Elle vient d’être achevée, elle vient d’être dépliée. On l’a amenée d’Annonay mercredi. Moi j’en ai pris connaissance dimanche dernier.

Trois fresques qui font partie d’un ensemble de 27. Elles mesurent toutes 10 m par 1 m 50 et elles sont intitulées « kenouou, l’état des lieux ». C’est l’onomatopée de que sommes-nous, d’où venons-nous, où allons-nous.

Je rappelle que ce postulat a été présenté au XIXe siècle par Gauguin, peintre existentialiste, et Hervé à décider de reprendre ce célèbre questionnement il y a une vingtaine d’années. Et comme Gauguin au XIXe siècle, d’être le témoin de son temps en entreprenant un état des lieux de notre planète à partir de photos, à partir d’événements d’actualité où il exprime ses inquiétudes, ses angoisses mais aussi ses espoirs. Ces peintures, ces fresques sont un inventaire qui est forcément subjectif. C’est son regard à lui sur les événements. Des événements marquants au fil de l’actualité.

Ça c’est 2013. Des événements, soit commémoratifs, soit qui se sont déroulés, notamment en 2013. Un petit peu partout dans le monde. Comme vous pouvez le voir, ce qui surprend dans ces fresques, c’est leurs couleurs. Il y a des couleurs très très chaudes. Parce qu’il considère que la couleur c’est la lumière. Et que dans les profondeurs du vide, la lumière c’est la vie c’est l’espoir. Voilà.

Je n’en dirai pas plus, simplement, rappeler qu’Ervé sera présent toute la journée de demain. Il pourra répondre à vos questions et présenter dans le détail ces fresques. Vous pouvez voir au pied de chacune d’entre elles, des textes explicatifs du contenu de ces fresques, exposés sur les chevalets. Voilà. Je précise que Ervé c’est mon frère.

Pierre-Alain

Je ne savais pas s’il fallait le dire. Je t’ai laissé le soin de décider de le présenter sous cet angle ou pas. Pour la presse, nous avons undossier disponible sur cette exposition.

La deuxième exposition, c’est pour tous les militants de Vénissieux, une difficulté encore, parce que c’est celle de notre camarade Blandine et il faut qu’on arrive à être heureux d’en parler. Et c’est pas facile. Vous avez deux, trois pavés, avec d’une part des photos issues du témoignage de son périple en Méditerranée, qui sont bien représentatives des photos qu’elle produit.

Et puis, deux pavés qui sont des photos couleur ou noir et blanc comme les aimait Blandine qui sont soit un regard sur la ville, d’une portion de la ville et beaucoup de photos sur lesquelles il y a un personnage, quelqu’un qui travaille, un enfant qui interpelle comme la magnifique photo noire et blanc qui est au bout. C’est vrai qu’elle faisait énormément de photos. C’est sans doute une richesse qu’il faut qu’on préserve parce qu’il y a beaucoup à faire à partir de ces photos.

C’est un hommage, au-delà de l’hommage à Blandine, à l’engagement pour regarder le monde, pour témoigner du monde et pour témoigner de son rapport au monde dans ses voyages et dans son rapport aux autres. Ce qui est magnifique dans tout ce qu’elle nous racontait, ces innombrables anecdotes, ces rencontres humaines, au bout du monde. Des rencontres où subitement, nous parlent de la vie, du travail, des espoirs, de l’engagement, des luttes. C’est tout cela que cette exposition nous dit. Merci à tous.

Marie-Christine

Je veux juste rajouter quelque chose, parce que je vois qu’il y a beaucoup d’amis de Jenine Vénissieux. Je veux dire que Blandine aurait été très contente que nous recevions pour ces rencontres, Salah Hamouri, par rapport à son combat pour la Palestine.

Pierre-Alain

Salah qui est présent. Et j’ai oublié de citer, je voudrais remercier les parents de Blandine qui sont ici, ses amis. Je sais que certains sont venus, pas pour les rencontres internationalistes communistes, mais ils sont venus pour ce témoignage à Blandine et je les remercie. Je pense qu’il ne faut oublier personne dans ses témoignages. Merci à tous. À tous ceux qui sont là.

Nous laissons la suite de la soirée à la jeunesse communiste.

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