LA CHINE AUJOURD’HUI ET DEMAIN par Yang Jinhai, secrétaire général et professeur au Bureau central de compilation et de traduction à Beijing)

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Quiconque désire comprendre la Chine actuelle et son avenir doit comprendre son histoire, sa culture, ses traditions, son milieu naturel. Il doit aussi comprendre son évolution économique, politique, culturelle et sociale, de même que ses relations internationales, sa stratégie et ses objectifs de développement. .

1. L’INFLUENCE DE L’HISTOIRE SUR LA CHINE D’AUJOURD’HUI

La Chine est un grand pays dont l’histoire remonte à plus de 5000 ans, reconnu universellement comme l’une des quatre civilisations phares de l’Antiquité avec l’Inde, l’Égypte et Babylone. Durant la plus grande partie de l’histoire, la Chine a été l’un des pays les plus avancés au monde. Elle a enrichi considérablement le patrimoine de l’humanité, notamment par ses quatre grandes inventions : le papier, l’imprimerie, la boussole et la poudre à canon.

Toutefois, après la guerre de l’Opium en 1840, la Chine a été opprimée par des forces réactionnaires tant à l’intérieur qu’à l’extérieur : peu à peu, son avance a fondu et son statut international s’est délité. À mesure que la Grande-Bretagne et d’autres pays capitalistes occidentaux y pénétraient, le pays a été aspiré à son corps défendant dans le système capitaliste mondial, et le gouvernement corrompu et incompétent des Qing fut forcé de signer une série de traités humiliants autant que traîtres avec les puissances impérialistes. La Chine a déchu dans une vassalité ignominieuse vis-à-vis des puissances impérialistes, et sa société est passée d’une féodalité cohérente à un système hybride semi-colonial et semi-féodal. Certes, au lendemain des guerres de l’Opium, on ne compte pas les Chinois animés de nobles idéaux qui ont fait des efforts surhumains pour trouver une voie capable de rendre à la Chine sa souveraineté et sa force d’antan : plans de salut national, introduction massive des idées occidentales, révoltes armées, tout fut essayé, mais rien n’y fit. Même Sun Yat-sen, le grand pionnier de la révolution bourgeoise, l’homme qui mena la révolution de 1911 et mit à bas le régime féodal, ne réussit pas à mener à son terme la lutte révolutionnaire contre l’impérialisme et la féodalité, loin s’en faut.

Mao Tsé-toung a fait un jour une remarque profonde : « Les pousses de la révolution d’Octobre nous ont donné le marxisme-léninisme. » Après la révolution d’Octobre et surtout durant la période du mouvement du 4 mai en 1919, le marxisme est devenu peu à peu l’arme idéologique par laquelle les éléments progressistes en Chine se sont mis à comprendre la Chine et le monde.

La fondation du Parti communiste chinois (PCC) en juillet 1921 a fait du marxisme-léninisme l’idéologie phare de la révolution chinoise et transformé le caractère de la révolution démocratique chinoise, en remplaçant sa conception périmée de la démocratie par une conception nouvelle de celle-ci. Possédant désormais une théorie scientifique et une base organisationnelle solide, la révolution chinoise était sur la bonne voie pour se développer. Durant la révolution pour la nouvelle démocratie, c’est à partir des principes du marxisme que le PCC va s’attacher à comprendre la situation particulière de la Chine et à résoudre les problèmes de sa révolution.
La fondation de la République populaire de Chine (RPC) le premier octobre 1949 marque la victoire du peuple chinois dans son combat pour l’indépendance, la liberté et l’émancipation. Après la fondation de la Chine nouvelle, le PCC a correctement évalué les conditions objectives de la transition d’une société de démocratie nouvelle vers une société socialiste, formulé une ligne générale correcte pour la période de transition et mené à bien en sept ans la transformation socialiste de l’agriculture, de l’artisanat et de l’industrie, y compris l’industrie et le commerce capitalistes. Malgré les erreurs gauchistes dues à l’influence du modèle socialiste soviétique, l’édification du socialisme en Chine a enregistré de grands succès puisqu’un système économique national relativement complet avec un système industriel cohérent a vu le jour et que les conditions de vie du peuple chinois sur les plans économique, politique et culturel se sont améliorées considérablement.

