la division fondamentale de tout le capitalisme en bourgeoisie, petite bourgeoisie, et prolétariat Intervention de Gudrun Stelmaszewski, communiste du DKP allemand

, par  gudrun , popularité : 5%

Camarade allemande 

Je suis très proche des positions de la gauche d DKP, et je suis les évènements qui se produisent. Ce qui m’a touché le plus vivement est l’opinion d’un jeune qui avait grandi dans la RDA et avait passé son BAC quand la république avait été déjà vendue. « Le Marxisme n’est rien d’autre que de la propagande même les profs n’y ont pas cru. »

La situation à la fin du socialisme réel s’est présentée environ comme il a avait vu. Une immense bataille idéologique venant de l’impérialisme de l’Ouest a été combinée aux produits de consommation. Tout cela tombant sur un terrain préparé par la perestroïka.

Le parti paralysé, le peuple corrompu, le gouvernement encore plus, il se réveillait dans une société étant communiste jusqu’ici par des livres d’histoire. Les même gens qui ont détruit le parti communiste et la RDA se trouvaient, et en partie se retrouvent encore, à la tête d’un parti qui s’appelle aujourd’hui « die linke » la gauche.

C’est un rassemblement de factions différentes, de la gauche radicale, jusqu’à la droite pro-israélienne. Il y a même une faction communiste encore. Ce parti il se dit à gauche. Il le doit surtout à l’engagement de sa base, très fort, à l’Est du pays et de plus en plus offensive contre l’imagination de quelques sociaux-démocrates au sein du parti.

Basé sur le marxisme léninisme nous trouvons le petit parti KPD parti communiste d’Allemagne à l’Est et le DKP, le parti communiste allemand, aujourd’hui le plus grand parti qui a gardé le marxisme léninisme dans son programme. A l’est il existe une grande association qui fait un large travail idéologique marxiste et qui est très présent dans son journal mensuel. Le DKP prépare son prochain congrès au printemps.

En le préparant, les gauches du parti se posent de grandes questions sur le renforcement des positions marxiste léniniste. A mon avis les communistes en Allemagne, et il y a beaucoup de parallèles dans d’autres pays, doivent trouver deux réponses essentielles pour la future construction d’une vraie démocratie.

La première viendrait de la parole issue du parti marxiste commencé en URSS et devenu moteur pour des pays socialistes et d’autres partis. La deuxième concerne le rapport avec la petite bourgeoisie.

Si je parle d’une parole ici du parti, je n’ai aucune décision sur le révisionnisme depuis longtemps devenu un argument massif entre les communistes. La question de la trahison de la tête de la direction concerne plus ou moins les départements nationaux. Je constate ça vraiment, vu les expériences d’autres pays, aussi les exigences négatives qu’il est nécessaire d’avoir pour un parti progressiste et pour assurer un futur marxiste.

Aucun parti ne se construit sans l’histoire, ne grandit sans discours entre ses membres, ne se développe dans un espace stérile. Un parti marxiste ne peut pas être prescrit, il se fait par ses membres. Dans un parti qui se nomme communiste j’attends qu’il explique clairement son attitude idéologique, respectivement politique, son outillage politique et le marxisme léninisme dans son sens entier.

Les économistes et philosophes, qui sont au service du capital, nous expliquent tout le temps que les lois économiques n’existent pas et doutent même de la loi de l’offre et de la demande. Ils ont même ignoré ce qu’étaient les lois sociales et économiques de la science du marxisme et léninisme. Eux même sont sans espoir face à la crise du système mais ils le cachent bien.

Quand les lois sociales et économiques existent, Karl Marx et plus tard Lénine ont prouvé leur mécanisme ou plutôt l’ont découvert, parce que ces lois sont comme les lois de la nature, elles existent indépendamment de notre savoir, mais tant que l’on peut utiliser le fil d’une loi scientifique, on peut aussi librement utiliser les fils d’une loi sociale et économique. C’est facile à dire mais juste derrière cela se cache un matérialisme historique et dialectique.

J’ai entendu aujourd’hui quelques mots sur l’école fédérale de la jeunesse et je pense que c’est bien, une bonne assurance pour un futur parti communiste et marxiste ici en France. Ca existe aussi au nord à Villeneuve d’Ascq où le cercle Henri Barbusse fait aussi des cours depuis 3 ans peut-être.

J’attends du parti communiste qu’il nomme clairement l’ennemi du peuple. Quelque chose comme le capital, la finance des choses comme ça. Nous vivons dans des états nationaux, rien n’est fait à leur disparition. C’est le capital industriel et financier qui opprime les droits nationaux des peuples pour tirer toujours plus de profits de monsieur et madame tout le monde.

L’union européenne n’est qu’un moyen de la concentration du pouvoir impérialiste et rien d’autre. Les groupes du capital ou le plus fort mange les plus petits et tous ensembles mangent les fruits du travail du peuple. Le profit tiré du peuple n’étant pas suffisant, les états européens s’en vont ensembles avec leur réalisme états-unien à la guerre contre les états et surtout contre les peuples moins forts.

Non, les choses d’aujourd’hui ne sont plus compliquées qu’autrefois, certes avec l’union soviétique à côté des travailleurs de l’ouest ont eu leurs avantages. Le capitalisme monopoliste était dans une certaine manière plus docile. Mais n’oublions pas qu’il se lançait toujours dans les préparatifs de guerre. Sa dangerosité à cause des armements nucléaires, biologiques pour l’humanité entières a déjà donné la version aux communistes soviétiques d’expliquer qu’une révolution démocratique populaire et socialiste serait possible sans lutte armée plutôt sur le chemin de la démocratie par des élections.

Cette analyse vient du 20ème congrès du PCUS en 1956. Le capital s’est bien gardé de le publier, au lieu de ça il a soutenu tous les essais de la confusion entre les partis communistes et bien plus. A cette époque, les communistes scientifiques ont bien analysé, préparé le fondement d’une politique progressiste mondiale. Si nous regardons en Amérique latine nous trouverons la preuve aujourd’hui. Nous sommes au stade suprême du capitalisme et la lutte des droits aux salariés ne peut être que de plus en plus politisée.

La grande révolution d’octobre 1917, nous somme dans l’époque de la crise générale du capitalisme, le philosophe allemand Hans Heinz Holz cite même la date du 1er août 1914 comme date du passage de l’expansion économique du capitalisme impérialiste aux conséquences mondiales de sa politiques, qui a commencé au siècle des guerres et des révolutions de libération anticoloniales et de la crise générale de la société bourgeoise. Une époque qui n’était pas encore terminée.

Le deuxième sujet est en rapport avec la petite bourgeoisie. Je n’ai rien à faire avec le parti de gauche européen mais il faut quand même réfléchir sur les mots de Lénine qui a dit « A savoir la division fondamentale de tout le capitalisme en trois formes essentielles : bourgeoisie, petite bourgeoisie, et prolétariat », la première et la troisième de ces forces sont reconnues de tout le monde. Tout le monde en parle, mais la deuxième celle qui constitue la majorité numérique, personne ne consent à en tenir franchement compte, du point de vue économique, politique, militaire. Réfléchir en vue de réformes de gauche c’est ce que je veux dire.

Merci

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