Moscou ne croit plus aux larmes... pour les français, elle a su afficher son plus beau sourire

, par  Pierre Martin , popularité : 9%

Que dire de ces 5 jours fraternels et conviviaux, d’abord que pour le petit parisien que je suis, c’est un plaisir que d’avoir côtoyé de fiers Canuts, qui surent ne pas marcher nus pour découvrir la capitale de la Russie. Bien sûr s’inscrire dans les pas du Conseiller métropolitain, notre cher P.A.M, est toujours un exercice physique, cela tient du roulement de tambour de Valmy et de la Varsovienne et plus d’une fois nous avons vu disparaître son chapeau à l’horizon. Ce qui rassurait notre arrière garde, c’est qu’il était suivi par la représente du Komintern, notre meilleur traductrice, la camarade Marianne, seule capable de freiner un peu ses ardeurs à tout découvrir de l’ex-capitale de l’Union Soviétique.

L’émotion des lieux, celle de l’architecture où notre cher symbole, la faucille et le marteau, est partout présent, l’émotion des voix, au moment des discours et des spectacles, voilà ce que je retiendrai. Mais aussi ce visage blanc sous l’éclairage, ce corps que l’on découvre après avoir plongé au centre du mausolée sur la Place Rouge, nous sommes là, les uns derrière les autres, quelques minutes avant nous entendions encore les voix de nos camarades espagnols, catalans et sud-américains, leurs chants, mais ici c’est le silence. Lénine existe, Lénine a existé, Lénine existera, voilà la certitude que l’on acquière quand on émerge du bâtiment.

Nous avons visité sa résidence de Gorki, mais nous avons aussi visité le Musée d’un quartier Populaire, l’un de ceux qui ont joué un rôle central dans les insurrections de 1905 et 1917 et c’est peut-être là que j’ai été le mieux, dans ce musée entouré de cités H.L.M, ici être bolchevick prenait un sens particulier. La reconstitution d’une scène en 3 dimensions des barricades de ce quartier tenues par des ouvriers m’a beaucoup émue.

Merci encore à toute l’équipe des organisateurs, merci à Sophia pour le boulot effectué autour du déplacement, merci a elle pour avoir tenu le micro du Night-Club, chaque nuit sous nos chambres, car sans elle jamais je n’aurai intégré les paroles du chant des partisans dans mon sommeil.

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