Le troisième plénum du onzième Comité central du PCC en décembre 1978 a marqué le début de la période de réforme et d’ouverture sur le monde. Durant les trente années qui ont suivi, la Chine a fait des progrès gigantesques qui ont impressionné le monde entier sur les plans économique, politique et culturel. Le bilan de la réforme des institutions n’est pas moins impressionnant. Simultanément, le système théorique et le chemin de développement du socialisme à la chinoise ont commencé à prendre forme.

2. LES CINQ GRANDS DOMAINES DE DÉVELOPPEMENT EN CHINE ACTUELLE

Le troisième plénum du XIe comité central du PCC marque le déplacement du centre de gravité de l’activité du Parti et de l’État vers le développement économique. Cette réunion a été le lever de rideau de la réforme et de l’ouverture de la Chine : à partir de là, le socialisme chinois a commencé à suivre son propre chemin de développement. C’est dans les campagnes que tout a commencé, et la première réforme a consisté à abolir le système des communes populaires pour le remplacer par un système d’exploitation forfaitaire à base familiale. Ensuite, dans l’industrie, les entreprises ont commencé à pousser comme des champignons dans les bourgades et les villages, et l’on a adopté progressivement une nouvelle politique de gestion ordonnée des grandes entreprises tout en laissant les petites suivre leur propre chemin. Le passage d’une économie planifiée socialiste à une économie de marché a donné un coup de fouet au développement de l’économie. En même temps, des réformes décisives et audacieuses étaient entreprises dans les domaines politique et culturel, qui ont donné d’excellents résultats. La société chinoise est aujourd’hui engagée dans une vaste dynamique de réforme et d’ouverture à tous les niveaux.

Pour vraiment comprendre la Chine actuelle, il est essentiel de se pencher sur les cinq grands domaines de développement dans la société chinoise : la transformation économique, la transformation politique, la transformation culturelle, la transformation sociale et la transformation écologique.

1. Le développement économique socialiste à la chinoise

Le développement économique socialiste à la chinoise consiste à mettre en place une économie de marché tout en conservant le cadre du socialisme, en libérant et en développant continuellement les forces productives. Depuis la fondation de la RPC et surtout depuis le début de la politique de réforme et d’ouverture il y a trente ans, l’économie chinoise s’est développée énormément. Les conditions de vie des Chinois se sont considérablement améliorées, et la puissance globale du pays s’est élevée de manière substantielle. Les scènes tragiques de dénuement et de dévastation omniprésentes dans la Chine ancienne ont été remplacées par des scènes de prospérité, d’harmonie sociale et de puissance nationale.

La politique de développement économique menée actuellement a pour objectif premier de réformer le système socialiste dont la Chine a hérité. Dans son acception la plus reçue, le socialisme n’est rien d’autre que la propriété publique, l’économie planifiée et la distribution du revenu sur la base du travail fourni. Grâce à la réforme, la Chine possède désormais un système économique adapté au stade primaire du socialisme où elle se trouve encore. Son nouveau système économique présente trois caractéristiques : il mêle la propriété publique, qui reste dominante, à d’autres formes de propriété ; il comprend un marché qui est un système d’échange des moyens de production dans lequel le marché distribue les ressources sous le macrocontrôle de l’État ; il instaure un système de distribution des revenus qui donne une place prédominante à la rémunération du travail tout en permettant l’existence d’autres formes de distribution.

Premièrement, la Chine a mis sur pied un système d’économie de marché socialiste. Il s’agit d’un système inédit qui combine le système socialiste à l’économie de marché. On y retrouve à la fois les caractéristiques essentielles du socialisme et les caractéristiques ordinaires de l’économie de marché. Pour parler vulgairement, la supériorité de l’économie de marché socialiste tient à sa capacité d’utiliser « deux mains » avec une égale habileté : la main invisible du marché et celle, visible, du gouvernement. Tout en préservant la stabilité, cette ambidextrie permet d’atteindre un maximum de liberté et d’efficacité économiques. La crise financière asiatique de 1997 et la crise mondiale de 2008 ont avéré qu’un système économique de type libéral est incapable de maintenir une stabilité durable et un développement économique rapide, et que seule une économie de marché socialiste peut concilier ces deux avantages. Si des secteurs tels que la banque, l’aéronautique, les télécommunications, les transports, le pétrole, les chemins de fer, les céréales, et l’énergie n’étaient pas aux mains de l’État, le gouvernement aurait le plus grand mal à réguler le fonctionnement de l’économie chinoise, ce qui veut dire que celle-ci ne serait pas sortie sans de graves séquelles des deux crises financières que nous venons de mentionner.

Deuxièmement, la Chine a mis sur pied un système de propriété des moyens de production adapté au stade primaire du socialisme. Il s’agit d’un système de propriété dans lequel la part de l’État prédomine : elle n’exclut pas d’autres formes. Cette prédominance se manifeste de deux manières : d’une part, quantitativement et qualitativement, l’État détient la part du lion dans les biens de la société ; d’autre part l’économie publique joue le rôle de régulateur du fonctionnement de l’ensemble de l’économie : elle guide le développement économique, principalement par ses leviers de contrôle.

Troisièmement, la Chine a mis sur pied un système de répartition des revenus adapté au stade primaire du socialisme. À mesure qu’avançait la restructuration de l’économie, l’économie publique a connu de profonds changements : l’actionnariat des personnes morales et des employés s’est répandu. Néanmoins la rémunération du travail reste la principale forme de revenu pour les employés des entreprises publiques. Il en va de même pour les entreprises non publiques, à ceci près qu’elles ont la liberté de rémunérer leur personnel selon d’autres facteurs de production tels que le savoir-faire, la technique, la gestion et le capital. La pratique a montré que cette diversité est bénéfique pour la concurrence dans les domaines du travail, de la technique, du savoir-faire, du capital et de la gestion, et qu’elle permet à toutes les sources de création de richesse de s’écouler librement pour l’enrichissement de tous.

En approfondissant la réforme du système de distribution des revenus, le gouvernement chinois cherche à résoudre deux problèmes : le premier est la relation entre le slogan « enrichissez-vous les premiers » et le slogan « assurer la prospérité commune ». Le gouvernement permet à certaines personnes de s’enrichir en premier par des activités commerciales légales, de manière à ce qu’elles entraînent les autres dans leur sillage. Le second problème est celui du rapport entre l’efficacité et l’équité : il ne suffit pas de préparer un gâteau, il faut aussi le découper convenablement. Ces dernières années, le gouvernement chinois, dans la mise en œuvre des réformes, a accordé plus d’attention à la justice sociale et à la lutte contre la polarisation de la société en veillant à bien traiter la relation entre l’efficacité et l’équité dans la distribution primaire et la redistribution.

Finalement, la Chine a diversifié sa politique, mettant en œuvre de nombreuses stratégies telles que la stratégie d’enrichissement du pays par la science et l’éducation, la stratégie de développement de l’ouest du pays et la stratégie de développement scientifique, ce qui a permis le développement sain et rapide de l’économie nationale.

2. Le développement politique socialiste à la chinoise

Le développement politique socialiste à la chinoise vise à faire du peuple chinois le maître du pays, sous la direction du PCC. Cela implique l’institution d’un État de droit, le développement de la démocratie socialiste, et la création d’une situation politique caractérisée par une société stable et ordonnée, un gouvernement propre et efficace, l’union et la cohabitation harmonieuse de toutes les ethnies et un état de dynamisme général.

- 1) La philosophie politique

Depuis le début de la politique de réforme et d’ouverture, le PCC a établi sa propre ligne politique fondamentale, la résumant par la formule « une tâche centrale et deux points fondamentaux ». L’expression « tâche centrale » signifie que le développement économique passe avant toute autre chose. Par les « deux points fondamentaux », on entend l’adhésion aux 4 Principes de base et à la politique de réforme et d’ouverture. Les 4 principes de base sont la voie du socialisme, la dictature démocratique du peuple, la direction du PCC et, enfin, la pensée de Mao Tsé-toung et le marxisme-léninisme. L’adhésion à la réforme et à l’ouverture signifie que nous nous attachons à réformer les relations économiques, les institutions et les mécanismes inadaptés au développement économique, et à établir activement des relations économiques et de coopération avec les autres pays du monde. Les 4 Principes de base sont le fondement de l’édification nationale et la pierre d’angle politique qui soutient l’existence et le développement du Parti et de la Chine. La réforme et l’ouverture sont le chemin pour renforcer le pays et la source de vitalité qui permet le développement et le progrès du Parti et du pays. Cette ligne politique est le prolongement et le développement du socialisme.

- 2) L’instauration régime d’État

Le régime étatique chinois se définit comme une dictature démocratique populaire. Pour maintenir ce régime, il faut garantir que tous les pouvoirs au sein de l’État appartiennent au peuple ; que le peuple dirige les affaires du pays dans les domaines politique, économique, culturel et social de diverses manières et par divers canaux, conformément à la Constitution et aux lois ; et que le peuple reste le seul maître du pays. Le maintien de la dictature démocratique populaire implique aussi l’exercice entier des fonctions dictatoriales du pouvoir étatique pour préserver l’intégrité du régime politique et maintenir la stabilité et le développement de la société.

- 3) L’instauration du système politique

a) Le système politique de base. Le gouvernement de la Chine repose sur le système des assemblées populaires. Le système des assemblées populaires est le système politique de base qui permet au peuple chinois d’être le maître du pays. Les assemblées sont le canal fondamental et la forme suprême de la souveraineté du peuple ; pour le Parti, les assemblées sont le meilleur moyen de faire jouer son rôle à la démocratie et d’appliquer la ligne de masse dans l’exercice du pouvoir étatique.

b) Le système des partis politiques. Le système de coopération pluripartite et de consultation politique sous la direction du PCC est l’une des institutions politiques fondamentales de la Chine. Il est le fruit du mariage de la théorie marxiste sur les partis politiques et de la doctrine du front commun dans les conditions actuelles de la Chine. Il existe huit partis politiques en chine, en plus du PCC. Il s’agit du comité révolutionnaire du Guomindang de Chine, de la Ligue démocratique de Chine, de l’Association pour la construction démocratique de Chine, de l’Association chinoise pour la promotion de la démocratie, du Parti démocratique des paysans et des ouvriers de Chine, du Parti chinois pour l’intérêt public, de la Société du 3 septembre et de la Ligue pour l’autonomie démocratique de Taïwan. La Conférence consultative politique du Peuple chinois (CCPPC) est une institution importante qui permet des discussions politiques et des consultations entre les partis sous la direction du PCC, et un moyen important de promouvoir la démocratie socialiste dans la vie politique chinoise. Les fonctions principales de la CCPPC sont la consultation politique, la surveillance démocratique, la participation à l’administration du pays et la discussion des affaires politiques.

c) Le système d’autonomie régionale ethnique. La partie continentale de la Chine compte 1,34 milliard d’habitants répartis dans 31 provinces, régions autonomes et municipalités relevant directement du pouvoir central. Taïwan, Hong Kong et Macao ont une population combinée de 30 millions d’habitants, ce qui porte la population chinoise à 1,37 milliard d’âmes au total, soit à peu près un quart de la population mondiale. La Chine est une nation pluriethnique qui compte 56 groupes ethniques distincts. Les minorités ethniques forment 8,41 % de la population. Ces populations ont des langues, des religions, des modes de vie et des coutumes particulières. C’est pourquoi la Chine pratique un système d’autonomie régionale ethnique dans les zones où sont concentrées ces minorités ethniques.

d) Le système démocratique à la base. À l’heure actuelle, la Chine a déjà mis en place un système d’autogouvernement démocratique à la base qui comprend les comités de villageois, les comités de résidents urbains et les assemblées de travailleurs.

- 4) La primauté du droit

Depuis l’avènement de la réforme et de l’ouverture, notre pays a accompli des réalisations remarquables dans la mise en place d’un système légal socialiste. Actuellement, il y a plus de 230 lois de l’État et 600 règlements administratifs en vigueur en Chine, ainsi que plus de 7.000 règlements locaux. 30 ans nous ont suffi pour établir un système de lois moderne que les pays développés ont mis 400 à 500 ans à mettre au point.

- 5) La réforme du système politique.

Durant les 30 dernières années, notre pays a fait des progrès remarquables dans la réforme du système politique. Tout en améliorant constamment les quatre systèmes politiques fondamentaux mentionnés ci-dessus, le nombre des canaux par lesquels les citoyens ordinaires peuvent participer à l’administration et à la discussion des affaires politiques et au contrôle démocratique ont constamment augmenté. Citons à titre d’exemple l’abolition de l’inamovibilité des cadres dirigeants, la mise en œuvre d’un système d’examens pour la fonction publique, l’amélioration du système d’évaluation et d’examen des cadres, la création d’un système d’audiences administratives et l’établissement d’un système de secrétaires de presse du Parti et des organismes gouvernementaux. L’établissement de ces systèmes surpasse à bien des égards le système relativement unidimensionnel des élections démocratiques en Occident, et ils forment un nouveau type de système démocratique qui inclut des élections démocratiques, des nominations basées sur des examens, la consultation politique et la surveillance par l’opinion publique.

Le PCC est le parti au pouvoir en Chine, et il accorde une attention particulière à son autoperfectionnement, qui consiste principalement à améliorer son idéologie, son organisation, son style de travail, ses institutions et sa lutte contre la corruption. Le PCC a toujours eu une double nature d’avant-garde, étant l’avant-garde à la fois de la classe ouvrière et de la nation chinoise. Il a toujours eu pour but de servir le peuple de tout cœur, de s’administrer en vue du bien commun, et d’exercer le pouvoir étatique au seul profit du peuple. Le Parti a toujours eu pour socle théorique le marxisme-léninisme, il a toujours cherché à se renforcer idéologiquement et théoriquement, et il a constamment veillé à approfondir la compréhension du marxisme parmi ses membres. Le Parti a un système complet et une organisation soudée, de même qu’une forte discipline, ce qui lui donne une grande capacité organisationnelle de mobiliser la population. Le Parti s’attache à traiter correctement ses relations avec le gouvernement et les autres parties. Tout cela rend constamment ses efforts d’amélioration de soi plus scientifiques.

3. Le développement culturel socialiste à la chinoise

Développer la culture socialiste aux caractéristiques chinoises consiste à prendre le marxisme comme guide et de préserver la diversité du développement culturel. Son but est de cultiver des citoyens ayant des idéaux, de la morale, de la culture et de la discipline, et de développer une culture socialiste de masse orientée vers le monde et l’avenir, reflétant le caractère national du pays et ayant un caractère scientifique.

1) La Chine développe vigoureusement les entreprises culturelles de service public et offre des garanties aux droits et intérêts fondamentaux du peuple chinois dans le domaine de la culture. D’abord, il met en place un système public de services culturels. Le gouvernement chinois utilise le financement public pour créer des services publics culturels multifonctionnels pratiques et efficaces. Il s’agit d’un système qui a une structure cohérente, qui couvre à la fois les zones urbaines et rurales, et dont le but principal est de veiller à ce que tous les Chinois puissent exercer leurs droits culturels de base en ayant accès à la télévision et à la radio, et participer à des activités culturelles publiques. De plus, il travaille à l’élaboration d’un réseau de médias moderne et accélère la mise en place d’un système de médias techniquement avancés, à haut débit et à large couverture. Enfin, il met au point un système pour transmettre et conserver ce qu’il y a de meilleur dans la culture traditionnelle. Elle s’efforce de trier, d’organiser et d’imprimer les textes classiques, et de promouvoir leur numérisation. Elle lutte pour mieux préserver ses principaux lieux de culture, les joyaux de son patrimoine naturel, ses institutions phares dans le domaine de la préservation de la culture et ses villes historiques remarquables. Elle est également en train de faire un énorme travail de préservation du patrimoine culturel immatériel et de promotion énergique de la culture traditionnelle.

2) La Chine accélère le développement des industries culturelles en mettant d’abord en place un système moderne pour son industrie culturelle. Le gouvernement chinois a lancé plusieurs grands projets dans des domaines clés : promotion de la réorganisation des industries culturelles ; développement et expansion des industries culturelles traditionnelles telles que l’édition, le cinéma, la télévision, l’impression, la publicité, les arts du spectacle, le divertissement, les conférences et les expositions ; développement accéléré de nouvelles industries culturelles telles que la création culturelle, l’édition numérique, le multimédia mobile et les jeux informatiques. En outre, elle entend établir un modèle dans les industries culturelles, modèle dans lequel des formes de propriété diverses cohabitent avec une propriété publique prédominante. Enfin, elle entend donner une forte impulsion à l’innovation culturelle scientifique et technique. La Chine veut favoriser le développement de l’informatique, de l’industrie aéronautique et d’autres secteurs de nouvelles et hautes technologies. En même temps, elle s’efforce d’élever le niveau technique de ses équipements dans les domaines de l’édition, de l’impression, des médias, du cinéma, de la télévision, des arts du spectacle, des réseaux et de l’animation, et de renforcer constamment la compétitivité de base de ses industries culturelles.

4. Le développement social socialiste à la chinoise

L’objectif du développement social est de construire une société harmonieuse. Une société harmonieuse est une société dans laquelle il existe un système juridique démocratique, où règnent l’équité, la justice, la sincérité et la fraternité ; c’est une société stable et ordonnée où les êtres humains vivent en harmonie avec la nature. 1) Pour construire une société harmonieuse en Chine, il importe de donner la priorité au développement de l’éducation et de renforcer le pays en cultivant ses ressources humaines. 2) Il faut mettre en œuvre une stratégie d’expansion massive de l’emploi et d’encouragement de l’esprit d’entreprise pour stimuler l’emploi. 3) De profondes réformes doivent être menées dans le système de distribution des revenus pour accroître les revenus des citadins et des habitants des campagnes et ainsi éviter la polarisation. 4) On doit accélérer la mise en place d’un système de sécurité sociale qui couvre à la fois les habitants des villes et des zones rurales et qui assure les besoins fondamentaux de tout le monde. 5) On doit mettre en place un système médical et de santé de base pour rendre la population plus saine. 6) La gestion sociale doit être améliorée pour préserver la stabilité sociale et l’unité.

5. Le développement écologique socialiste à la chinoise

Lors du XVIIe congrès national du Parti, le PCC a clairement mis en avant la pensée du développement de l’environnement, et le XVIIIe congrès national du Parti lui a donné une place encore plus importante dans son ordre du jour et pris des dispositions complètes pour sa mise en œuvre. Sur le plan des valeurs, il a insisté sur la nécessité de respecter et de protéger la nature, et de se plier à ses lois. Sur le plan de l’orientation, la priorité est donnée à l’économie, à la protection et à la régénération naturelle. Sur le plan de la mise en œuvre, on a mis l’accent sur la promotion du développement « vert », circulaire et à faibles émissions de carbone. L’objectif final est d’embellir la Chine. Question temps, il faut évidemment s’attendre à ce que le changement prenne de longues années d’efforts ardus.
Le gouvernement chinois a adopté un grand nombre de mesures pour améliorer l’environnement et a déjà obtenu de premiers succès. Mentionnons la reconversion des terres agricoles en forêts, le reboisement, le projet de dérivation d’eau du Sud vers le Nord, le développement de l’énergie hydroélectrique et des énergies renouvelables, la conservation des ressources, la réduction des émissions polluantes, la transformation du modèle de développement, la planification globale de l’utilisation des terres et des ressources, etc. Le XVIIIe congrès national du Parti a formulé les exigences de base pour le développement de l’environnement. Leur objectif global est d’optimiser l’espace terrestre du pays, de promouvoir la conservation des ressources, de renforcer la protection des écosystèmes et de la biosphère, et d’accélérer la mise en place d’une civilisation respectueuse du milieu naturel.

En outre, la Chine gère à la fois activement et prudemment ses relations avec Taïwan, Hong Kong et Macao, ainsi que ses relations internationales. La Chine met en œuvre la politique dite « un pays, deux systèmes ». Elle veut que « le peuple de Hong Kong gouverne Hong Kong » et que « les Macanais gouvernent Macao » en jouissant d’un degré élevé d’autonomie, car cela est bénéfique à la fois pour la partie continentale et pour Hong Kong et Macao. La Chine adhère fermement au principe directeur du développement des relations entre les deux rives et de la réunification pacifique de la Chine et met en œuvre un large éventail de politiques dans ce sens. Elle cherche continuellement à intensifier les consultations entre les deux rives, applique activement l’accord-cadre de coopération économique et promeut la confiance politique mutuelle entre les deux rives. Elle travaille inlassablement à consolider les bases politiques du développement pacifique des relations transdétroit de manière à améliorer continuellement la situation dans ce domaine.
Dans les relations internationales, la Chine porte haut levé le drapeau de la paix, du développement et de la coopération ; elle se tient à une politique étrangère indépendante et pacifique, suit la voie du développement pacifique, prône une stratégie ouverte gagnant-gagnant, et promeut sans relâche un monde harmonieux de paix durable et de développement commun dans le but de créer un environnement extérieur et des conditions plus favorables à la modernisation de la Chine.

3. L’AVENIR DE LA CHINE

Il existe beaucoup de conditions favorables au développement futur de la Chine. Sur le plan économique, la Chine est désormais la deuxième économie du monde et connaît encore une croissance rapide de son PNB. Celui-ci a été de dix pour cent environ au cours des trente dernières années, et de 7,7 % au cours des neuf premiers mois de cette année, un ralentissement qui s’explique par les effets de la restructuration économique. Ce taux reste cependant supérieur à la moyenne mondiale. Politiquement, la direction du PCC est forte, et les membres de tous les groupes ethniques du pays sont étroitement unis. Culturellement, la Chine a pour guide la pensée progressiste et connaît un développement culturel marqué par la diversité. Socialement, la Chine possède un environnement social harmonieux et stable. Internationalement, la position de la Chine ne cesse de se renforcer, et la Chine a des amis dans le monde entier.

Cependant, le développement futur de la Chine doit faire face à de nombreux défis. À l’échelle nationale, notre développement économique est déséquilibré à bien des égards ; il existe un large fossé entre les riches et les pauvres, entre les villes et les campagnes ; le système juridique démocratique doit être renforcé ; le problème de la corruption est grave ; les contradictions au sein de la société sont encore vives ; le développement culturel de la Chine a peu d’influence hors de ses frontières ; et la détérioration de l’environnement a atteint des proportions alarmantes. Sur le plan international, notre niveau de développement économique est encore relativement en retard par rapport aux pays occidentaux développés ; notre situation internationale est encore relativement complexe ; certaines puissances occidentales continuent de mettre des obstacles au développement de la Chine. Cependant, le peuple chinois ne doute pas un seul instant qu’il ne puisse résoudre ces problèmes et relever ces défis grâce à un travail acharné.

Dans son développement futur, la Chine persévérera dans la voie qu’elle a choisie et conservera ses caractéristiques et ses points forts, à savoir la stabilité, l’efficacité, l’harmonie et la paix. La Chine doit rester fidèle à l’expérience fondamentale qu’elle a acquise dans son développement, à savoir qu’il faut croire aux perspectives du socialisme, réaliser les réformes de manière progressive, se tenir à la voie du juste milieu et de l’harmonie, et maintenir la ferme direction du Parti. La Chine doit surtout poursuivre tous azimuts la grande entreprise de la modernisation socialiste à la chinoise sur la base de la stratégie de développement adoptée lors du XVIIIe congrès national du Parti.

Le développement futur de la Chine se dévoile à nos regards dans les objectifs à atteindre « pour les deux centenaires », selon la formule du président Xi Jinping : achever d’ici à 2021, année du centenaire de la fondation du PCC, l’édification d’une société de moyenne aisance et doubler la taille de l’économie chinoise, ainsi que les revenus de la population, et réaliser pour l’essentiel sa modernisation d’ici à 2049, lorsque la Chine nouvelle fêtera le centenaire de sa fondation. Voilà en quoi consiste le « rêve chinois ».

La pratique n’a pas de fin ; l’innovation est inépuisable. Le peuple chinois a, théoriquement et pratiquement, la confiance nécessaire pour faire de son pays un État moderne et socialiste qui mariera la puissance, la prospérité, la démocratie, la civilisation et l’harmonie, et pour apporter de nouvelles contributions au progrès de la civilisation humaine.

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